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Lecture Analytique & Commentaire : L'étranger : Meursault face au plaidoyer de son avocat, Albert Camus.


2 Avril 2010 Consulté 24450 fois
commentaire composé - 1ère S - Français
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COMMENTAIRE LITTÉRAIRE

 

L'ÉTRANGER : MEURSAULT FACE AU PLAIDOYER DE SON AVOCAT.

ALBERT CAMUS.

 

 

 

Camus ( 1913 – 1960, décédé dans un accident de voiture ). Son père, ouvrier algérien, meurt pendant la bataille de la Marne dans la première guerre mondiale. Il grandit dans un quartier pauvre d'Alger, il fait des études de philosophie. En 1939, il se rend à Paris et termine son premier roman : « L'étranger » qui sera publié en 1942. Pendant la guerre, il entre dans la clandestinité et participe pleinement à la résistance. Il devient célèbre en 1947 avec son roman la peste. En 1957, le prix Nobel de littérature consacre son œuvre mais meurt 3 ans après dans un accident de voiture.

 

L'œuvre de Camus est marquée par deux thèmes principaux : le sentiment de l'absurde et la révolte. Il a le thème de la mort au cœur de sa vie. En effet, dans son enfance il a été atteint de tuberculose ce qui a fait contempler le caractère fragile de l'existence. C'est de là que naît le sentiment de l'absurdité de l'existence. Ses romans affirme la nécessité de l'amour des autres, de la solidarité, qui sont le seul moyen de lutter contre la mort. Meursault le héros de l'étranger est indifférent au monde et ne parvient pas à donner de sens à son existence. Au contraire, le docteur Rieu, le narrateur de la Peste trouve dans le combat contre l'épidémie de peste une façon de combattre l'absurdité de l'existence. Son attitude est l'attitude d'un homme révolté, celle de Camus lui-même, qui trouve dans la vie, dans la nature et dans l'homme, des raisons d'espérer, le sentiment de l'absurde permet ainsi de revendiquer une liberté essentielle.

 

 

 

 

I : Un personnage décalé : le sentiment d'étrangeté au Monde.

 

 

1 : Un personnage solitaire et décalé.

 

2 : La polyphonie du texte.

 

3 : Un personnage incompris.

 

 

II : Le sentiment de l'absurde, condition de l'existence humaine.

 

 

1 : Une existence sous le signe de l'incommunicabilité.

 

2 : Le jugement humain comme entrave à la liberté individuelle.

 

3 : L'indifférence : un personnage trop lucide ?

 

 

 

 

Camus n'appartient pas au mouvement existentialisme mais on retrouve certaines des problématiques du mouvement dans ces œuvres. La montée du fascisme marque la fin de l'humanisme, ainsi que la seconde guerre mondiale ont joué un rôle très important dans le développement de l'absurde qu'on retrouve également chez Ionesco et Beckett. La seule certitude est celle de la mort.

 

Au sentiment de la solitude et à l'expérience du désespoir s'oppose l'exaltation de la vie dans un contexte de sensation ( ombre, odeur, lumière ). La tension est constante entre lyrisme et de désespoir, entre ennui et vitalité. Cette tension aboutie à une volonté d'agir, de mener un combat contre l'oppression, et de croire encore en une solidarité future.

 

 

Comment à travers son personnage de Meursault, Camus montre-t-il l'absurdité de la condition humaine ?

 

 

Meursault s'est rendu coupable d'un crime sans en connaître véritablement le motif. Il semble assister en spectateurs à son propre procès, retranché en lui-même devant la réquisitoire du procureur qui lui reproche son insensibilité au moment de la mort de sa mère, mais aussi devant le plaidoyer de son avocat face auquel il semble aussi dubitatif.

 

Meursault donne une image de passivité : la narrateur exprime son étonnement devant ce qui lui arrive. Les moments d'absence et de retour au tribunal sont nombreux : « à moment, cependant je l'ai écouté » ( ligne 3 ) « je crois que j'étais déjà très loin de cette salle d'audience » ( ligne 8 et 9 ) « tout devenait comme une eau incolore » ( ligne 23 ) « une vie qui ne m'appartenait plus » ( ligne 27 ). D'autre part, Meursault semble ne pas comprendre ce qui se déroule sous ses yeux. Au-delà de son « étrangeté », ce qui caractérise son rapport au monde c'est son incompréhension « je lui ai demandé pourquoi » ( ligne 5 et 6 ) « j'ai acquiescé mais mon compliment n'était pas sincère » ( ligne 32 ). Cet étrangeté de Meursault apparaît au jury comme celle d'un homme indifférent, celle d'un « monstre » méprisant à l'égard de ceux qui l'entoure.

