ESPACE revision BAC 2014

Dans cet espace dédié aux révisions du BAC 2014, tu trouveras, pour toutes les séries et toutes les matières, des annales corrigées, des informations pratiques et des fiches conseils pour être au top le jour de l'examen !
LE BAC PAR SERIE

BAC S

BAC ES

BAC L

BAC STMG

BAC STI2D

BAC STD2A

BAC ST2S

BAC STL

BAC Hôtellerie

LE BAC PAR MATIERE

TP du BAC S

Réussir son TPE

BAC de sciences

BAC de français

BAC mathématiques

BAC physique chimie

BAC SVT

BAC Histoire - Géographie

BAC Philosophie

BAC anglais

BAC SES

Annales BAC

LES PLUS POUR LE BAC

Corrigés gratuits bac 2014

Calendrier du bac

Méthodologie bac

Conseils pratiques

QUIZ de révision bac

Aide gratuite en ligne

Oral de rattrapage

Corrigés gratuits bac 2010

Corrigés gratuits bac 2011

Corrigés gratuits bac 2012

Corrigés gratuits bac 2013

Sujets probables bac 2014

Résultats du bac 2014

boule de suif résumé complet Maupassant


20 Octobre 2011 Consulté 26373 fois
résumé - 2nde - Français
Profs
Elèves
Parents
Imprimer Envoyer à un ami Ajouter à ma bibliothèque
Noter  

Guy de Maupassant, Boule de Suif

 

 

: A.Introduction            

:  

 

: Boule de Suif est une nouvelle réaliste de Guy de Maupassant parue en 1880. Cette nouvelle

: raconte l’anecdote sordide arrivée à Boule de Suif durant la guerre de 1870. Les thèmes

: principaux sont la nourriture, l’argent et la guerre de 1870 qui a beaucoup marquée

: Maupassant.

 

: Il est intéressant d’étudier cette nouvelle car Maupassant y montre l’hypocrisie de la haute

: société et du clergé. Nous allons voir dans le développement que Boule de Suif, une prostituée,

: apparaît bien plus respectable que les « honnêtes » bourgeois et qu’elle nous inspire la

: compassion. Dans cette nouvelle, Maupassant dénonce la monstruosité des êtres humains.

:  

:  

 

: B.Le développement

:  

 

: 1.Présentation de l’auteur

:  

 

: Guy de Maupassant, écrivain réaliste français (château de Miosmenil, Seine Maritime

: 1850-Paris 1893). Après une enfance libre et heureuse en Normandie, il assiste à la débâcle de

: 1870, puis accepta un emploi de fonctionnaire à Paris. Parallèlement à une vie sportive et

: joyeuse (les parties de canotage de Mouche), il fit son « apprentissage » littéraire sous la

: direction de Flaubert, ami de la famille, qui lui imposa les exigences  de l’esthétique. Il publia

: Boule de Suif (1880) qui le fit connaître. On trouve déjà là une thématique récurrente dans ses

: nouvelles qui est la monstruosité des êtres humains. Ces recueils évoquent tour à tour la

: Normandie, le cynisme des milieux parisiens, la cruauté des êtres humains et la guerre de 1870

: qui la beaucoup marquée. A partir de 1881, sa santé se dégrade et il commence à délirer. Il est

: interné à la clinique de Passy où il y meurt en 1893 en laissant de nombreuses nouvelles et

: quelques romans.

:  

:  

 

: 2.Résumé

:  

 

: L’action se déroule en Normandie pendant l’hiver de la guerre de 1870-71. Dix personnes

: fuient en diligence Rouen qui est occupée par les Prussiens. Parmi ces gens, se trouvent une

: prostituée surnommée Boule de Suif. Elle est au début méprisé par les autres voyageurs, qui

: comportent des bourgeois et deux bonnes sœurs. Mais quand la faim les pousse à manger les

: provisions qu’elle seule à penser à emporter, ils deviennent plus courtois avec elle. Arrivés dans

: la ville de Tôtes, un officier allemand les oblige à rester dans l’auberge jusqu’à ce que Boule de

: Suif cède à ses avances. La plupart des voyageurs se concertent pour pousser Boule de Suif à

: l’acte. Elle finit par se sacrifier et ils peuvent enfin repartir. Au retour dans la diligence, les

: voyageurs méprisent Boule de Suif pour ce qu’elle a fait et ils la laissent pleurer seule dans son

: coin.

:  

:  

 

: 3.La structure de l’œuvre et ce qui en découle

:  

 

: Dans Boule de Suif, le narrateur utilise la focalisation zéro.

 

: a)Le schéma narratif

: Situation initiale :

 

: -occupation allemande

 

: -la diligence arrive à Tôtes

:  

:  

 

: Eléments perturbateurs :

 

: -diligence bloquée par le Prussien

 

: -refus de Boule de Suif

:  

:  

 

: Dynamique d’actions :

 

: -attente

 

: -l’argumentation pour la « conspiration »

 

: -évolution des personnages

:  

:  

 

: Résolution :

 

: -décision de Boule de Suif à céder au désir du Prussien

:  

:  

 

: Situation finale :

 

: -Départ de la diligence.

