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Changer d'établissement en cours d’année ?
Envoyé par: xx-2nd (Adresse IP conservée)
Date: jeu. 12 février 2015 14:33:24

Je suis une élève de seconde et je souhaiterais changer d'établissement. Je voulais savoir si cela était possible sachant que nous somme, sans compter les vacances scolaires, à 2 semaines de la fin du second trimestre. J'ai vraiment besoin de changer de lycée, ma seconde dans mon lycée actuel a juste été catastrophique et est insupportable pour moi. J'étais une très bonne élève jusqu'ici, avec beaucoup de facilité, mais depuis quelques mois je n'arrive plus à me mettre au travail. Mon lycée actuel est connu pour être assez exigeant et dur niveau travail. Au début de l'année, je ne trouvais pas les cours difficiles, j'aimais venir au lycée, malgré le fait que j'étais très déçue de ma classe ( immatures, pas les mêmes " délires ", ... ) et du lycée en général. Ce n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais en arrivant au lycée. Enfin bref, au deuxième trimestre j'ai dégringolé et j'ai l'impression de foncer dans le mur maintenant. Je sèche beaucoup, je rate les contrôles, je ne rattrape pas mes cours, et j'en passe, tout s'accumule. Ma mère a récemment été convoquée par ma professeur principale qui lui a clairement dit qu'il ne fallait pas qu'elle se mette en tête que j'allais passer en première. Je hais mon lycée, je ne supporte plus ma classe, je n'arrive plus à me remettre dedans, je ne suis plus motivée à rien, je n'ose même plus dire que je souhaite passer en première e.s et préfère dire que j'en ai aucunes idée ce qui fait de moi la pommé qui ne sait pas ce qu'elle fait ici aux yeux des profs et du cpe. Voilà, donc je ne vois pas d'autres solutions que de changer de lycée pour me remettre dans la bonne voie. Je ne vois pas l'intérêt de finir l'année dans ce lycée en sachant que de toutes façons je ne passerais pas ma première quoi qu'il arrive ( je ne me vois pas aller en pro, encore moins redoubler ). Autant tenter quelque chose dans un autre établissement. Le lycée que j'aimerai affecter est mon lycée de secteur ( lors des vœux en troisième pour les affectations aux lycées j'avais aussi été acceptée dans ce lycée, mais je ne pense pas que ça vaut encore quelque chose ). Est ce que c'est possible ? Merci d'avoir lu jusqu'ici, j'attends des réponses rapidement smiling smiley


Re: Changer d'établissement en cours d’année ?
Envoyé par: PMV (Adresse IP conservée)
Date: mar. 17 février 2015 09:57:15

Bonjour,


Il est déjà difficile de changer d'établissement en cours de cycle (à la fin de la 2de ou de la 1ère), c'est encore bien plus difficile en cours d'année scolaire. Il s'agit d'une dérogation exceptionnelle qui n'est accordée que pour des raisons de "force majeure", déménagement, graves difficultés familiales, raisons médicales, harcèlement avéré et prouvé, etc. Les arguments : "Je n'aime pas mon lycée" ou "Mon prof de maths a une tête qui ne me revient pas" ne sont pas recevables. En outre, à quelques mois de la fin de l'année scolaire, encore faut-il qu'il y ait des places dans le lycée que tu souhaites intégrer, et d'après ce que tu racontes, ton livret scolaire n'incitera pas ce nouvel établissement à t'accueillir dans l'enthousiasme. J'ajoute que ton âge est une donnée très importante. Tant que tu n'as pas 16 ans, tu es soumise à l'obligation de scolarité. Mais au-delà de cet âge, rien n'oblige l'Éducation nationale à te scolariser, et tu peux être purement et simplement sortie du système. En outre, si le conseil de classe de ton bahut t'impose un redoublement et qu'un recours éventuel n'aboutisse pas, n'imagine pas que tu pourras contourner cette décision simplement en changeant de lycée. Si un nouvel établissement t'accueille à la rentrée prochaine avec un avis de redoublement dans ton dossier, ce sera en seconde et pas en première. Sauf à trouver une boîte privée qui accepte de passer outre, c'est une question d'argent. Plus c'est cher, moins on est regardant, les élèves sont des clients, et le client a toujours raison. C'est dégueulasse, je suis d'accord avec toi, mais c'est comme ça. On vit dans un monde où il vaut mieux être gosse de riche que fils de chômeur.


