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Vous êtes dans le forum : 1ère - Histoire - Géographie  
Marxisme / Libéralisme
Envoyé par: wastata (Adresse IP conservée)
Date: sam. 21 septembre 2013 10:58:53

Bonjour à tous,


Je suis en première S et en ce moment j'ai un devoir d'histoire à faire qui reposent sur le marxisme et le libéralisme. J'ai déjà répondu à toutes les questions, mais je bloque sur la rédaction qui est :


" Sur quel grands principes reposent ces différentes idéologies ? En quoi s'opposent-elles ?"
Avec une introduction qui comporte un contexte- une problématique, une annonce du plan, et une conclusion


J'ai déjà écrit :


Durant le XVIII/ XIX, se passe la première Révolution Française en 1789 qui mets fin au siècle des Lumières qui ne dura qu'environs 50 ans, puis la Révolution industrielle qui démarre en 1850 nous avons étudiez deux grandes idéologies : le libéralisme qui est le courant venant du siècle des Lumières ( 18ème) dont les valeurs sont basés sur la liberté, l'égalité et la tolérance. Et nous avions étudiez aussi le marxisme ( 19ème) qui reposent sur la lutte des classes. Ces deux valeurs s'opposent


Après je coince..je ne sais pas quoi écrire et toutes les personnes de ma classe sont dans le même cas.


Merci Beaucoup
Excellent week-end à tous ! smiling smiley


Re: Marxisme / Libéralisme
Envoyé par: PMV (Adresse IP conservée)
Date: sam. 21 septembre 2013 18:34:13

Bonjour,


Connais-tu la boutade : "Le capitalisme, c'est l’exploitation de l'homme par l'homme. Le communisme, c'est le contraire." ? C'est pour rire.


Attention de ne pas tomber dans la schématisation réductrice : dire que le "libéralisme est fondé sur la liberté, l'égalité et la tolérance", et l'opposer au marxisme, c'est suggérer implicitement que le marxisme est fondé sur l'esclavage, les inégalités et l'intolérance. À mon avis, ce n'est pas vraiment le "libéralisme", (à l'origine, une doctrine philosophique née des Lumières et fondée sur les libertés individuelles) qu'il faut opposer au marxisme, mais bien plutôt le "capitalisme", c'est-à-dire, pour simplifier, une doctrine économique dans laquelle les moyens de productions n'appartiennent pas aux travailleurs (système qui remonte au XVIe siècle, et même avant, mais qui a connu son apogée en Europe dans le courant du XIXe siècle).


Si Marx a pu développer ses théories, c'est bien parce que la société capitaliste du XIXe siècle, celle qu'il avait sous les yeux, était fondée sur l'esclavage, ou du moins sa déclinaison moderne, le colonialisme, les inégalités flagrantes, l'insupportable pauvreté des travailleurs et les immenses fortunes des grands propriétaires et des industriels (voir ton Zola préféré), et beaucoup d'intolérance, (des "lois scélérates" de 1884 à l'affaire Dreyfus en 1894, on ne peut pas dire que le XIXe siècle était particulièrement tolérant).


