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Vous êtes dans le forum : Terminale Révisions BAC - Philosophie  
Le sujet est-il nécessairement conscient ?
Envoyé par: Oromis (Adresse IP conservée)
Date: jeu. 27 octobre 2016 13:35:11

Bonjour à tous !
Voilà, je dois faire pour la rentrée une dissertation de philosophie sur le sujet suivant :
"Le sujet est-il nécessairement conscient ?"
Comme c'est la première dissertation que l'on nous demande dans cette matière, je suis un peu perdu...
Là où je bloque, c'est que la définition du sujet varie en fonction du philosophe, doit-on en choisir une puis comparer ?
J'ai un plan, mais je ne suis pas sûr qu'il soit vraiment convenable et j'ai peur d'être hors-sujet avec... :


"Dans un premier temps, on approfondira la définition du sujet, pour mettre en évidence qu'il ne s'agit pas d'un objet mais bien de la conscience. Cependant, dans un second temps, on montrera que la conscience qui détermine le sujet ne répond pas aux 3 qualité qui (Unité, Unicité, Ipséïté). Dans un troisième temps, on pourra s'interroger sur l'hypothèse fondée par Freud : l'inconscient"


Donc dans la partie I, je parlerais plutôt de Descartes, dans la II de David Hume et dans la III De Freud...
Malheureusement, j'ai peur que tout cela ne soit plus plus de la restitution de cours que de l'argumentation... Auriez-vous des conseils à me donner ? smiling smiley
Merci d'avance !


Re: Le sujet est-il nécessairement conscient ?
Envoyé par: PMV (Adresse IP conservée)
Date: ven. 28 octobre 2016 06:22:06

Bonjour,


Dans la mesure où il s'agit d'une question vraiment technique (qui a très peu de risques de tomber au bac en l'état, ce serait l'hécatombe !), tu ne vas pas pouvoir échapper aux références philosophiques et, dans une certaine mesure, à la restitution de notions étudiées en cours.


Attention tout de même, parce que l'approfondissement de la notion de "sujet" risque d'être un peu pesante, voire franchement indigeste.


Ton plan n'est pas mauvais (tous les plans sont bons du moment qu'ils sont cohérents). Ce n'est pas celui que j'aurais suivi, mais le mien n'est pas forcément meilleur. J'aurais plutôt adopté un plan dialectique bien classique, thèse, antithèse, synthèse, parce que je trouve que le sujet s'y prête :


I - Thèse : Oui, le sujet est nécessairement conscient, la conscience étant la condition même du sujet. Évidemment, c'est Descartes et le Cogito qui sont ici au centre, même si l'on peut rappeler la vieille exhortation socratique : "Connais-toi toi-même".


Et dans cette partie, j'aurais souligné la particularité un peu contradictoire de la conscience, qui permet de tout connaître, sauf de se connaître elle-même, sauf de permettre au sujet de se connaître lui-même dans son essence. "Ce qui connaît tout le reste, sans être soi-même connu, c'est le sujet" (Schopenhauer - Le monde comme volonté et comme représentation). Ce qui amène évidemment les remarques de Hume, "Quand je pénètre le plus intimement dans ce que j'appelle moi, je bute toujours sur une perception particulière ou sur une autre, de chaud ou de froid, de lumière ou d'ombre, d'amour ou de haine, de douleur ou de plaisir. Je ne peux Jamais me saisir, moi, en aucun moment sans une perception et je ne peux rien observer que la perception." (Traité de la nature humaine), et également Montaigne : "Si, de fortune vous fichez votre pensée à vouloir prendre son être, ce ne sera ni plus ni moins que qui voudrait empoigner de l’eau." (Essais).


II) Antithèse : non, le sujet n'est pas nécessairement conscient.


Et j'aurais d'abord évoqué Leibniz, qui, avant Freud, avait pressenti la notion d'inconscient.


"Il y a en nous quelque chose qui a la puissance de penser ; mais il ne s’ensuit pas que nous en ayons toujours l’acte." (Leibniz : Nouveaux essais sur l'entendement humain). Leibniz se démarque de Descartes en affirmant que la conscience n'est qu'un degré de la perception. Il y a des perceptions reçues et identifiées par la conscience, que Leibniz appelle des "aperceptions", mais il y a également d'infimes perceptions inconscientes, qui ne constituent pas en elles-mêmes des aperceptions. Ainsi, l'image donnée par Leibniz du bruit de la mer : l'oreille perçoit mille petits bruits divers, ressac, clapotis des vagues, qu'il n'analyse pas individuellement, parce qu'ils sont trop courts, trop nombreux, trop complexes et trop mystérieux. C'est la somme de ce foisonnement de perceptions inconscientes qui va être interprétée, "synthétisée" par la conscience en aperception du bruit de la mer.


Ensuite, bien entendu, j'aurais placé les théories freudiennes de l'inconscient.