Il n'en demeure pas moins que tu sembles aller très mal, et que tu as besoin d'aide. D'ailleurs, tu t'en rends compte toi-même, tu fonces dans le mur. Tu es déjà bien engagée sur la voie qui mène à la grosse dépression, à la phobie scolaire, aux conneries, aux addictions diverses et variées, aux pertes complètes de repères, et tu risques fort d'aller grossir le contingent des 140.000 gamins qui décrochent ou sont écartés chaque année du système scolaire et se retrouvent sur le marché du travail sans aucun diplôme, sans compétences et sans formation. Avec, à la clé, petits boulots, précarité, chômage, galère, etc. il suffit de regarder autour de soi pour comprendre.


Tu as besoin d'aide, c'est certain. Tu dois te rapprocher des adultes, car un cerveau de petite fille dans un corps de femme, ça ne donne plus tout à fait une petite fille, mais pas non plus tout à fait une femme adulte. Je te suggère d'aller rapidement consulter un médecin ou un psychologue, dans le cadre scolaire ou au dehors, de te rapprocher de ton CPE, ou d'un prof sympathique (il y en a bien au moins un qui ne t'est pas hostile et qui pourrait t'écouter avec empathie et te donner de bons conseils) et d'exposer clairement - le plus clairement possible - ton mal de vivre et tes difficultés. Quoi que tu puisses en penser, les adultes de ton lycée ne sont pas là pour t'enfoncer, mais pour t'écouter, pour t'aider, et pour essayer de trouver, avec toi, des solutions. Et plus ton attitude sera positive, plus ils seront enclins à t'aider. Mais ces aides ne suffiront pas si tu ne fais pas, de ton côté, un grand ménage dans ta tête, si tu considères encore que le lycée est davantage un lieu fait pour partager "des délires" qu'un lieu fait pour étudier et pour apprendre.


Pose-toi quelques questions simples. Es-tu sûre que ta classe soit aussi "immature" que tu le dis ? Plus que toi ? Et comment qualifierais-tu une élève qui sèche régulièrement les cours, ne les rattrape pas, ne se présente pas aux contrôles ? Pour ma part, si c'est une élève de sixième, j'appelle ça une gamine, si c'est une élève de seconde, j'appelle ça une adolescente complètement immature, ben oui.


Pose-toi d'autres questions. Pourquoi ce rejet des filières professionnelles ? C'est sale, d'apprendre un métier ? C'est dégradant ? C'est un échec ? Une honte ? Une déchéance sociale ? Et ne vaut-il pas mieux être un électricien qui gagne bien sa vie qu'un agrégé qui pointe à Pôle-emploi ? Crois-moi, j'en connais beaucoup, je peux t'affirmer que la plupart des élèves des filières professionnelles ne sont pas plus bêtes que ceux qui glandouillent dans les filières générales et vont finir secrétaires administratifs en CDD chargés d'ouvrir le courrier et de coller les timbres dans une petite mairie avec un Master de psychologie en poche et une feuille de paye au Smic, pour les mieux lotis. Il faut arrêter avec ces idées reçues d'un autre âge qui opposent encore les "intellos" aux "manuels". S'engager dans une voie professionnelle, c'est mettre un pied dans la vie active, dans le monde de l'entreprise, c'est faire un grand pas vers l'autonomie et l'indépendance, finalement, c'est prendre son destin en main, devenir adulte, c'est être "mature".