Dans ton introduction, tu fais un bond vertigineux entre la Révolution française de 1789 et la révolution industrielle vers 1850, sans parler de ce qui s'est passé entre les deux, et laissant entendre que cette révolution industrielle était la conséquence directe de la révolution de 1789. C'est vrai dans une certaine mesure, mais terriblement réducteur. De fait, la Révolution de 1789 était une révolution bourgeoise. Au-delà de l'image d'Épinal du peuple affamé, armé de piques, marchant sur Versailles (image qui n'est pas fausse, mais qui n'est qu'un phénomène), il y avait des causes bien plus profondes, la volonté d'une classe sociale (en l’occurrence la bourgeoisie, ceux qui possédaient les moyens de production, qui maîtrisaient le commerce, qui possédaient l'argent, donc, de fait, le pouvoir), de mettre à bas le régime féodal qui entravait la liberté du commerce et des échanges, notamment par des barrières douanières, par un système de corporations hérité du Moyen âge (sortes de syndicats de l'époque) qui constituaient des freins à l'activité économique (d'ailleurs, c'est la Révolution française qui s'empressa d'interdire, de fait, le droit de grève et ce qu'on n'appelait pas encore des "syndicats", par le décret d'Allarde et les lois Le Chapelier en 1791). Une fois calmée la grande ébullition intellectuelle qui suivit cette révolution, une fois les révolutionnaires visionnaires, purs et durs éliminés (les Saint-Just, les Robespierre et consorts), une fois l'épisode napoléonien refermé, les héritiers de la Révolution poursuivirent les vrais buts de ce cataclysme politique : libérer le commerce de toute entrave et permettre à la bourgeoisie de s'enrichir. "Enrichissez-vous !" aurait lancé Guizot, chef du gouvernement, vers 1840. Ah ! Elles étaient bien loin alors, les grandes idées de liberté, de fraternité et d'égalité du siècle des Lumières. Il était bien loin, l'humanisme de Rousseau, elle était bien oubliée, l'idée des "corps intermédiaires" de Montesquieu qui avait été balayée par la Révolution. Il ne s'agissait plus que de s'enrichir, de spéculer, de tirer des fortunes immenses de l'industrie, des matières premières des colonies, de faire "suer le burnous", avec des travailleurs dans la misère, (et, en ce domaine, la situation en Angleterre était bien pire que celle de la France.)


On ne peut pas opposer Marx à la Révolution française. On peut simplement l'opposer à l'émanation de la révolution, qui n'est pas le libéralisme (on utilise aujourd'hui souvent ce terme dans un sens économique, synonyme d'un capitalisme qui n'aurait plus aucune contrainte. À l'époque, ce n'était qu'une doctrine philosophique), mais le capitalisme. Au demeurant, Marx avait été très influencé par cette révolution de 1789, et considérait qu'elle représentait un immense progrès historique, nécessaire, voire indispensable.


« Camille Desmoulins, Danton, Robespierre, Saint-Just, Napoléon, les héros, ainsi que les partis et les masses de l’ancienne Révolution française, accomplirent sous le costume romain et avec des phrases romaines la tâche de leur temps : l’émancipation et la création de la société bourgeoise moderne. Les uns anéantirent le sol féodal et fauchèrent les têtes féodales qui y avaient poussé. L’autre Napoléon créa à l’intérieur de la France les conditions qui permirent désormais de développer la libre concurrence, d’exploiter la propriété foncière parcellaire, d’utiliser les forces productives industrielles de la nation, libérées de toute entrave ; et au-delà des frontières françaises, il balaya partout les institutions féodales, compte tenu du besoin de procurer à la société bourgeoise en France un milieu correspondant, approprié à l’époque sur le continent européen... » (Marx : Le 18 brumaire de Louis-Napoléon Bonaparte).


Pour Marx, l'histoire évolue par confrontations entre les classes sociales. C'est le "matérialisme historique", qui met en lumière une "dialectique". Deux principes s'opposent, et de cette opposition va naître une nouvelle situation, où deux principes s'opposeront à nouveau, créant une nouvelle opposition... C'est une histoire constamment en mouvement, et qui ne progresse que par des conflits. Ainsi, la société de l'Antiquité contenait l'opposition "maitres" et "esclaves". Cette opposition s'est résolue dans la société féodale, avec l'opposition : "serfs" et "seigneurs", laquelle s'est résolue dans la société moderne, avec l'opposition "prolétaires" et "bourgeois", qui, dans l'esprit de Marx, devait être la dernière et aboutir à la société sans classe. Cette conception s'oppose à la pensée bourgeoise, où l'histoire évolue de manière harmonieuse et naturelle, où s'il y a des riches et des pauvres, c'est après tout dans l'ordre naturel des choses, chacun ayant les moyens de devenir riche, et (en arrière plan) c'est peut-être dieu qui l'a voulu. (La religion a été un puissant moyen de faire taire les contestations tout au long du XIXe siècle, et même au début du XXe. C'est pourquoi Marx l'appelait "l'opium du peuple", la substance qui endormait et faisait oublier les misères de la vie quotidienne).


Marx a donné un statut au "pauvre". Il est devenu le "prolétaire". Ce n'est plus quelqu'un qui n'a pas eu de chance, et à qui il faut faire la charité, au nom des valeurs chrétiennes, ce n'est plus quelqu'un qu'il faut assister, mais c'est le représentant d'une force politique qui pourrait prendre le pouvoir. "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !". C'est la phrase qui ouvre le "Manifeste du Parti Communiste" écrit en 1848.


