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Vous êtes dans le forum : Terminale Révisions BAC - SES  
Dissertation justice sociale : analyse du sujet ?
Envoyé par: tloser (Adresse IP conservée)
Date: jeu. 28 janvier 2016 13:59:20

Bonjour,


J'ai beaucoup de mal à analyser ce sujet : les inégalités sont elles injustes ?

Je ne vois pas de quoi il faut parler pour répondre à ce sujet, j'ai déjà essayé de dire :

A) Il existe des inégalités injustes
- Inegalité des chances
- Inegalite des revenus


cool smiley Le role des pouvoirs publics pour rendre ces inégalités justes
- Discrimination positive pour inégalité chances
- Redistribution pour inégalité revenus


Or on m'a dit que j'étais hors sujet et qu'il fallait se demander, peu importe l'inegalité étudiée, ce qui peut amener à la transformer en injustice...
Mais une inégalité est déjà injuste (par définition ?), d'où l'intervention des pouvoirs publics, non ?
Je ne comprend vraiment pas, et mon professeur n'a probablement plus le temps de me répondre... pouvez vous m'éclairer s'il vous plait ?


Merci beaucoup de votre aide et a bientôt


Re: Dissertation justice sociale : analyse du sujet ?
Envoyé par: PMV (Adresse IP conservée)
Date: jeu. 28 janvier 2016 20:40:32

Bonjour,


C'est un devoir de quoi ? De philo ? De SES ?


Quelques réflexions, comme ça... Bon élève républicain, nourri au bon lait de la Déclaration des Droits de l'Homme, tu écris : "Une inégalité est déjà injuste (par définition ?). Pas sûr... En fait, ce sont deux notions différentes, ou plutôt qui ne se placent pas sur le même plan.


Ça me rappelle un bouquin de Suzy Vergez qui avait eu beaucoup de succès dans les années 70. Le titre était : "Pipi debout, quelle injustice !". Il est ainsi présenté : "À cinq ans elle a découvert l'inégalité. Non seulement elle ne peut pas faire "pipi debout", comme ses frères, mais il lui faut renoncer à ses ambitions les plus grandes : devenir bedeau ou, à défaut, curé, quelle injustice !"


C'est pour rire. Déjà, avant de parler d'inégalité, on devrait peut-être d'abord parler de différence. Et la différence n'est pas forcément l'inégalité. Je cite Patrice Bonnewitz, (Classes sociales et inégalité, Bréal, 2004) repris par Wikipédia : "Toutefois, ces différences ne suffisent pas à faire une inégalité. Pour qu'elles le deviennent, il faut qu'elles se traduisent par un accès inégal entre ces individus différents, en raison de leur différence, à certaines ressources rares et valorisées."
[fr.wikipedia.org]


Ainsi, naître blanc ou noir ne constitue qu'une différence. Mais si, parce qu'on est noir, on n'a pas les mêmes droits que les blancs, si on ne peut pas accéder aux mêmes services, aux mêmes soins, à la même éducation, etc. cela devient une inégalité. Et celle-là est, aujourd'hui, en Europe au moins, une injustice, et même un délit puni par la loi. J'écris "aujourd'hui" et "en Europe", car la notion de justice évolue dans le temps et dans le monde. Le régime de l'apartheid sud-africain n'a été aboli qu'en 1991. Même si la ségrégation raciale a été peu à peu abolie aux États-Unis, elle est toujours pratiquée et légitime dans beaucoup de mentalités. Mais le débat est brûlant aujourd'hui. Si un noir ne peut pas accéder aux mêmes "privilèges" qu'un blanc, c'est une injustice sanctionnée par la loi. Mais si un étranger devenu Français pouvait être déchu de sa nationalité, n'y aurait-t-il pas inégalité entre certains citoyens considérés comme de "vrais Français", et d'autres, sinon "faux Français", au moins "un peu moins Français" ? Et que penser des propositions de certains politiques en France, souvent largement approuvés par l'opinion, qui demandent que les aides sociales, les services de santé, les allocations familiales, etc. soient réservés aux seuls ressortissants français ? Inégalité de traitement entre personnes vivant sur un même territoire, juste ou injuste ?