Et pourquoi pas un internat ? Une structure qui te cadre bien, avec bienveillance et fermeté, qui te prodigue les encouragements et la reconnaissance indispensables pour avancer mieux et les coups de pied au derrière indispensables pour avancer plus vite ? Comme tout le monde, tu as besoin des uns comme des autres. Si tu refuses de l'admettre, si tu n'acceptes que les récompenses, mais pas les sanctions méritées, c'est finalement que tu es encore une enfant.


En tout cas, lorsque je lis des phrases telles que : "Je hais mon lycée, je ne supporte plus ma classe, je n'arrive plus à me remettre dedans, je ne suis plus motivée à rien," (phrases très bien écrites, par ailleurs, et presque sans faute d'orthographe, ce qui est rarissime ici et amplifie encore l'impression de gâchis), je me dis qu'il y a urgence et que tu dois impérativement consulter un médecin ou un psychologue. Outre que cela t'aidera certainement à analyser cette souffrance et à prendre conscience de ses causes, qui dépassent très probablement le seul cadre scolaire, cela pourrait rentrer dans les "raisons de force majeure" que j'évoquais plus haut. Un certificat médical d'un professionnel de la santé attestant que tu es en danger (ça semble une évidence) et qu'un changement d'établissement serait indispensable pour préserver ton équilibre et ton avenir aurait certainement un grand poids dans ta démarche.


Voilà, je te souhaite bon courage, ne te désespère pas, une année perdue, ce n'est pas grave à ton âge (si je te disais combien j'en ai perdues ! mais c'était une époque moins difficile, sans doute), ça se rattrape, et tous les espoirs te sont encore permis - à condition de réagir vite et de ne pas laisser pourrir la situation. Et puis, pour terminer sur un sourire, choisis plutôt d'écrire : Je suis "paumée". Parce que : Je suis "pommée", ça renforce encore l'impression que tu es vraiment en compote.


Cordialement,
PMV



Modifié 2 fois. Dernière modification le 17/02/15 10:58 par PMV.


Re: Changer d'établissement en cours d’année ?
Envoyé par: xx-2nd (Adresse IP conservée)
Date: jeu. 19 février 2015 01:00:37

Tout d'abord je voulais vous remercier, votre message m'a beaucoup touché je ne sais pas comment vous répondre.


