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Français 1ere S

» Commentaires - Roman

L'étranger, scène du meurtre (Camus)


12 Juin 2010 Consulté 25770 fois
commentaire composé - 1ère S - Français
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Dans ce passage, le perso-narrateur Meursault est retourné seul sur la plage après une altercation opposant son ami Raymond et deux Arabes. L'un d'eux est le frère de l'ancienne femme de Raymond. Le Narrateur a sur lui le revolver de son ami. Il l'avait forcé à lui remettre pour éviter un débordement. Par hasard, il rencontre un des deux Arabes.

 Ce texte est poignant car sa progression dramatique semble reposer sur le hasard de la rencontre, et pourtant, de nombreux éléments font du dénouement la suite logique d'une fatalité pesant sur le personnage.

1 UNE SCENE DRAMATIQUE

A ~ Une mécanique dramatique en marche

La dramatisation du destin de M. est lié à sa progression dans le récit. Il revient à la source car il a trop chaud dans le passage. Une fois de plus un élément extérieur, ici la personnification de la chaleur, montre à quel point elle est devenue atroce. («  son grand souffle chaud »).

Il voit l'Arabe et s'immobilise.{ «j'étais assez loin de lui, à une dizaine de mètres ») Il avance ensuite de façon assez innocente « L'Arabe n'a pas bougé. Malgré tout il était encore assez loin. » Enfin, une action est soulignée avec insistance et comme prolongée, montrant ainsi le drame qui risque de se produire: « A cause de cette brûlure que je ne pouvais supporter, j'ai fait un mouvement en avant. » ... « mais j'ai fait un pas, un seul pas en avant ».

B - Le rôle du hasard

Le retour du perso est montré dans sa banalité. Il se trouve face à l'Arabe qui est son adversaire, et en même temps il est surpris de le voir à cet endroit. «( j'ai été surpris un temps »)

L'Arabe tel qu'il est représenté dans le récit, est déjà la préfiguration d'une victime: « il reposait sur le dos, les mains sous la nuque, le front dans les ombres du rocher, tout le corps au soleil ». Il n'est donc pas en position d'agresseur; c'est le hasard qui va conduire au dérapage final.

C - Le temps suspendu

Le drame est ici lié à l'altercation qui a précédé et qui n'impliquait pas directement M. « C'était le même soleil, la même lumière sur le même sable qui se prolongeait ici.» La répétition de l'adv. « même» signale que l'affrontement va se réitérer. De plus, le rythme ternaire de la phrase ajoute une profondeur dramatique à la scène.

Le temps semble de toute façon s'être même immobilisé: « il y avait deux heures que la journée n'avançait plus, deux heures qu'elle avait jeté l'ancre dans un océan de métal bouillant ».

Meursault lui-même renvoie cette journée à une autre ayant eu lieu au début du roman. « C'était le même soleil que le jour où j'avais enterré maman. » comme si le temps n'avait pas avancé.

 

Le hasard et l'immobilité du temps renforcent l'aspect dramatique de cette scène. Cependant. la pesanteur de cette présence incarne peut être une signification plus cruciale: le personnage serait le jouet du destin et le dénouement de la scène relèverait de l'absurde.

Il] LA FATALITE

A - Omnipotence des éléments: un monde hostile

Un décor immobile (plage) , mais semble pourtant en mouvement, impression donnée par les nombreuses métaphores et personnifications de la mer (( océan de métal bouillant» « la mer haletait de toute la respiration rapide et étouffée de ses petites vagues» « vibrante d~ soleil» « murmure de son eau ») Le décor est ainsi presque un personnage à part entière de la scène. (

l

La lumière joue un rôle important puisqu'elle trouble la vision de M. L'aveuglement tient une place importante dans la scène. Les verbes employés témoignent de l'imprécision de sa vision ( je devinais son regard» « son image dansait devant mes yeux» « mes yeux étaient aveuglés derrière ce rideau de larmes et de sel ») La luminosité n'éclaire pas, au contraire, elle est source de confusion: « il avait l'air de rire» Ce qui conduit le couteau à devenir une « épée» et un « glaive », ce qui fait croire à M. qu'il est agressé. Le mot « soleil » est d'ailleurs répété huit fois dans le passage, comme pour l'accuser de la responsabilité des faits.

La chaleur a aussi un rôle dans le meurtre. C'est un élément vivant dans le passage; les verbes d'action soulignent son influence néfaste « se pressait derrière moi» « s'opposait» . « s'appuyait». La brûlure assimile le perso à une victime C'est cette brûlure qui l'oblige à avancer vers l'Arabe. Le lien logique établi par l'expression « à cause de» montre bien la relation de cause à effet entre chaleur et premier pas vers l'Arabe. S'ajoute à cette chaleur « le voile épais» de la sueur qui coule d'un coup sur les paupières.