Peut-être aussi pourrait-on évoquer le concept d'épochè, repris par Husserl dans son système philosophique (la "phénoménologie), la mise entre parenthèse volontaire du jugement qui abolit la relation entre le sujet et l'objet, un état de conscience passive, proche de l'extase, aux portes du rêve et du fantasme :
[mecaniqueuniverselle.net]


Et j'aurais terminé par une synthèse qui dépasse ces notions traditionnelles de sujet et de conscience en appelant Nietzsche à la rescousse...


"Longtemps on a considéré la pensée consciente comme la pensée par excellence : maintenant seulement nous commençons à entrevoir la vérité, c'est-à-dire que la plus grande partie de notre activité intellectuelle s'effectue d'une façon inconsciente et sans que nous en ayons la sensation; mais je crois que ces instincts qui luttent entre eux s'entendront fort bien à se rendre perceptibles et à se faire mal réciproquement ; - il se peut que ce formidable et soudain épuisement dont tous les penseurs sont atteints ait ici son origine (c'est l'épuisement sur le champ de bataille). Oui, peut-être y a-t-il dans notre intérieur en lutte bien des héroïsmes cachés, mais certainement rien de divin, rien qui repose éternellement en soi-même, comme pensait Spinoza. La pensée consciente, et surtout celle des philosophes, est la moins violente et par conséquent aussi, relativement, la plus douce et la plus tranquille catégorie de la pensée : et c'est pourquoi il arrive le plus souvent au philosophe d'être trompé sur la nature de la connaissance." (Le Gai savoir).


Formidable démolisseur de systèmes philosophiques, Nietzsche va même jusqu'à mettre en doute le concept de "sujet", c'est ce qui apparaît dans sa critique du Cogito, qu'il assimile à une fiction grammaticale, une falsification (la grammaire, "métaphysique du peuple", écrit-il dans le Gai Savoir.) "Je pense, donc je suis", est une illusion de la grammaire. Il y a effectivement quelque chose qui pense, mais rien ne dit que c'est "je".


"Pour ce qui est de la superstition des logiciens : je ne me lasserai pas de souligner sans relâche un tout petit fait que ces superstitieux rechignent à admettre, – à savoir qu’une pensée vient quand « elle » veut, et non pas quand « je » veux ; de sorte que c’est une falsification de l’état de fait que de dire : le sujet « je » est la condition du prédicat « pense ». Ça pense : mais que ce « ça » soit précisément le fameux vieux « je », c’est, pour parler avec modération, simplement une supposition, une affirmation, surtout pas une « certitude immédiate ». (Par-delà le bien et le mal).


Pour Nietzsche, ce n'est pas la conscience qui est la condition du sujet, ce sont les instincts, les pulsions, les désirs.


Et puis, j'aurais terminé par la célébrissime formule de Rimbaud : "C'est faux de dire : Je pense : on devrait dire : On me pense. (...) Je est un autre."


Mais bon, ce ne sont que des idées, et c'est ta dissertation. Il semble que vu l'avancement de ta réflexion, tu n'aies pas vraiment besoin d'aide et je suis sûr que tu t'en sortiras avec une excellente note.


Bon courage.
Cordialement,
PMV



Modifié 2 fois. Dernière modification le 28/10/16 11:36 par PMV.


Re: Le sujet est-il nécessairement conscient ?
Envoyé par: Oromis (Adresse IP conservée)
Date: ven. 28 octobre 2016 17:33:29

Merci beaucoup de ta réponse complète ! smiling smiley
Ça me rassure sur le point de la restitution de cours même si je pense garder mon plan vu que j'ai commencé à rédiger certaines choses, et, ainsi, ça permettra de m'entraîner sur mon propre plan, même si je vais suivre ton conseil sur l'approfondissement du sujet.
Si ça ne te dérange pas, j'aurai encore quelques questions sur la dissertation. Le professeur de philosophie nous a parlé de la doxa et du paradoxe, la première étant ce que pense tout le monde. On nous a dit qu'une copie défendant la doxa n'était pas réellement une bonne copie. J'aurait tendance à dire, personnellement, que la doxa, pour notre problématique, est "Non" vu que l'inconscient entre de plus en plus dans notre culture (Rêves etc) mais l'argument qui semble le plus solide est, justement, l'existence de l'inconscient ou du moins, d'une partie de nous même allant au-delà du conscient. Je pars donc sur "Oui" pour la doxa. Par contre... Je ne vois pas du tout pour passer au paradoxe et à la problématique que l'on doit trouver pour montrer que l'on a compris le sujet sans réécrire la question-sujet. Je dois t'avouer que je ne sais pas trop comment prendre tout cela...
Merci à toi pour tes conseils et, merci si tu acceptes d'éclairer ces détails ! smiling smiley


Re: Le sujet est-il nécessairement conscient ?
Envoyé par: PMV (Adresse IP conservée)
Date: ven. 28 octobre 2016 23:23:31

