Il existe trois types de jeux dangereux : les jeux de non-oxygénation, les jeux de défi et les jeux d’agression.
Ces pratiques ne sont pas des activités ludiques mais elles sont qualifiées de « jeux » par les enfants.
- Les jeux de non-oxygénation : jeu du foulard, jeu de la tomate, rêve indien… les noms
des jeux évoluent et changent rapidement dans les cours de récréation. Ces pratiques dangereuses se retrouvent au collège
et parfois en primaire (souvent initiées par les plus grands). Ces pratiques provoquent l’asphyxie ou l’évanouissement.
- Les jeux d’agression oxygénation: football trash, jeu du Mikado, jeu des cartons rouges, jeu de la mort subite… Il s’agit de faire
du mal physiquement ou psychologiquement à un enfant victime. Ces pratiques provoquent des troubles psychologiques et des
souffrances physiques plus ou moins graves.
- Les jeux de défioxygénation : jeu de l’aérosol, jeu du torero, jeu de la bombe…
Ces pratiques sont des défis ou des exploits que les pré-ados ou les adolescents recherchent particulièrement.
Ces jeux dangereux provoquent des hématomes, des fractures… voire des séquelles neurologiques.
Ces conduites à risques se développent principalement chez les adolescents. Dans l’enfance (maternelle et primaire),
ces pratiques sont initiées par les plus grands.
Chez les enfants (maternelle ou en primaire), la notion de danger et de mort n’est pas vraiment consciente. Les risques
encourus sont le plus souvent ignorés par les enfants. C’est pourquoi, la prévention dès le plus jeune âge est nécessaire
pour qu’un dialogue s’instaure et que l’enfant puisse prendre conscience des dangers petit à petit.
Chez les adolescents, le phénomène de ces jeux dangereux est souvent intentionnel. Les pré-adolescents sont amenés
à ces pratiques par l’exploration de nouvelles expériences et par identification au groupe de pairs. Pour les adolescents,
il s’agit notamment de tester les limites de leurs capacités physiques et d’être respectés par leurs pairs.
Une prévention précoce est justifiée dès la maternelle et doit être poursuivie jusqu’au lycée. Cette prévention est nécessaire car ces pratiques
sont parfois (jeux de non-oxygénation) non détectables et demeurent secrètes aux yeux des parents et du corps enseignant.
Sans être alarmistes, les parents doivent prévenir l’enfant des dangers liés à la pratique de ces jeux dangereux et leur
indiquer la bonne conduite à tenir.
Des règles de prévention sont à rappeler aux enfants :
- le respect de soi et d’autrui,
- le respect de son corps,
- le respect de ses limites physiques dans le jeu,
- l’assistance à une personne en danger (souvent associée chez les élèves à la délation).
Bon à savoir : 84% des enfants âgés de 7 à 17 ans connaissent au moins un jeu dangereux,
12% ont au moins participé à un jeu dangereux et 26% se sont vu proposer un jeu dangereux. (Sources TNS-Sofres août 2007).
Quelques liens utiles :
- les associations des parents d’élèves,
- l’association des parents d’enfants accidentés par strangulation (APEAS) : http://www.jeudufoulard.com/
- SOS Benjamin : www.jeuxdangeureux.org.
7 décembre 2011 - Leila Calmard pour intellego.fr