La grande idée de Marx, qui s'oppose au capitalisme, c'est la "collectivisation" des moyens de production. Dans la société capitaliste, le moyen de production, l'usine, la mine, la machine, l'exploitation agricole, appartient à une seule personne, (ou à un ensemble de personnes, une "société", un "consortium"), qui paye des gens pour y travailler. Le "prolétaire", c'est celui qui vend sa force de travail, parce qu'il n'a que ça à vendre. Ce prolétaire créé une "plus-value". C'est-à-dire qu'il ne se contente pas de produire la seule richesse nécessaire à son salaire, mais il ajoute une valeur supérieure à cette richesse, par le "surtravail", et c'est cette différence qui représentera la marge, le bénéfice, la fortune du "bourgeois" (dans la définition marxiste, le "bourgeois" a le sens bien précis de "propriétaire du moyen de production"), de celui qui, sans travailler, peut engranger les bénéfices. C'est très schématique, il faut le lire le livre de Marx "Le Capital", qui est particulièrement long et complexe. Pour donner un exemple très réducteur, vraiment très réducteur ! un ouvrier qui est payé 1.000 euros par mois génère une richesse de 1.500 euros. Ce sont donc 500 euros, "volés" au prolétaire qui les a produits, qui tombent dans la poche du patron.


Il faut donc que les moyens de production appartiennent à tous, qu'ils soient confisqués et "collectivisés", de façon à ce qu'il n'y ait plus d'exploiteurs ni d'exploités, qu'on arrive à une société sans classe, où l'égalité serait enfin réalisée. Il faut également qu'une société ne produise pas plus que ce dont elle a réellement besoin, c'est-à-dire que son économie soit "planifiée", qu'on prévoit à l'avance les besoins de façon à ne pas produire plus que le nécessaire, et éviter les terribles crises nées de la surproduction. Sinon, c'est une course absurde au profit, qui mène à l'abîme. On voit d'ailleurs ce phénomène dans notre économie moderne. On créé des besoins pour créer de la croissance, donc de l'emploi, dont la survie dépendra des nouveaux besoins créés, qui génèreront à leur tour de la croissance, donc des emplois. Serpent qui se mord la queue : de la croissance pour créer des emplois, des emplois pour créer de la croissance. Question : La croissance est-elle infinie ?


Bon. Marx n'était pas un révolutionnaire, c'était un penseur. Ses théories ont été mises en pratique dans quelques pays, et ça n'a pas marché. Le communisme s'est cassé la figure partout où il a été expérimenté, et même si la Chine se prétend aujourd'hui un pays communiste, son économie, de fait, est capitaliste. Elle n'a gardé du communiste que le pire visage, celui du stalinisme, du contrôle de la pensée, de la chasse aux opposants, mais certainement pas les idées économiques de Marx. Je me demande d'ailleurs pourquoi cette philosophie, qui était généreuse et de bon sens, n'a pas fonctionné. C'est peut-être que l'être humain est profondément égoïste et ne peut se résoudre à travailler pour la collectivité. On l'a vu en URSS lors de l'expérimentation des kolkhozes. Il s'agissait d'exploitations agricoles qui fonctionnaient sous le mode de la coopérative. Le kolkhoze appartenait à ceux qui y travaillaient, qui vendaient le fruit des récoltes et se partageaient les recettes proportionnellement au travail qu'ils avaient fourni. Mais, dans ce système, les paysans du kolkhoze pouvaient aussi acquérir des terres qui n'appartenaient qu'à eux, dont ils étaient les uniques propriétaires. On s'aperçut bien vite que les terres "collectives" du kolkhoze étaient négligées, mal entretenues, et produisaient peu, alors que les terres "individuelles" étaient soignées et produisaient beaucoup. C'est le principe du "chacun sa gueule", qui est peut-être le propre de l'espèce humaine, et qui est presque élevé aujourd'hui au rang de vertu et de système politique.


Cordialement,
PMV



Modifié 1 fois. Dernière modification le 21/09/13 18:43 par PMV.




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