Le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, réclame une reconnaissance du temps de travail "invisible" des enseignants, qui selon sa propre enquête publiée jeudi travaillent près de 43 heures par semaine, pour un temps de service officiel de 27 heures.
Le syndicat a lancé une enquête sur internet du 22 au 25 octobre, et reçu 30.258 réponses, d'enseignants de maternelle, élémentaire, directeurs d'école et "d'autres fonctions".
Le métier "est constitué d'activités invisibles du grand public" avant et après la classe, souligne le syndicat.
En moyenne, ces enseignants effectuent 27 heures hebdomadaires de travail "institutionnel" (dont 24 heures de classe). En réalité, ils font aussi 11H31 de préparation de la classe (recherches, planifications, corrections...) 1H14 de réunion d'équipe, 1H45 de temps de travail informel entre enseignants et 1H23 de rencontre avec les parents et les partenaires, selon cette enquête.
Ce temps mérite d'être rendu public à un moment où "il faut engager une véritable discussion sur le métier de professeur des écoles, devenu plus difficile, plus exigeant et qui doit évoluer", a expliqué à l'AFP Sébastien Sihr, secrétaire général.
"Nous souhaitons que soient reconnues des missions qui aujourd'hui s'apparentent à du volontariat" et qui "contribuent à une meilleure réussite des élèves", a-t-il poursuivi, alors que le ministère prépare une loi de "refondation" de l'école.
"On sait très bien qu'il y aura toujours ce travail invisible, le temps de préparation, mais on estime qu'aujourd'hui, on a dépassé le seuil de tolérance", a souligné M. Sihr.
Sur le papier, les professeurs des écoles effectuent actuellement chaque semaine 24 heures d'enseignement, consacrent 1H30 à l'aide personnalisée (AP) et 1H30 à la concertation.
Le syndicat réclame que l'aide personnalisée, qu'il juge "inefficace", soit réintégrée dans le temps scolaire "commun à tous les élèves", avec des petits groupes", via notamment le principe du "plus de maîtres que de classes".
Le SNUipp a également jugé que le scénario de réforme des rythmes scolaires présenté par Vincent Peillon n'était "absolument pas concevable", réclamant "des discussions sérieuses".
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