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07 : SANTÉ (Primaire, collège et lycée)

» MALNUTRITION, SOUS-ALIMENTATION, MALADIES NUTRITIONNELLES

KWASHIORKOR ET MARASME 2 : ORIGINES ET TRAITEMENTS


12 Février 2007 Consulté 25763 fois
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Kwashiorkor et Marasme


Un enfant qui ne reçoit pas suffisamment de nutriments dans son alimentation quotidienne est exposé à différentes formes de malnutrition.

La malnutrition est un déséquilibre de l'état nutritionnel, causé par l'insuffisance (sous-nutrition) ou l'excès (surnutrition) d'un ou de plusieurs nutriments essentiels pendant une période prolongée.

Ce déséquilibre constitue un réel problème de santé aussi bien dans les pays sous développés que développés. Il peut s'agir d'une suralimentation avec l'obésité, le diabète, les maladies du cœur d'une part et d'autre part d'une sous-alimentation qui est la malnutrition. Dans le langage courant, malnutrition désigne sous-nutrition

La malnutrition est une maladie due à l'insuffisance des apports alimentaires à l'organisme se traduisant sous deux formes essentielles :

La malnutrition protéinique (kwashiorkor) : Enfants apathiques, présentant des oedèmes, une atrophie musculaire, une peau et des cheveux décolorés.

La malnutrition protéïno-calorique (MPE) (marasme) : Enfant de taille normale dans un état de maigreur important, avec une atrophie musculaire, une disparition du tissus adipeux sous cutané, une peau flasque et plissée.

Très souvent, un enfant vivant en Pays en voie de développement, est atteint de sous-alimentation énergétique chronique, caractérisée par un retard de croissance et de développement et une plus grande fragilité face aux infections.

En Afrique, 20 à 25 millions d'enfants souffrent de malnutrition.

La malnutrition proteino-énergétique aïgue On estime que de par le monde, 20 millions d'enfants de moins de 5 ans sont atteints de malnutrition aigue sous forme de kwashiokor ou de marasme.

On parle de malnutrition aiguë parce que celle-ci se démasque de façon brutale et entraîne des complications graves souvent mortelles en l'absence d'une prise en charge appropriée. Il s'agit surtout d'enfants âgés de 1 an (après le sevrage) à 5 ans.

Passé cet age, la malnutrition aiguë, avérée est plus rare remplacée par le retard de croissance qui est largement prévalent parmi les enfants des milieux socio-économiques défavorisés.

Ainsi, se développe progressivement un état de malnutrition que l'on appelle protéino-calorique mais qui en fait est globale du fait que la réduction des apports porte sur tous les nutriments. Si rien n'est fait pour stopper cette dégradation, le marasme ou le kwashiorkor apparaissent.

Le marasme est la forme la plus commune de malnutrition grave. L'enfant semble n'avoir que la peau et les os. La fonte musculaire est évidente, la graisse sous-cutanée a disparu.

Cet aspect de marasme résulte d'épisodes répétés de diarrhée et autres infections, d'un allaitement maternel trop prolongé sans alimentation de complément adéquate et globalement d'un apport insuffisant en calories et en protéines.

Le kwashiorkor est moins fréquent et s'observe surtout chez les jeunes enfants dont l'alimentation est particulièrement déficiente en protéines. L'enfant est infiltré d'oedèmes au niveau des jambes, le visage est bouffi, la peau craquelée. L'enfant est apathique, réagissant peu à ce qui se passe autour de lui.

En pratique, dans les centres de récupération nutritionnelle (CRN) on rencontre beaucoup plus de formes intermédiaires qui empruntent à la fois au tableau du marasme et à celui du kwashiorkor.

C'est ainsi que certains kwashiorkors après la mise en route du traitement et la fonte des oedèmes, présentent un tableau de marasme. Il faut ajouter que la distinction : marasme = carence en énergie + carence en protéines et kwashiorkor = carence pure en protéines correspond mal à ce que l'on observe dans les CRN. Il semblerait que le passé infectieux de l'enfant soit en fait responsable de la constitution de l'une ou de l'autre forme de malnutrition.

Le kwashiorkor est un déséquilibre de la ration alimentaire aux dépends des protéines. Il apparaît à l'âge de dix-huit mois (au moment du sevrage).

Manifestations C'est la manifestation d'une carence protéique consécutive à un régime alimentaire très pauvre en protéines. Le kwashiorkor se rencontre surtout chez les enfants de 1 à 3 ans, il survient à la fin de période de sevrage ou après une rougeole.

Symptômes Arrêt de la croissance se traduisant par un faible poids par rapport à l'âge, oedème, surtout des pieds, des chevilles, du visage, l'enfant est bouffi, tristesse, manque d'appétit, ventre ballonné.

Lorsque la maladie s'aggrave : Les cheveux se décolorent, se défrisent et tombent, la peau s'éclaircit, la diarrhée s'installe.

Le marasme, qui consiste en la réduction de la ration alimentaire surtout calorique, débute très tôt, en général vers le troisième mois avec un maximum de fréquence vers sept mois.

Manifestation C'est la manifestation d'une sous-alimentation globale à la fois pauvre en protéines et en aliments énergétiques, l'enfant ne mange pas à sa faim.

