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Vous êtes ici : 1ère Révisions BAC - Français  
étudier un corpus sur le sport
Envoyé par: sisi67200 (Adresse IP conservée)
Date: dim 13 mars 2011 14:30:43

Bonjour, je dois répondre à une question mais je n'arrive pas, faut dire que j'ai du mal en français confused smiley
Ces extraits d'essais s'en prennent au sport. Quels reproches lui fait chaque auteur ?



Le sport n'est qu'un des pires moments
parmi tant d'autres. Je n'en sais pas grand-
chose, sinon que je l'abomine allégrement. Tous
Les sports en vrac, et depuis toujours, du foot au
5 saut à l'élastique et de la planche à voile aux
courses automobiles. C'est une sorte de répu-
gnance instinctives, chez moi, qui remonte à loin.
Il y a peu de choses dont je me détourne depuis
plus longtemps et avec une telle assiduité. "Spor-
10 tif" a été très tôt; à mes yeux, une espèce d'insul-
te. Une journée de lycée qui començait par la
gymnastique ne pouvait pas se terminer bien.
Evidemment, depuis, j'ai dû me rendre à l'évi-
dence : il n'en allait pas ainsi pour tout le monde.
15 Si les métaphores sportives ont aujourd'hui tout
envahi, c'est que les sport est devenu la métapho-
re même de la société sans Histoire dans laquelle
nous nous enfonçons. Ce qui reste de civilisation
est en train de se transformer en un gigantesque
20 club ridicule de musculation. L'époque a les héros
qu'elle mérite. L'humanité s'achève en survête-
ment avec Adidas.


Philippe Muray, Désaccord parfait,
2000.


S comme Sport


Cent mille spectateurs qui vocifèrent et s'enrhument, trente joueurs qui se disputent violemment un ballon et s'épuisent. Des milliers de sans-le-sou venus, en dépensant leur dernier billet, admirer des vedettes qui gagnent en quelques matches ce qu'eux-mêmes ne gagneront pas durant leur vie. Chaque jour nos journaux, nos télévisions, nous présentent ces événements comme du «sport». Le résumé de ce qui s'est passé tient en quelques chiffres, le score, qui désigne le gagnant et mesure sa supériorité.


Par mille canaux, notre société nous amène à croire que le moteur de la vie est la compétition. On ne parle que de gagneurs; il nous faut, paraît-il, préparer les enfants à entrer dans cette catégorie, faute de quoi ils seront des perdants, des minables. Cette vision effrayante du sort humain a envahi le domaine de l'activité physique; on ne parle plus que de sport de compétition, oubliant que l'origine de ce mot est le vieux français «desport» qui signifiait amusement.


Oui, il s'agit de m'amuser, de profiter de la conscience que j'ai du fonctionnement de mon corps, pour en jubiler, pour obtenir de lui plus qu'il ne voulait donner. Entrer en compétition, oui, mais avec le seul compétiteur digne de moi: moi. Pourquoi vouloir sauter plus haut que X ou courir plus vite que Y? Il est plus important de sauter aujourd'hui plus haut que moi hier, de courir plus vite que moi. Pour y parvenir, j'ai sans doute besoin de l'exemple des autres; pour descendre de 20 à 19 secondes, aux 100 mètres, j'ai besoin de l'exemple de ceux qui sont descendus à moins de 10 secondes; c'est là leur seule utilité.


Dans les sports d'équipe, on admet volontiers que seul compte l'ensemble constitué par les participants; chacun est au service de tous; le joueur trop individualiste est mal jugé. Ce constat ne doit pas être limité à chaque équipe, il faut l'étendre à la collectivité que constitue la totalité de ceux qui jouent: lorsque le «15 de France» rencontre le «15 du pays de Galles»1, nous sommes face non à deux équipes qui se battent, mais à une seule équipe de trente joueurs qui, pour notre plaisir, pour la joie de nos yeux, se sont répartis les rôles. La qualité du jeu dépend à égalité de tous, qu'ils soient d'un côté ou de l'autre. Si quelques-uns jouent mal, c'est l'ensemble de la partie qui sera raté.