Nous vivons, et c'est heureux, dans un monde de différences. Physiques ou intellectuelles, par exemple. Nous ne sommes pas "égaux" devant la maladie, devant l'intelligence, devant le courage, devant la volonté. Il y a des gros et des maigres, des costauds et des faiblards, des beaux et des laids, des génies et des imbéciles. Est-ce juste ou injuste ? La question ne se pose pas en ces termes. C'est comme ça. La nature n'est ni juste, ni injuste, elle est diverse, et elle est au-delà de la morale. C'est l'homme qui a créé cette notion d'égalité, assez moderne (elle date finalement de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789).


Idée moderne et idée occidentale, héritée des Lumières. Dans l'Ancien régime, au temps de la monarchie absolue de droit divin, c'est Dieu qui décidait de la place de chacun dans la société. Certains naissaient nobles, riches, puissants, d'autres naissaient misérables, faibles, "taillables et corvéables à merci", selon la formule consacrée, certains naissaient infirmes ou idiots, mais chacun considérait qu'il était à la place que Dieu lui avait assignée. Et le pauvre avait toujours la consolation de se dire qu'il irait plus sûrement au paradis que le riche (les curés ne manquaient pas de le lui seriner). En Inde, existait - et existe encore dans beaucoup de mentalités - le système des castes. Selon sa naissance, on se situe dans une caste qui occupe une place bien précise dans la hiérarchie sociale, depuis la plus haute, les brahmanes, jusqu'à la plus basse, les intouchables. Là encore, pour les Indiens, ce n'est (ce "n'était"... les choses évoluent tout de même un peu) ni "juste" ni "injuste", c'était comme ça, c'était la fatalité. Dans les pays bouddhistes, la notion de "karma" explique et justifie les différences de statut entre les gens. Le karma, c'est la somme des bonnes actions qu'on a réalisées dans les vies antérieures (les bouddhistes croient en la réincarnation), tant soi-même que la communauté à laquelle on appartient. Si l'on est riche et puissant, c'est qu'on a un bon karma, c'est la récompense de la vertu qu'on a exercée dans ses vies antérieures. Si l'on est misérable, c'est qu'on a un mauvais karma, et l'on paye ses fautes passées. Dans la société musulmane, la femme n'est pas l'égale de l'homme, et dans une quinzaine de pays, les femmes n'ont pas le droit de travailler, ou de travailler sans l'accord de leur mari.


Dans ces sociétés, les inégalités sociales sont quasiment officielles, et sont presque toujours légitimées par la religion. Lorsque l'Europe s'est peu ou prou débarrassée de l'emprise de Dieu, qu'elle a basculé vers un athéisme privilégiant la raison à la volonté divine - essentiellement dans le courant du XVIIIe siècle - les inégalités, qui n'étaient plus soutenues par une volonté supérieure, sont apparues comme autant d'injustices. On voit donc qu'une société qui prône l'égalité est forcément une société sans dieu, car dieu étant par définition infiniment parfait et infiniment juste, on ne peut l'accuser d'injustice s'il a placé le roi sur un trône et le mendiant dans le ruisseau.


L'article premier de la Déclaration des Droits de l'Homme précise que "Les hommes naissent libres et égaux en droit". Attention ! Il n'est pas dit que les hommes naissent égaux, ce qui serait une absurdité, on voit bien que nous ne naissons pas égaux, au moins physiquement et intellectuellement, mais qu'ils naissent égaux "en droit". Toutefois, la Révolution française, d'inspiration bourgeoise, garantissait la propriété privée. Ce qui fait que le gosse de riche naissait riche, et le gosse de pauvre se consolait en se disant qu'il avait le droit de devenir riche. Certains, d'ailleurs, y parvenaient...