Le marasme peut se déclarer très tôt, de zéro à six mois, si : La mère est mal nourrie, l'enfant est prématuré, il a faible poids à la naissance.

La mauvaise lactation peut-être due à : Une mère mal nourrie, des grossesses rapprochées, une alimentation à l'eau simple par une grand-mère ou une soeur pendant que la mère travaille aux champs, et un allaitement tardif.

De six mois à douze mois, si : L'enfant est nourri exclusivement au sein, donc, l'apport énergétique et protidique s'avère insuffisant : au bout du sixième mois, la lactation diminue et devient insuffisante pour les besoins de l'enfant qui grandit ; L'allaitement au biberon est souvent une des causes de marasme, car le lait d'un prix d'achat très élevé, est dosé en petites quantités et donc trop dilué : d'autre part, l'hygiène défectueuse dans la préparation des biberons entraîne des diarrhées qui aggravent la dénutrition ; un cercle vicieux s'installe ;

Pratiques de sevrage inadéquates Symptômes Chez un enfant atteint de marasme, on observe les symptômes suivants : Un arrêt de la croissance et une importante perte de poids allant parfois jusqu'à 60% du poids normal ; une atrophie nette des muscles, une absence de graisses sous-cutanée, une maigreur extrême ; malgré son aspect ratatiné de "petit vieux", l'enfant atteint de marasme reste vif, il a faim, ses cheveux sont normaux, il n'a pas d'oedèmes.

Ces deux tableaux sont rarement isolés et sont en général associés et donnent la forme intermédiaire le kwashiokor-marastique ou encore la malnutrition protéino-calcarique.

Le kwashiorkor marasmique C'est une forme combinée de kwashiorkor et de marasme, caractérisée par l'apparition de symptômes de ces deux affections : maigreur extrême associée à la présence notamment d'oedèmes.

Causes de la malnutrition chez l'enfant En Afrique, la principale cause de malnutrition infantile reste la pauvreté (la faiblesse des revenus...) L'ignorance des femmes ne connaissant pas les groupes alimentaires utiles à l'organisme surtout pour le développement de l'enfant ; les habitudes et comportements alimentaires néfastes mauvaises répartitions intra familiale du repas, mauvais sevrage, interdits, tabous alimentaires comme, les mamans refusent de donner des oeufs aux enfants de peur que ces derniers ne deviennent muets, ou le poisson car pour certaines mères, l'enfant sera polyparasité ; les maladies diarrhéiques constituent la première cause de consultation ou d'hospitalisation dans nos services. Chez ces malades, elle s'aggrave par une malnutrition sévère ou une anémie. Un enfant malnutri fera au moins sept épisodes de diarrhée dans l'année ; les Infections Respiratoires Aiguës (IRA). La malnutrition est très fréquente chez les nourrissons et les enfants atteints d'IRA. Elle rend parfois difficile la prise en charge de ces derniers ; la fréquence du paludisme fragilise davantage l'enfant ; La parasitose : (plus de 90% des enfants sont polyparasités) ; une mauvaise pratique de sevrage. Le nourrisson est mis hors du sein de la mère de façon brutale sans pour autant le préparer à cette nouvelle vie. Ce sevrage brutal engendre un choc affectif qui a un effet sur son appétit... La malnutrition est une maladie qui fragilise et expose les enfants à diverses maladies infectieuses et parasitaires. Ce qui entraîne l'augmentation des maladies et des décès infantiles.

Prévention de la malnutrition ? Prenons et faisons prendre à nos mères de familles les mesures préventives suivantes : éduquer les mères sur l'importance des groupes alimentaires, l'hygiène alimentaire, l'eau et l'environnement, une bonne pratique de l'allaitement maternel ; une bonne conduite du sevrage ; un apport alimentaire adéquat pour les enfants de 0 à 5 ans. Réduire la pauvreté par de petits projets productifs de revenus, les jardins maraîchers, les poulaillers, ... Que peut-on faire pour les enfants malnutris ?

Régimes de récupération des malnutris

Chez soi à la maison ... Composition des bouillies enrichies Les bouilles enrichies seront composées d'un aliment de base (farine de riz, de maïs, de sorgho, de manioc ou de patate douce ou fonio) et d'au moins un aliment riche en protéines animales (viande, lait, oeuf, poisson) ou végétales (légumineuse). Elles sont en outre enrichies à l'huile ou en un autre corps gras pour accroître leur valeur énergétique sans trop augmenter leur volume. Multiplication et fractionnement des repas

L'allaitement maternel doit être poursuivi. L'alimentation doit être suffisante en calories et en protéines, avec l'utilisation d'aliments familiers à la mère et à l'enfant. Ils doivent être introduits progressivement. Il faut multiplier les repas et les fractionner selon le schéma suivant : matin : bouillie simple ; 10 h : bouillie enrichie ; midi : bouillie enrichie ; 16 h : banane + lait ; 18 h : bouillie enrichie ; soir : bouillie simple



SUITE ET FIN DU DOSSIER SUR le site internet


http://www.musow.com/article.php3?id_article=96

                                         

                                          

KWASHIORKOR ET MARASME 1 : DES PHOTOS D'ENFANTS QUI DOIVENT NOUS DERANGER ET NOUS FAIRE REAGIR

KWASHIORKOR ET MARASME 3 : LE DOSSIER DE LA FAO


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