J'ai été chez mon docteur qui m'a dit que j'étais bien en train de faire une grosse dépression. Il m'a même prescrit des anti depresseurs, mais bon je pense que les prendre me rendrait encore plus folle ( après avoir lu la notice, c'est sûr ! ). Ce docteur n'est pas un spécialiste en psychologie. J'aimerais bien aller chez un psychologue, mais je me vois mal le dire à ma mère. Même si elle est ouverte et très compréhensible. Je ne crois même pas qu'elle soit consciente que je fasse une dépression, enfin le docteur l'a dit mais pour elle ça doit être un coup de déprime qui va passer, je n'arrive même pas à mettre des mots sur mon mal-être. Je reste toujours dans ma chambre donc elle ne voit pas mon état. Ça la rend malade comme elle dit, de me voir gâcher mon avenir. Ça aurait pu être une motivation de plus, de la rendre fière et lui montrer que je suis capable de surmonter ça, mais ça ne l'est pas. Je ne sais pas pourquoi. Enfin bref, une chose est sûre, je vais très mal et ça va empirer. Je n'aime pas montrer que je ne suis pas bien, même ici en anonyme j'ai du mal à le dire pour être être honnête. C'est mon plus gros problème, j'ai besoin de quelqu'un à qui me confier mais je n'aime pas montrer mes faiblesses à mon entourage. Le truc avec les adultes du lycée, c'est qu'ils vont chercher à me complimenter plutôt qu'à me donner de réels conseils, et j'ai l'impression que c'est plus par pitié et compation que des compliments sincères, ça m'agace, et ce n'est pas ce dont j'ai besoin. Le psy est la seule solution je crois.
" Sans aucun diplôme, sans compétences et sans formation ", c'est ce qui me fait peur. Je ne veux pas changer d'établissement uniquement parce que je sais que je vais redoubler ou presque, ce n'est pas un caprice de gamine. Je ne vois pas d'avenir en restant ici. Je n'aime pas perdre mon temps, et c'est ce qui est en train de se passer. Je vais souvent chez mon cpe, il essait de me remotiver, ce qui marchait au début, mais avec une prof qui vous dit à côté que de toutes façons vous ne passerez pas la classe supérieure, ça démotive automatiquement.
Honnêtement j'ai toujours été solitaire et renfermée, toujours seule et sans prêter grande importance aux regards des autres. Pas parce que je me sens supérieure loin de là ( on m'a souvent fait la remarque, déjà en ce2, parce que je ne me melangeais pas avec les autres enfants -_- ). Et je le suis toujours, mais quand on est pratiquement toute une journée enfermé dans une salle avec des personnes que l'on n'apprécie pas forcément, voir carrément insupportable, on ne peut pas tenir. Même pour la personne la plus forte d'esprit, je pense que c'est difficile. Mais c'est la vie, et je sais que d'ici là je serais confrontée à pire et qu'il faut faire avec. Je ne cherche pas à m'amuser en cours, ce n'est du tout ça que je voulais dire, le mot " délires " était mal approprié peut-être, mais je ne saurais pas l'expliquer autrement.
Concernant les filières professionnelles, ce n'est pas ce que je pense ( " sale ", " dégradant ", " échec ", "déchéance sociale " ). Je me vois juste plus dans une filière générale que professionnelle, malgré le fait que je souhaite rentrer dans la vie active, ne dépendre de personne et être vraiment autonome le plus tôt possible. Mais je suis d'accord avec ce que vous dites, je connais des cas comme ça aussi dans mon entourage. Pour l'internat, j'y ai pensé, ça serait l'idéal pour moi. Et les sanctions, c'est ce qu'il me faut. Mais c'est payant, non ? Je ne peux pas trop en demander à mes parents. Pour la lettre du médecin, je ne pense pas qu'une lettre de mon médecin généraliste m'aiderait dans mon dossier ( il m'a lui aussi dit que ça pouvait aider ), celle d'un psychologue peut être, mais d'ici là le troisième trimestre sera entamé.


J'espère que mon message est simple à comprendre, j'ai beaucoup de difficultés à m'exprimer et à expliquer les choses clairement, je sais.


Et oui, je suis en compote ! winking smiley ( ça m'a bien fait rire )


Re: Changer d'établissement en cours d’année ?
Envoyé par: PMV (Adresse IP conservée)
Date: ven. 20 février 2015 10:59:41

Bonjour,


Rassure-toi, tu écris très clairement, et très bien. Tu possèdes même une excellente maîtrise du français (il y a quarante ans, on aurait dit que tu maîtrisais correctement la langue, mais aujourd'hui la dégradation est telle que ce qui était autrefois normal paraît désormais exceptionnel...) Avec un tel atout, il semble difficile d'être une mauvaise élève.


Je pense qu'il ne faut pas te bercer d'illusions. Un changement d'établissement avant la fin de l'année me semble hautement improbable. Il est trop tard, et je ne vois pas quels arguments de force majeure tu pourrais mettre en avant pour l'obtenir, hormis un avis médical qui le préconiserait de manière impérative. À la lecture de ce que tu racontes, je suis un peu consterné par l'attitude de ton médecin. La dépression n'est pas une maladie anodine, c'est une pathologie grave qui peut avoir des conséquences dévastatrices et qui nécessite un traitement de fond. Les petites pilules peuvent aider, mais elles ne suffisent pas. Ton médecin aurait pu, aurait dû, te diriger vers un de ses confrères spécialisé en ce domaine. Je ne peux que te conseiller d'en chercher un toi-même.


Tu te fixes trop sur ce que ta professeur principale a dit à ta mère. Elle a certainement brandi cette perspective de redoublement davantage pour te donner un coup de fouet, pour provoquer un sursaut salutaire, que pour te démotiver (apparemment, c'était un mauvais calcul). On ne peut pas prédire un redoublement au mois de janvier ou février, alors qu'il reste encore un trimestre pour redresser la barre. Tout au plus, peut-on dire : "Si ça continue sur cette pente, c'est le redoublement assuré". Mais bien sûr, tu feras tout pour que ça ne continue pas sur cette voie...