 Le narrateur est dans l'incapacité à discerner ce qu'il voit et ressent, ce qui va le conduire à l'irréparable.

B - Une figure du châtiment divin

Une force transcendante semble peser sur le personnage. Un champ lexical indique ce rapprochement « glaive, lame étincelante, ciel». Le texte souligne que c'est le front qui est touché, ce qui prouve que l'agression frappe en un point vital du corps.( lame ... qui m'atteignait au front» « les cymbales du soleil sur mon front») Le vocabulaire et certaines expressions concourent même à évoquer la fin du monde, l'Apocalypse: « océan de métal bouillant» « la mer a charrié un souffle épais et ardent» « tout a vacillé» « il m'a semblé que le ciel s'ouvrait sur toute son étendue pour laisser pleuvoir du feu. »

III L ABSURDE

A - La rupture de l'équilibre

Le temps suspendu et la structure en boucle de la première partie du roman qui se clôt sur la scène qui a commencé le roman, montre un équilibre défaillant, où le temps se referme sur lui-même. Ceci confère au passage le rôle d'une fermeture en boucle de la première partie. Tout ce qui s'est passé entre ces deux moments n'aurait donc pas eu d'importance.

Tout revient au même.

L'acte de tuer apparaît comme un rupture de l'ordre de la nature « détruit l'équilibre du jour» ; Le bruit du revolver crée une rupture, un avant et un après la faute. «  j'ai compris que j'avais détruit l'équilibre du jour, le silence exceptionnel d'une plage où j'avais été heureux ». Le plus que parfait d'aspect accompli signale une rupture, et montre qu'on ne pourra pas revenir en arrière.

L'expression hautement significative « quatre coups brefs sur la parte du malheur» peut faire penser au théâtre: le théâtre de la vie humaine se met en scène.

B - La question de la responsabilité

Le narrateur semble manquer de volonté propre: « j'ai pensé que je n'avais qu'un demi-tour à faire et tout serait fini ». Mais il ne le fait pas 1

« Je savais que c'était stupide », mais il continue. Le crime n'est ni motivé, ni prémédité. « Rester ici ou partir, cela revenait au même ».

Il apparaît également comme un enfant: les termes « maman)} et « épée}) renvoient à l'univers enfantin. Cela dénote un manque évident de maturité. De plus il transforme la réalité: « les cymbales du soleil », « la lumière a giclé ».  « C'était comme » montre Qu'il joue à métamorphoser le réel.

On a l'impression que c'est le corps qui a réagi sous la pesanteur de l'environnement, et que ce n'est pas le personnage.

Enfin le pistolet semble avoir agi seul: « la gâchette a cédé». Cet acte lui a échappé et la responsabilité ne lui appartient pas. La possession de l'arme le met en état de toute puissance qu'il n'a pas choisi puisque le pistolet ne lui appartient pas.

 Le personnage est coupable, certes, car c'est lui qui a tiré, mais il n'apparaît pas responsable.

Tout lui échappe et agit sans lui; ses actes autant que son corps semblent soumis à la loi de l'absurde.

C - Absence de prise de conscience.

Ce qui frappe, c'est l'absence de sentiment, avant, pendant, et après le crime. Il tire quatre fois encore après le premier coup, effaçant une légitime défense éventuelle. Cet acte d'acharnement est introduit par l'adverbe (c alors» qui souligne qu'il s'agit d'une conséquence du meurtre. Mais il ne prend pas conscience de l'horreur de son acte et semble se complaire dans une curiosité malsaine. " où les balles s'enfonçaient sans qu'il y parût. "

 

Il se contente de tirer sur le cadavre «pour voir » ... Le monde et les comportements n'ont pour lui pas de sens.

CONCLUSION

Ce passage, centré sur le thème du meurtre, pose le pb de la responsabilité. Meursault devient un personnage étranger à ses propres actes, et à lui-même, ce qui ramène au titre du roman. Les images symboliques et la menace d'un environnement hostile pèsent sur le roman comme une fatalité.

La sincérité du narrateur et sa simplicité déroutante mettent en cause l'absurdité de la vie en montrant l'enchaînement des hasards malencontreux, ainsi que les comportements et un monde dépourvus de sens.

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Ce qui pourrait vous interressez : L'étranger, incipit (Camus)

Mais également : L'étranger, épilogue (Camus)

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