"À travail égal, salaire égal". Voilà une maxime qui paraît aujourd'hui évidente. On peut évoquer les inégalités hommes-femmes dans les entreprises françaises (selon les chiffres Insee 2013, l'écart moyen est de moins 19% pour les femmes). Mais qu'entend-on par "travail égal" ? Est-ce la fonction, est-ce le temps de travail, est-ce la force de travail déployée ? Objectivement, un haut fonctionnaire ou un chef d'entreprise dans leur bureau climatisé transpirent beaucoup moins qu'un manoeuvre sur un chantier sous le grand soleil, mais gagnent infiniment plus. On dira : ils ont plus de responsabilités (ils feront d'ailleurs tout pour prouver que leur vie est un enfer, et qu'ils croulent sous le poids de ces fameuses responsabilités). En fait, les inégalités salariales obéissent à la loi du marché et de l'offre et de la demande. Moins il y a de candidats aptes à la fonction, mieux le poste est payé.


Le culte - le dogme - de l'égalité (c'est presque un substitut de religion aujourd'hui) ne pourrit-il pas un peu la vie sociale, en France tout au moins ? Chacun scrute les conditions de travail, de rémunération, d'imposition, etc. de son voisin et dénonce des inégalités, non pour revendiquer les mêmes prétendus avantages, ce qu'on pourrait comprendre, mais très souvent pour les faire supprimer aux autres. Les fonctionnaires feignasses toujours en grève, les profs toujours en vacances, les cheminots qui partent à la retraite à 55 ans, les députés et leur régime fiscal hyper favorisé, les intermittents du spectacle et leur régime de chômage, les chauffeurs de taxi, les pharmaciens, les notaires, les coiffeurs, les professions réglementées en général, et l'on traque les niches fiscales, les petits avantages réels ou supposés des uns et des autres qui sont dénoncés comme autant de privilèges et qui doivent être supprimés, au nom de l'égalité et de la justice. C'est ainsi, finalement, qu'on nivelle par le bas et qu'on demande la suppression d'acquis sociaux, souvent obtenus après de longues luttes, simplement parce qu'on n'en bénéficie pas soi-même, et qu'au nom d'une certaine idée de la justice, "il n'y a pas de raison..."


Alors, différence ou inégalité ? juste ou injuste ?


Est-ce juste que, parce que je suis un homme, mon espérance de vie soit inférieure de 4 ou 5 ans à celle d'une femme ?
Est-ce juste que l'espérance de vie globale des Français soit de 82,3 ans alors qu'elle n'est que de 47,5 ans en Sierra Leone ?
Est-ce juste que Pierre ne puisse pas être jockey car il mesure 1,90 mètre et que Jean ne puisse pas être pilote d'hélicoptère dans l'armée car il mesure 1,45 mètre ?
Est-ce juste que mon copain Jules, parce que son père avait une fortune, n'ait jamais travaillé de sa vie - et s'en porte très bien -, et que j'aie dû trimer pour joindre les deux bouts car mon père n'avait rien ?
Est-ce juste que Machin, qui est né avec un QI de 52 n'ait aucune chance d'intégrer jamais une grande école et qu'il devra se contenter d'un salaire de misère pour balayer des entrepôts, quand il aura compris le fonctionnement du balai ?
Est-ce juste que Gudule, parce qu'elle pèse 130 kilos, n'ait aucune chance d'être jamais hôtesse d'accueil chez Dior ou chez Chanel ?
Est-ce juste qu'en France, un médecin "Padhue" (Praticiens à diplôme hors Union européenne) exerce en hôpital en pleine responsabilité dans des conditions de travail souvent pires que celles des médecins titulaires d'un diplôme français, mais soit payé trois fois moins et n'ait pas le droit d'ouvrir un cabinet privé ?


Ce ne sont que quelques idées qui ne constituent pas un devoir. À toi de creuser, de développer, de contester, de réfuter, d'argumenter, bref, de réfléchir.


Cordialement,
PMV




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