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( RdM United Seconde, ECJS )
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Les Violences Urbaines : Conclusion des Violences Urbaines. ( Troisième – Intellego.fr ) |
✖ Citoyenneté
: Quelques Sujets d'Éducation Civique.
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✖ Revue
de Presse : Dossier d'actualité sur la Citoyenneté.
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VI : Conclusion.
Lorsque des agriculteurs mettent à sac une préfecture ou même, comme en Janvier 1999, un ministère, leur violence est reconnue par tous comme politique et est analysée comme une forme de protestation collective. A l'inverse, la violence des jeunes de banlieue n'est créditée d'aucune signification, elle est souvent présentée comme gratuite ou simplement ludique. Or, si jeu dangereux il y a, il trouve en réalité son sens dans un certain état d'exaspération de populations qui se perçoivent comme des victimes,, et de ( non ) dialogue entre ces populations et les pouvoirs publics. Les violences urbaines sont fondamentalement une action politique au sens où elles interpellent des adversaires dans ce qui est conçu comme un conflit. Certes, ce n'est pas une violence politique au sens des errements idéologiques révolutionnaires du passé ou du terrorisme à caution nationaliste. C'est néanmoins une violence politique qui met en cause l'absence de statut de citoyen fabriqué pour une partie de la jeunesse par un système économique et social d'une part, une tradition historique xénophobe d'autre part, un système politique aveugle enfin.
La plupart des sociétés comportent des sous-groupes, dont le niveau de violence est sans commune mesure avec celui de la société, ou du moins, avec les évaluation communes qui y prédominent : tel est le cas des jeunes qui produisent la violence urbaine telle que définie plus haut. Dans les groupes que ces jeunes forment, la violence serait même à la norme : Il y serait bien vu d'avoir fait de la prison. Ce passage crédibiliserait un individu et, ce faisant, lui permettrait de ne plus avoir recours à la violence physique directe pour être respecté. Dans ces conditions d'inversion de la norme, même les luttes de pouvoir entre les jeunes d'un même groupe sont des luttes violentes, et cela a d'énormes conséquences sur leur espace environnant, qui est aussi celui des tiers : sur la ville, sur son mobilier urbain, sur les transports urbains...
En tant que victimes directes ou indirectes de ces violences, les tiers souffrent souvent bien moins de la douleur infligée que de leur incapacité à réagir de façon appropriée à la violence qui l'inflige, c'est-à-dire en fait, le plus souvent, par la violence. Ainsi, une grande partie des traumatismes dont ils souffrent après avoir été agressés d'une manière ou d'une autre relève en fait de leur extrême loyalisme à l'égard de l'État, lequel leur enjoint de ne pas céder à la violence même quand celle-ci s'impose à eux. Ils peuvent dès lors exiger des autorités en retour à ce qu'ils ressentent comme un sacrifice, une reconnaissance qui puisse les instituer en tant que victimes, victimes éventuellement qualifiées pour parler et agir contre la source de la violence qui les a atteints. Ce serait là l'ultime défi que se posent les violences urbaines aux pouvoirs publics. En dégradant le cadre de vie de tous, elles transformeraient chacun en producteur de doléances auxquelles les autorités devront tôt ou tard répondre si elles ne veulent pas perdre la confiance des citoyens ou leur obéissance... ( A noter qu'en 2001, peu de jours avant l'élection présidentielle, un vieil homme s'étaient fait agressé à son domicile où Jacques Chirac, à travers de longues promesses axées sur ce sentiment d'insécurité d'une population scandalisée, avaient joué de cet événement pour obtenir d'avantage de vote. )
Cet opportunisme politique est toujours d'actualité. Ainsi, ces derniers jours, Nicolas Sarkozy, propose d'interdire les incendiaires de voitures de passer le permis de conduire « aussi longtemps que la victime des faits ou le fond de garantie n'a pas été indemnisé en totalité ». L'idée est plus de profiter du sentiment d'insécurité que de faire pression sur les auteurs mineurs des incendies de voiture pour qu'ils indemnisent leur victime. Effectivement, comme le fait remarquer un avocat, « des objections de principe » s'imposent... Premièrement, pourquoi un majeur condamné pourrait-il aussitôt sorti du tribunal aller passer l'examen de conduite, tandis qu'un mineur verra cette échéance suspendue jusqu'au complet paiements des dommages-intérêt ? En principe les mineurs sont mieux traités que les majeurs, car ils sont immatures, influençables ( notamment par des majeurs non concernés par la mesure ), et le passage à l'acte révèle souvent un problème plus profond. Ici on vote une mesure qui les traitera plus durement que des majeurs... En outre, il est absurde de proposer une mesure spécifique aux véhicules incendiés car tout incendie est grave en soit, un feu de boîte aux lettres peut se propager à l'édifice...
Pour finir, dans une société où la population est urbanisée à 80%, est-il nécessaire de préciser le caractère urbain ?
RdM...
Merci bcp de ttes ces infos !
C'est très utile surtout le vocab pour donner son avis, les petits mots qui donnent les petits points en plus.
Un peu long... Mais ca aide beaucoup!
thanks^^ ça m'a aidé :P
RdM UniteD 2NDE
Salut à tous & Bienvenue sur ✖ RdM UniteD 2NDE
Afin de séparer les D
Bonjour, je n'ai pas encore saisi mon édito ...
Bonjour tout le monde!!! ...
... Nah mais t'as vu la taille de ce cadre ? Crois-tu vraime ...