Rebonjour,


J'avoue que tu m'as fait rire... La doxa, c'est effectivement l'opinion du plus grand nombre, ce qu'on appelle parfois le "sens commun", ce qui paraît évident et quasi unanimement admis, souvent sans trop de réflexion. C'est une bonne démarche philosophique que de partir de l'étonnement à propos d'une question dont la réponse paraît tomber sous le sens. Par exemple : "La liberté est-elle absence de contrainte ?". La réponse paraît tellement évidente qu'elle peut légitimement susciter l'étonnement. Comment ? Que me demande-t-on là ? Bien sûr que la liberté est absence de contrainte, c'est sa définition même, tout le monde est d'accord là-dessus. À partir de là, le philosophe se posera des questions et mettra en doute ce qui paraît être une évidence : Oui, mais cette liberté absolue est-elle possible en société ? Si chacun est parfaitement libre de faire ce qu'il veut, les libertés des uns et des autres ne vont-elles pas entrer en conflit et se limiter les unes les autres ? etc. On part de la doxa, l'opinion généralement admise, et l'on fait évoluer la réflexion.


Mais ça ne marche que si la doxa a une position sur la question. Si la question posée est trop technique, trop complexe, il sera difficile de trouver des opinions bien tranchées. Si je demande aux gens dans la rue : "La liberté est-elle l'absence de contrainte", la plupart vont sans doute me donner une réponse, et la plupart de ces réponses iront sans doute dans le même sens. Si je leur demande : "Le sujet est-il nécessairement conscient ?", il vont me regarder comme un Iroquois. Peut-être faudrait-il réunir une assemblée de vieilles barbes philosophiques pour leur poser la question ? Attention ! Ils risquent d'en venir aux mains... C'est pour rire.


La problématique est toujours une étape délicate. Évidemment, elle ne doit pas répéter la question en la formulant différemment, par exemple : "Le sujet peut-il être inconscient ?" ce qui serait exactement la même chose. Il faut chercher où se situe le problème, car toute question contient un problème, sinon il n'y aurait pas de dissertation possible. C'est d'autant plus délicat ici qu'on se heurte à la définition de "sujet", qui prend des acceptions différentes selon les auteurs, comme tu l'as souligné, et à la notion de conscience. On pourrait définir le sujet comme "l'esprit connaissant", par opposition à "l'objet connu". Si l'on définit le sujet comme un principe, un "moi", un "je" doué de conscience, on est confronté à deux conceptions de la conscience. Celle de Descartes, une "substance pensante" autonome, qui se suffit à elle-même, qui n'a pas besoin du monde extérieur pour savoir qu'elle pense, qu'elle existe, ce qu'on pourrait appeler pour faire savant : une "conscience solipsiste" : "...si j'eusse seulement cessé de penser, encore que tout le reste de ce que j'avais jamais imaginé eût été vrai, je n'avais aucune raison de croire que j'eusse été : je connus de là que j'étais une substance dont toute l'essence ou la nature n'est que de penser, et qui, pour être, n'a besoin d'aucun lieu, ni ne dépend d'aucune chose matérielle." (Discours de la méthode). Et une conception plus moderne qui soutient que la conscience ne peut exister seule, sans l'altérité, sans un rapport au monde. Pour Hegel, la conscience de soi ne peut s'appréhender sans le regard d'autrui. "Je ne suis une conscience de soi que si je me fais reconnaître par une autre conscience de soi, et si je reconnais l'autre de la même façon." (Jean Hyppolite - Genèse et structure de la phénoménologie de Hegel). La formule de Husserl : "Toute conscience est conscience de quelque chose" s'oppose à la conception de Descartes, pour qui la conscience n'a besoin de rien ni de personne pour penser. Pour Husserl, la conscience "pure" n'existe pas, elle ne se révèle que dans la relation, le mouvement, dans l’intentionnalité. C'est là, à mon sens, que réside le problème. Si le sujet se définit par la conscience, et qu'on admet qu'il peut y avoir des phases, des pans d'inconscience, est-on toujours sujet pendant ces moments ? Pour Descartes, c'est clairement "non". L'inconscient n'existe pas chez lui. Pour les philosophes modernes, qui reconnaissent l'existence de l'inconscient (même si certains la minimisent), c'est oui. La question que j'aurais envie de poser, la problématique que j'aurais envie d'énoncer, c'est : Le sujet ne peut-il se définir que par sa conscience ? Le sujet ne peut-il se définir que par sa relation à l'objet ? (même si cet objet est sa propre conscience retournée sur elle-même). Ne peut-on dépasser cette traditionnelle et statique relation sujet/objet par une autre relation, plus dynamique, plus stimulante, qui serait, par exemple : sujet/projet ?


Bon, j'ai essayé, mais tout ça me paraît bien rébarbatif quand même. Si tu aimes le jus de crâne, tu devrais être comblé...


Cordialement,
PMV


Re: Le sujet est-il nécessairement conscient ?
Envoyé par: Oromis (Adresse IP conservée)
Date: mer. 2 novembre 2016 18:06:43

Excusez ma réponse tardive... Je vous remercie pour le temps que vous avez pris à m'aider et je pense être arrivé à une dissertation convenable ! smiling smiley
Merci beaucoup !! smiling smiley




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