Ton challenge, aujourd'hui, c'est d'arracher coûte que coûte ton passage en première dans ton bahut, quoi qu'il t'en coûte, et de démentir de façon éclatante la sombre prédiction de ta professeur principale (évidemment, si tu te dis que c'est perdu d'avance, ce n'est même pas la peine d'essayer, il est certain que c'est perdu d'avance). Pour ça, il va falloir que tu arrêtes radicalement de sécher les cours, c'est primordial (et même si les résultats d'ensemble ne sont pas forcément désastreux, ça donne une image catastrophique du sérieux et de la motivation de l'élève), il va falloir que tu bosses - beaucoup, et que tu fasses abstraction des élèves de ta classe (d'ailleurs, tu ne dis certainement pas tout à ce sujet. On ne "hait" pas spontanément sa classe simplement parce qu'on ne trouve pas d'atomes crochus. Il faut qu'il y ait un élément déclencheur, un incident grave ou perçu comme tel, des moqueries, des rejets, des "clash", des insultes. Et là, il faut aussi savoir faire son autocritique et reconnaître sa part de responsabilité dans un conflit). Parallèlement, si c'est ton souhait le plus cher, tu dois faire dès à présent des démarches pour changer de lycée à la rentrée prochaine. N'attends pas, sinon il sera trop tard. Si c'est ton lycée de secteur que tu souhaites intégrer, les chances de réussite seront plus grandes. Pour cela, il faut que tu te rapproches de ton proviseur, qui te remettra un dossier à remplir. L'idéal serait de le rencontrer - avec ta mère, ce serait nettement mieux - et de lui expliquer clairement tes motivations, tes difficultés dans son établissement, surtout sans remettre en cause ni critiquer le lycée lui-même, ses méthodes ou ses professeurs, les proviseurs ont horreur de ça. Dans la mesure où il sera consulté et devra donner un avis, il faut s'en faire un allié, ou au moins un interlocuteur neutre. Ce dossier sera envoyé à la Direction des services départementaux de l'Éducation nationale, où il sommeillera quelques semaines sur un bureau, parmi des centaines d'autres (eh oui, tu n'es pas la seule !) et une commission rendra un avis favorable... ou défavorable. Certificats médicaux, choix d'orientation réalistes et responsables, bulletins scolaires qui montrent clairement un sursaut spectaculaire au dernier trimestre, tout cela entrera en ligne de compte. Tu peux également prendre rendez-vous avec le proviseur du lycée que tu souhaites rejoindre. Lui aussi sera consulté. Et regarde du côté des options proposées, c'est un bon moyen. Si le lycée que tu souhaites intégrer offre des options qui ne sont pas disponibles dans ton lycée actuel (Chinois troisième langue, histoire des arts, latin, etc), n'hésite pas à en expliquer que tu souhaites absolument en pratiquer une, c'est un motif légitime pour changer de bahut. Et puis, après tout, apprendre le chinois n'est pas forcément inutile à l'heure où le Céleste empire prend une place décisive dans la mondialisation... C'est pour rire.


Je reprends quelques-unes de tes phrases : "Je reste toujours dans ma chambre". Mais qu'y fais-tu ? Pas tes devoirs, apparemment... De la délectation morose ? Des heures passées devant la télé, sur ton ordinateur ou ton téléphone portable ? De la lecture ? Ce serait un moindre mal... Tu comprends bien que ce n'est pas normal, et que, même si l'on est d'un tempérament plutôt introverti et "sauvage" (c'était mon cas aussi, j'étais plutôt "asocial", je me liais peu, j'avais très peu de copains, mais, en revanche, c'était de vrais copains, et ils le sont toujours), il n'est pas normal de passer des heures et des heures dans la solitude et de ne voir sa famille qu'à l'heure des repas. Plus tu t'enfermeras, plus tu iras mal. Ne pourrais-tu t'inscrire dans un club sportif, une association de quartier, un club d'échecs ou de peinture, quelque chose de positif qui te sortirait de cette solitude morbide où l'on ne peut que ressasser ses problèmes sans jamais leur trouver de solution ?