 

 

Ce texte polyphonique ( à plusieurs voix ) renforce l'image d'un personnage perdu face au discours des autres sur lui-même. Le narrateur raconte son histoire à la première personne et fait alterner 3 formes de discours rapportant les paroles prononcée lors de son procès.

 

Le discours direct : citation des propos des avocats et de ceux du gendarme : « il est vrai que j'ai tué »...

 

Le discours indirect : élément de la plaidoirie : ligne 13 à 16 ; ligne 31 à 35.

 

Le discours indirect libre : ligne 16 à 18 : « pour lui j'étais un fils modèle ». Absence de conjonction de subordination ( que ) + utilisation de la troisième personne ( pour lui ) font glisser le discours du style indirect à l'indirect libre.

 

Ce passage apparaît comme un discours des autres plaqué sur ses propres pensées. Ce qui démontre à nouveau que ses juges veulent lui imposer une façon de penser qui n'est pas la sienne.

 

 

Meursault est un personnage qui ne comprend pas les autres, mais aussi un personnage incompris. Camus fait de son personnage une sorte d'énigme, il montre une totale absence de sens des conventions sociales et des discours convenu, le personnage apparaît méprisant et ne porte son attention que sur des détails anodins et sans rapports avec la gratuité des faits « les grands ventilateurs... » ; « les petits éventails » ; « disant « je » à chaque fois qu'il parlait » ; « même son avocat semble ne pas le comprendre » ; « il a plaidé la provocation » ; « lui aussi a parlé de mon âme ». Cette fracture entre les personnes et les autres renvoie à une vision du monde propre à l'univers de Camus : le sentiment de l'absurde.

 

 

Chez Camus, le sentiment de l'absurde est à la fois tragique et plein d'espoir : marqué par la maladie, il ne peut oublier que la vie est fragile. Meursault est indifférent au monde et ne parvient pas à trouver un sens à l'existence, le docteur Rieux dans la « peste » trouve au contraire au combat contre l'épidémie, une occasion de combattre l'absurde. Selon Camus, la dignité de l'homme est de se révolter contre l'injustice et l'absurde de la condition humaine. Finalement, cette expérience de l'absurde est fondatrice du sentiment de liberté chez l'homme. L'écart est particulièrement grand entre l'ampleur du discours sur lui et leur manque de pertinence qui lui donne un sentiment de vertige : « mais à cause de toutes ces longues phrases... Je trouvais le vertige » ( ligne 23 ).

 

Camus dénonce le jugement humain qui classifie une personne en fonction de son apparence, en établissant un profil type du meurtrier désigné. Même le discours de son avocat apparaît à Meursault comme une injustice qui le dépossède de sa liberté et du sentiment intime de sa propre personnalité : « c'était m'écarter encore de l'affaire, me réduire à zéro et en un certain sens se substituer à moi » ( ligne 7 et 8 ) ; « il n'a pas parlé de l'enterrement et j'ai senti que cela manquait dans sa plaidoirie » ( ligne 21 et 22 ). Même celui qui le défend n'est pas fidèle aux idées de Meursault : « J'ai été assailli de souvenirs d'une vie qui ne m'appartenait plus, mais où j'avais trouvé les plus pauvres et les plus tenaces de mes joies ». A la fin de la plaidoirie, le flot de souvenir fait irruption dans l'esprit de Meursault. Les odeurs, les lieux, les rires redonnant au personnage une profonde humanité qui reste son seule espace de liberté face à un monde qui le méprise.

 

L'indifférence n'apparaît pas dans le texte comme une donnée constitutive de la personnalité de Meursault mais comme la résultante de son incompréhension des autres et de leurs normes : Après l'irruption de souvenirs le personnage retombe dans un état de fatigue et d'indifférence, sorte de résignation désabusée : « je n'avais qu'une hâte, celle qu'on en finisse et que je retrouve ma cellule avec le sommeil » ( ligne 30 et 31 ). Le personnage sait qu'il est déjà condamné : il est à la fois trop lucide sur la justice des hommes et sur sa personnalité atypique pour oser croire qu'on peut le comprendre ou trouver des circonstances atténuantes à son geste.

 

Le sentiment de l'absurde de sa condition humaine le renvoie à une forme d'indignation silencieuse qui est son dernier espace de liberté : la pensée.

 

 

Ce texte est un moment clé du roman. Meursault est au centre des discours qui le rate car il n'arrive pas à le savoir dans sa vérité propre. C'est un personnage hermétique qui se résout à l'arbitraire de la justice des hommes sans illusions. Son seul coin de lumière sont ses souvenirs.

 

Ce thème de l'absurde et de la difficulté à communiquer fonde chez Camus la nécessité de la révolte qui, seul, conne à l'homme sa dignité selon lui...

 

 

 

RdM...

 

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