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RESUMES DE LIVRES (Littérature française)

» TITRE commençant par F

Femmes savantes (Les)


12 Juillet 2007 Consulté 18086 fois
résumé - - Français
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Résumé Les Femmes savantes

Comédie en cinq actes et en vers écrite par Molière, créée en 1672.

Henriette et Clitandre sont amants, mais pour se marier, ils vont devoir obtenir le soutien de la famille de la jeune fille. Le père et l'oncle sont favorables au mariage ; mais la mère, Philaminte, soutenue par la tante et la sœur d'Henriette, veut lui faire épouser un faux savant aux dents longues, Trissotin, qui mène par le bout du nez ces « femmes savantes ». Mais comme c'est une comédie, le bien l'emporte et Henriette ne se marie pas avec Trissotin.

Acte I
Henriette annonce à Armande son intention d'épouser Clitandre. Armande, après avoir fait part du dégoût que lui inspire le mariage, la met en garde : Clitandre a été son soupirant et il est possible qu'il l'aime encore. Clitandre dément : la froideur d'Armande a éteint son amour et il n'aspire plus qu'à épouser Henriette. Armande s'est retirée de dépit et Henriette conseille à Clitandre de gagner sa mère à leur cause, vu que c'est elle qui dirige la maisonnée. Clitandre sait qu'il devrait la flatter, mais il trouve leurs « études » futiles et ne peut le cacher. Il rencontre cependant Bélise et tente de lui parler, mais elle s'imagine qu'il lui fait une déclaration d'amour indirecte et ne l'écoute quasiment pas.

Acte II
Ariste s'adresse à un Clitandre (invisible dans la scène) et l'assure de son soutien. Afin de bien disposer Chrysale, il commence par lui rappeler leur folle jeunesse. Il en vient à la demande en mariage de Clitandre pour Henriette, mais Bélise intervient pour leur dire qu'ils se trompent et que c'est elle que Clitandre aime ; Ariste n'est pas dupe et rappelle qu'elle s'est déjà inventé des soupirants. Après son départ, ils reviennent à la demande en mariage, que Chrysale approuve ; quand Ariste lui conseille d'en parler à sa femme, il réplique qu'elle n'a rien à dire là-dessus et qu'il est le maître de la maison.
Mais la vraie situation du ménage se dévoile quand Martine annonce que Philaminte la chasse ; celle-ci, accompagnée de Bélise, la pourchasse et motive le renvoi de la servante par sa grammaire incorrecte, ce qui est pire à ses yeux que de casser ou de voler quelque chose. Chrysale éclate et reproche à sa femme de négliger le bon sens au profit de ses études et de son admiration pour Trissotin. Le débat se « prolonge » et en entendant parler du mariage d'Henriette, Philaminte annonce qu'elle lui a choisi Trissotin pour époux, ce à quoi Chrysale ne sait pas quoi répondre. Quand Ariste reparaît, il lui avoue sa faiblesse mais prend la résolution de ne plus se laisser dominer par sa femme.

Acte III
La scène s'ouvre sur l'apparition de Trissotin et de sa « cour » de femmes savantes. Henriette apparaît et veut s'écarter, mais Philaminte la retient tandis que Trissotin entame la lecture de ses poèmes, puis les femmes savantes font la description de leur future « académie ». Apparaît Vadius ; après s'être complimentés mutuellement, lui et Trissotin se querellent après que Vadius ait critiqué le sonnet de Trissotin. Vadius jure de se venger.
Philaminte explique pourquoi elle a retenu Henriette : elle lui annonce son intention de la marier à Trissotin. Armande la complimente, tout en lui rappelant qu'elle doit obéir à sa mère. C'est alors que Chrysale reparaît et lui ordonne d'accepter Clitandre pour époux, ce qu'Henriette fait immédiatement. Cela réjouit tout le monde, sauf bien entendu Armande.

Acte IV
Armande rapporte à Philaminte la scène précédente. Elle en profite pour critiquer Clitandre, qui apparaît et lui demande pourquoi elle le déteste tant. Elle lui reproche de s'être intéressé à Henriette alors qu'elle aurait voulu qu'il continue de l'aimer platoniquement. Philaminte conclut en rappelant que de toute façon, Henriette est promise à Trissotin. Celui-ci fait à son tour son apparition et se livre à une joute verbale avec Clitandre sur les mérites de la science.

On apporte alors une lettre de Vadius où celui-ci avertit Philaminte que Trissotin n'en veut qu'à ses richesses. Mais elle s'entête et décide de faire venir le notaire pour conclure le mariage immédiatement. Chrysale, averti, décide de contrecarrer ses plans en allant chercher le notaire de son côté.

Acte V
Henriette rencontre Trissotin en privé et lui demande de renoncer au mariage, mais Trissotin s'entête, prétextant qu'il est fou amoureux d'elle. Chrysale arrive accompagné de Martine, et réaffirme sa volonté d'être le maître de la maison tout en demandant à être soutenu. C'est alors que Philaminte et les femmes savantes font venir le notaire ; Chrysale et Philaminte nomment chacun un époux différent pour Henriette, et Martine défend le choix de Chrysale.
Le coup de théâtre final est donné par Ariste  : il annonce à Philaminte qu'elle a perdu son procès et que Chrysale est ruiné. Apprenant cela, Trissotin tente de renoncer au mariage, et avoue par la même occasion qu'il ne s'intéressait à Henriette que pour son argent, et tombe en disgrâce auprès de Philaminte. Ariste révèle alors qu'il a menti pour amener Trissotin à se trahir, et la pièce se conclut par le mariage de Clitandre et Henriette.