Albert Jacquart, Abécédaire de l’ambiguïté, 1989


Le sport.


Je suis contre. Je suis contre parce qu’il y a un ministre des Sports et qu’il n’y a pas de ministre du Bonheur (on n’a pas fini de m’entendre parler du bonheur, qui est le seul but raisonnable de l’existence). Quant au sport, qui a besoin d’un ministre (pour un tas de raisons, d’ailleurs, qui n’ont rien a voir avec le sport), voilà ce qui se passe : quarante mille personnes s’asseoient sur les gradins d’un stade et vingt-deux types tapent du pied dans un ballon. Ajoutons suivant les régions un demi-million de gens qui jouent au concours de pronostics ou au totocalcio1, et vous avez ce qu’on appelle le sport. C’est un spectacle, un jeu, une combine, on dit aussi une profession : il y a les professionnels et les amateurs. Professionnels et amateurs ne sont jamais que vingt-deux ou vingt-six au maximum ; les sportifs qui sont assis sur les gradins, avec des saucissons, des canettes de bière, des banderoles, des porte-voix et des nerfs sont quarante, cinquante ou cent mille ; on rêve de stades d’un million de places dans des pays où il manque cent mille lits dans les hôpitaux, et vous pouvez parier à coup sûr que le stade finira par être construit et que les malades continueront à ne pas être soignés comme il faut par manque de place. Le sport est sacré ; or c’est la plus belle escroquerie des temps modernes. Il n’est pas vrai que ce soit la santé, il n’est pas vrai que ce soit la beauté, il n’est pas vrai que ce soit la vertu, il n’est pas vrai que ce soit l’équilibre, il n’est pas vrai que ce soit le signe de la civilisation, de la race forte ou de quoi que ce soit d’honorable et de logique. […]


À une époque où on ne faisait pas de sport, on montait au mont Blanc par des voies non frayées en chapeau gibus2 et bottines à boutons ; les grandes expéditions de sportifs qui vont soi-disant conquérir les Everest ne s’élèveraient pas plus haut que la tour Eiffel, s’ils n’étaient aidés, et presque portés par les indigènes du pays qui ne sont pas du tout des sportifs. Quand Jazy court, en France, en Belgique, en Suède, en U.R.S.S., où vous voudrez, n’importe où, si ça lui fait plaisir de courir, pourquoi pas ? S’il est agréable à cent mille ou deux cent mille personnes de le regarder courir, pourquoi pas ? Mais qu’on n’en fasse pas une église, car qu’est-ce que c’est ? C’est un homme qui court ; et qu’est-ce que ça prouve ? Absolument rien. Quand un tel arrive premier en haut de l’Aubisque3, est-ce que ça a changé grand-chose à la marche du monde ? Que certains soient friands de ce spectacle, encore une fois pourquoi pas ? Ça ne me gêne pas. Ce qui me gêne, c’est quand vous me dites qu’il faut que nous arrivions tous premier en haut de l’Aubisque sous peine de perdre notre rang dans la hiérarchie des nations. Ce qui me gêne, c’est quand, pour atteindre soi-disant ce but ridicule, nous négligeons le véritable travail de l’homme. Je suis bien content qu’un tel ou une telle «réalise un temps remarquable» (pour parler comme un sportif) dans la brasse papillon, voilà à mon avis de quoi réjouir une fin d’après-midi pour qui a réalisé cet exploit, mais de là à pavoiser4 les bâtiments publics, il y a loin.


Jean Giono, Les Terrasses de l’île d’Elbe,
© Gallimard, 1976.




1 totocalcio : loto sportif italien.
2 chapeau gibus : chapeau haut de forme qui peut s’aplatir.
3 l’Aubisque : col des Pyrénées.
4 pavoiser : orner de drapeaux.




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