L'organisateur d'une journée d'intégration à l'université de Poitiers et plusieurs étudiants ont démenti lundi la tenue début octobre d'un "bizutage" humiliant avec des étudiants en sport, après le dépôt d'une plainte auprès du parquet.
"Personne n'a été obligé à quoi que ce soit", a déclaré à un correspondant de l'AFP Jules Elomo-Gris, évoquant une journée "magique", "dans la joie et la bonne humeur".
Jeudi, lUniversité de Poitiers a saisi le procureur de la République après avoir été alertée par une association de soupçons de bizutage.
Une lettre de l'association contre le bizutage (ACB) au rectorat avait attiré l'attention sur un "bizutage particulièrement humiliant, avec des étudiants menacés en amphis, nus et salis, la tête dans un bac à contenu immonde", survenu le 4 octobre lors d'une "journée d'intégration" d'étudiants de 1ère année de licence STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives).
Une vidéo évoquée par l'association comme preuve, aux visages floutés, ne laisserait cependant pas voir la même réalité lorsque l'on aperçoit les expressions des participants, qui ont l'air joyeux.
"La vidéo est trompeuse. Nous, quand on la regarde on se rappelle aussi les moments que l'on a passé (...) On a passé une très bonne journée", a ainsi raconté Emilie, âgée de 19 ans.
"Il n'y a qu'à regarder les photos, on est tous avec un grand sourire. Il n'y avait rien de méchant", a-t-elle ajouté.
"J'ai enlevé mon caleçon pour faire l'intéressant et on m'a pas du tout forcé... j'ai trouvé ça drôle", a aussi raconté Yon Bergeron, l'un des protagonistes, qui apparaît fesses nues sur la vidéo, et dément que qui ce soit ait été contraint de se dénuder.
La vidéo, dit-il, a été utilisée "en reprenant des thèmes sortis de leur contexte et flous. On ne voit pas la tête de gens, on ne voit pas qu'ils sont en train de rigoler".
Des photos vues sur la page Facebook d'un des participants montrent effectivement des étudiants nus, allongés dans l'herbe, couverts de farine ou de mousse à raser. Leur expression est indéfinissable. D'autres autour semblent rire.
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