Autre résumé et analyse

Les personnages principaux

Les « femmes savantes »

Philaminte, la mère. C'est elle qui dirige la petite « académie » et qui a découvert Trissotin. Parce que celui-ci flatte son orgueil, elle le considère comme un grand savant au point qu'elle pense réellement qu'il peut faire un bon parti pour sa fille. Elle milite également pour la « libération » des femmes et s'attache à diriger la maisonnée, même si c'est en dépit du bon sens.

Bélise, la tante. Sœur de Chrysale, c'est une vieille fille qui ne s'est jamais mariée, et on devine que c'est en partie par dépit qu'elle a rejoint les « femmes savantes ». Elle se croit cependant irrésistible et s'invente des soupirants ; elle s'imagine en particulier que Clitandre est amoureux d'elle et qu'Henriette n'est qu'un prétexte.

Armande, la fille aînée. Autrefois courtisée par Clitandre, elle l'a rejeté et celui-ci est alors tombé amoureux de sa sœur Henriette. Elle prétend que cela la laisse indifférente, mais en fait, elle est jalouse de sa sœur et n'a qu'un but : empêcher les deux amoureux de se marier.

Trissotin. Bien qu'il se vante d'être un grand connaisseur en lettres et en sciences, il n'est qu'un pédant tout juste bon à faire des vers ridicules que seules Philaminte, Bélise et Armande apprécient. En manque d'argent, il ne s'est attaché aux « femmes savantes » que dans le but de profiter des largesses de Philaminte, et éventuellement d'empocher la dot d'Henriette. Ce personnage est inspiré de l'abbé Cotin.

Vadius. Un pédant comme Trissotin, tour à tour son camarade et son rival. Sa querelle avec Trissotin sur leurs poèmes respectifs met en relief la petitesse d'esprit de ce dernier. Ce personnage est inspiré de Gilles Ménage. Une telle dispute est d'ailleurs réellement arrivée entre Cotin et Ménage à l'époque de l'écriture de la pièce.

Les autres personnages

Chrysale, le père. Il se prétend le maître de la maison et affirme que les femmes doivent s'occuper du ménage et de rien d'autre ; cependant, il a du mal à contredire sa femme quand celle-ci prend ses décisions, notamment sur le renvoi de Martine.

Henriette, la fille cadette. C'est la seule femme de la famille qui ne fasse pas partie des « femmes savantes » : à leur galimatias pédant, elle préfère les sentiments qui la lient à Clitandre.

Clitandre, le fiancé. Il a failli être celui d'Armande, mais il a été éconduit par celle-ci avant de tomber amoureux d'Henriette.

Ariste, l'oncle. Frère de Chrysale, il ne supporte pas de voir celui-ci se laisser mener par le bout du nez par sa femme, et apporte son soutien à Clitandre et Henriette.

Martine, la servante. Au début de la pièce, elle est renvoyée par Philaminte pour avoir parlé en dépit des règles de la grammaire. Elle revient à la fin pour défendre les arguments de Clitandre et d'Henriette.

Thèmes et interprétation

Bien que la pièce traite en partie de l'éducation des femmes, son interprétation a longtemps été réduite à ce seul sujet. Elle a souvent été citée en exemple, notamment au XIXe siècle, pour démontrer qu'il est inutile, voire dangereux, de trop éduquer les filles.

Cette opinion est effectivement émise dans la pièce, mais elle ne résume pas toute sa thématique. Molière la place d'ailleurs dans la bouche de Chrysale, qui, tout en affirmant que les femmes doivent faire la couture et la cuisine et se taire, se montre au début incapable de résister à sa femme lorsqu'elle renvoie Martine et annonce son intention de marier Henriette à Trissotin.

Quant aux « femmes savantes », elles ne sont pas ridicules parce qu'elles veulent s'instruire, mais parce qu'elles croient s'instruire et ne font que fréquenter des pédants sans talent. Chrysale le dit dans l'Acte III scène 7 : « si vous songez à nourrir votre esprit, / C'est de viande bien creuse, à ce que chacun dit ». De son côté, Henriette, qui se vante à plusieurs reprises d'être bête ou sans instruction, connaît depuis longtemps la vraie valeur de Trissotin que ses « savantes » consœurs idolâtrent.

Dans cette pièce, Molière critique principalement les pédants et les poètes « de cour », notamment Cotin et Ménage qui lui ont inspiré les personnages de Trissotin et Vadius.

Source


 

 

 

1 commentaire

Ce document a été mis en ligne par rebecca, Parent.

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Bonjour,
Dans le cadre de mes études, je me vois dans l'interet d'analyser les detours utilisés dans l'oeuvre de Molière, "Les femmes Savantes" "acte 1 scene 4".
Si une quelconque personne à des idées, ou des suggestion, qu'il me le signale.
En vous remerciant.

Le 23 Octobre 2009, par LFS, Elève BTS 2





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