"je vais très mal et ça va empirer" : Si c'est ce que tu penses, évidemment, ça ne peut qu'empirer. Et au fond, n'est-ce pas ce que tu souhaites, un peu inconsciemment ? Que ça empire réellement, que tu ailles vraiment très mal afin qu'on s'occupe enfin un peu de toi ? Je t'ai dit que tu écrivais très bien et très clairement, mais le plus important dans ton message, c'est sans doute tout ce que tu ne dis pas, tout ce qui transparaît en filigrane et qu'on doit deviner, tout ce qu'on pressent, mais qu'on hésite à formuler, parce qu'on ne possède pas tous les éléments, qu'après tout on peut se tromper, que c'est à toi de le faire, et que ça dépasse largement l'objet d'un forum d'aide aux devoirs. Mais tout de même, sans hasarder de réponse, je me pose une question : Qu'est-ce qui ne va pas, dans cette famille où la fille s'enferme toute la journée dans sa chambre, où la mère dit se "rendre malade" parce que sa fille fiche sa scolarité en l'air, mais - c'est toi qui le laisses entendre - ne semble pas prendre les mesures qui s'imposent, où l'on n'ose pas se dire les choses clairement, où il manque tout de même un personnage important qui n'est jamais évoqué ? Cela ne me regarde pas, ce sont des situations souvent bien douloureuses, intimes et parfois inextricables qui demanderaient l'analyse d'un œil d'expert et qui peuvent amener à des prises de conscience très déstabilisantes et très pénibles.


"Je ne vois pas d'avenir en restant ici." Heureusement que tu n'en vois pas ! Il n'y a pas d'avenir dans un lycée (à moins de devenir prof et d'y consacrer sa vie), pas plus qu'il n'y en a dans un hôpital (à moins de devenir toubib ou infirmière, ou d'y mourir) ou une prison (à moins d'écoper d'une peine de réclusion criminelle à perpétuité). Ce ne sont que des lieux de passage, de transition entre deux situations. L'avenir, dans un lycée, c'est l'objectif bac. Après, on quitte le lycée pour, en principe, n'y jamais revenir. Tu sembles avoir du mal à te projeter dans l'avenir. As-tu un projet professionnel ? Car enfin, sauf à être héritier d'une grande fortune ou à devenir chercheur au CNRS, le but des études, qu'elles soient longues ou courtes, c'est tout de même bien d'en sortir un jour avec des compétences et des qualifications qui permettront de trouver un emploi et de gagner sa vie. Tu dis vouloir intégrer une 1ère ES. Pourquoi pas ? Mais est-ce un choix éclairé, y a-t-il une profession que tu vises plus particulièrement, ou est-ce un choix "par défaut", par l'exercice d'une "liberté d'indifférence", comme disent les philosophes, parce que tu ne sais pas trop, et "qu'on verra bien" ?


Je ne peux, hélas, pas faire grand-chose pour toi, à part te lire et te donner quelques conseils de bon sens qui pourront - qui sait - n'être pas complètement inutiles.


