L'université privée catholique de Montevideo a accepté la démission de Mercedes Rovira à la veille de sa nomination comme rectrice de l'établissement après qu'elle eut notamment déclaré dans la presse que l'homosexualité était une "anomalie".
Samedi, "Mercedes Rovira a informé les autorités de l'Université de Montevideo (UM) (de) son intention de renoncer à assumer les fonctions de rectrice. Sa demande a été acceptée", a indiqué dimanche dans un bref communiqué l'établissement dont l'Opus Dei est "le garant moral".
L'UM "base son action (...) sur le respect des personnes et la recherche de la vérité. Ainsi, les déclarations dans cet entretien (...) ne correspondent pas à l'esprit institutionnel de l'UM, qui ne prend pas en compte l'orientation sexuelle des personnels au moment de les embaucher", poursuit le communiqué.
L'établissement, parmi les plus cotés du pays, qui compte "plus de 25 ans d'activité, 2.700 étudiants, 300 collaborateurs, 600 professeurs et plus de 3.000 diplômés", a reformulé sa "demande de pardon aux personnes qui se sont senties offensées et à l'opinion publique en général" pour les déclarations de Mme Rovira.
Dans un entretien publié jeudi par l'hebdomadaire Busqueda, Mme Rovira, qui devait assumer ce lundi ses fonctions de rectrice, avait notamment déclaré que l'homosexualité était une "anomalie" et que l'orientation sexuelle d'un professeur postulant "jouait évidemment" au moment de son embauche, car celui-ci devait être "un référent" pour ses étudiants.
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