Le premier que je pourrais te donner, c'est de te fixer des petits objectifs modestes, réalistes, et à court terme. Par exemple, si ta dernière note de maths était 8, il faut que la prochaine soit au moins 9. Ce n'est pas un effort surhumain, un but inaccessible, c'est parfaitement réalisable et gratifiant si l'on y parvient. Si la fille ou le garçon que tu détestes le plus dans ta classe a eu un 14 en français, il faut que obtienne au moins un 15, pour bien montrer que c'est toi la meilleure (là, c'est peut-être plus difficile, si l'intéressé est une pointure dans cette matière). Impose-toi de finir l'année sans sécher un seul cours et sans manquer un seul contrôle. Impose-toi deux heures de travail, au moins, tous les soirs. En gros, cadre-toi et fixe des règles toi-même, puisque personne ne semble vouloir ou pouvoir le faire. C'est là que ta maturité sera mise à l'épreuve. Tu écris : "Et les sanctions, c'est ce qu'il me faut. Mais c'est payant, non ?" Je ne sais pas si les sanctions sont payantes ou non, je pense qu'elles le sont dans la mesure où elles sont comprises, acceptées, logiques. Et, de toute façon, les sanctions les plus dures ne sont pas celles infligées par l'autorité, mais celles qui découlent irrémédiablement des faits. Pour l'automobiliste en excès de vitesse, la plus grosse sanction, ce n'est pas la contravention et les points perdus sur le permis de conduire, c'est la rencontre frontale inopinée avec un poids lourd ou un platane. Dans ton cas, au-delà des heures de colle ou des mauvaises notes, la plus grosse sanction, ce serait de sortir du système scolaire, que tu le fasses volontairement ou que tu en sois éjectée. Pour l'internat, puisque tu ne rejettes pas cette solution, malheureusement il y en a peu dans le public, et les places sont rares, mais tu peux toujours te renseigner, et jeter un coup d’œil du côté des internats privés. Évidemment, c'est payant, mais pas forcément exorbitant, et il peut y avoir des aides, des bourses, je connais mal le sujet, il faut te documenter là-dessus.


Tu écris : "Je n'arrive même pas à mettre des mots sur mon mal-être". Or, c'est très important de mettre des mots sur les choses, ça les fait exister en tant qu'entités indépendantes et extérieures sur lesquelles on peut réfléchir et agir. Un psychologue est fait pour écouter ces souffrances, pour les faire ressortir, et parfois, pour mettre le doigt là où ça fait très mal. À défaut, puisque tu écris très bien, pourquoi ne tiendrais-tu pas un journal intime, dans lequel, au jour le jour, tu exprimerais, pour toi seule, tes épanchements, les joies, les peines, les espoirs, les déceptions, les aspirations ? C'est un excellent moyen de regarder en soi, de coucher sur le papier des secrets ou "des délires" (tu vois que j'y viens), voire des choses inavouables qui, parce qu'elles sont consignées noir sur blanc, peuvent être regardées en face, même si, parfois, ça fait mal.


Et puis, soyons fous, pourquoi n'essaierais-tu pas d'écrire un livre ? Une fois les premiers mots posés, la suite vient souvent naturellement. Je suis sûr que tu as de réelles dispositions littéraires et qu'envisager une section L ne serait pas absurde. Je pense à une jeune fille qui avait à peine 18 ans lorsqu'elle a écrit un roman qui a fait, en son temps, un formidable succès de librairie. Ça commençait ainsi : "Sur ce sentiment inconnu dont l’ennui, la douceur m’obsèdent, j’hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse. C’est un sentiment si complet, si égoïste que j’en ai presque honte alors que la tristesse m’a toujours paru honorable. Je ne la connaissais pas, elle, mais l’ennui, le regret, plus rarement le remords. Aujourd’hui, quelque chose se replie sur moi comme une soie, énervante et douce, et me sépare des autres."


Je te laisse trouver l'auteur, on devrait écrire "l'auteure", mais je m'y refuse, puriste et macho comme je suis. C'est encore pour rire.


Voilà, ce message est très long, trop long, peut-être, et il n'apporte finalement pas grand-chose. Facile de donner des conseils quand on n'est pas dans la peau de celui ou de celle à qui ils sont destinés. Comme dit le proverbe : "Les conseilleurs ne sont pas les payeurs". Quoi qu'il en soit, tu peux toujours écrire sur le forum si tu en éprouves le besoin. J'ai suffisamment de temps libre pour, au moins, te lire et te répondre. Et peut-être d'autres voix se joindront-elles à la mienne pour apporter d'autres points de vue, d'autres conseils et d'autres éclairages.


Cordialement,
PMV



Modifié 1 fois. Dernière modification le 20/02/15 11:04 par PMV.




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