 

: -Boule de Suif est humiliée et pathétique

:  

:  

 

: b)Etude du mouvement

:  

 

: -p.9 à 13 : L’invasion des Prussiens à Rouen.

 

: -p.13 (« on partit …») à 22 : La 1ère journée en diligence : les voyageurs font connaissance.

 

: -p.22 (« des petits points… ») à p.26 : La première nuit à l’auberge.

 

: -p.26 (« Comme on avait décider... ») à 29 : L’officier allemand refuse de laisser repartir les

: voyageurs.

 

: -p.29 (« L’après-midi ») à p.30 : Les voyageurs apprennent la cause du refus de l’officier.

 

: -p.30 (« on se leva ») à p.36 : Troisième jour à l’auberge : début de la conspiration.

 

: -p.36 (« le déjeuner fut tranquille ») à p.39 : Quatrième journée : Boule de Suif cède.

 

: -p.39 (« le lendemain ») à la fin : Cinquième jour : départ de l’auberge et humiliation de Boule de

: Suif.

:  

:  

 

: c)La vitesse de narration

:  

 

: Les scènes (passages où la durée des événements correspond à la durée de leur représentation)

: dialoguées sont nombreuses dans Boule de Suif mais ne durent jamais trop longtemps. L’un des

: dialogues les plus significatifs est celui entre le comte et l’officier prussien (p.29) : la froideur et le

: laconisme de ce dernier soulignent le caractère bloqué de la situation.

 

: Les sommaires sont en majorité les passages où les voyageurs conspirent entre eux pour amener

: Boule de Suif à céder au chantage du prussien et ceux qui évoquent les conversation à table.

: Lors du dîner du troisième jour au cours duquel la comtesse parvient à faire intervenir la

: religieuse de manière décisive, Maupassant mêle la technique du sommaire à celle de la scène.

: En effet, tantôt il rapporte au style direct les paroles de la religieuse, tantôt il résume au style

: indirect les principaux arguments avancés par les interlocuteurs. Cela permet à Maupassant de

: tirer le meilleur parti des deux techniques : avec la scène, il met en valeur l’impact dramatique de

: tel ou tel argument ; avec le sommaire, le narrateur prend ses distances par rapport aux

: arguments et peut les présenter ironiquement en faisant ressortit l’hypocrisie des voyageurs.

 

: Ce sont surtout les nuits qui donnent lieu à des ellipses. Dans Boule de Suif, la nuit est une

: période d’évolution psychologique comme l’affirme le dicton « la nuit porte conseil ». On le voit

: très clairement dans ce passage : « Aussitôt le repas terminé, on remonta bien vite dans les

: chambres pour ne descendre que le lendemain, qu’assez tard dans la matinée. Le déjeuner fut

: tranquille. On donnait à la graine semée la veille le temps de germer et de pousser ses fruits. »

: (p.36).

 

: Il apparaît donc que la nouvelle ne comporte pas vraiment de temps morts. Même les ellipses

: font avancer l’intrigue sur le plan psychologique.

 

: d)Linéarité de l’intrigue

:  

 

: Dans cette nouvelle, l’auteur ne transforme pas l’ordre des événements, ne fait pas de prolepse.

: La narration suit l’ordre chronologique des faits. Il y a juste deux analepce, quand Boule de Suif

: raconte la cause de sa fuite et lorsque Loiseau dit qu’il a surpris, deux nuits auparavant, Boule

: de Suif et Cornudet dans le corridor. Mais ces deux exemples proviennent de la parole des

: personnages, alors Maupassant n’effectue jamais directement de retour en arrière dans cette

: nouvelle.

 

: e)Symétrie et répétitions

:  

 

: Maupassant utilise les effets de symétrie et de répétition dans cette nouvelle. Par exemple, le

: trajet en diligence à la fin rappelle celui du début. Mais il y a une différence majeure. Au début,

: c’est Boule de Suif  partage ses provisions avec les autres voyageurs, mais à la fin, celle-ci a

: oublié d’en amener et les autres voyageurs ne lui en donne même pas une miette. Le parallélisme

: de ces deux scènes produit un contraste choquant qui révèle la bassesse et l’ingratitude de la «

: bonne » société.

 

: D’une part, Maupassant utilise ce procédé car c’est une nouvelle réaliste et la vie quotidienne

: est une répétition d’action. D’autre part, ces effets de répétition montrent que Maupassant a une

: vision pessimiste de la société.

:  

:  

 

: 4.Les personnages principaux

:  

 

: Les personnages de Boule de Suif représentent toute la société française. Il est clair que

: Maupassant a voulu montrer les diverses classes sociales et un riche éventail de types humains.

: Nous allons voir que les personnages sont associés en couple (Boule de Suif-Cornudet, les

: couples mariés et le couple de religieuse).

 

: a)Boule de Suif

:  

 

: Identité : Tout le long de la nouvelle, elle est nommée par son surnom « Boule de Suif » qui fait

: allusion à son physique rond et gras : « suif » signifie graisse. Il faut attendre plusieurs pages

: (p.23) avant d’apprendre son vrai nom qui est Elisabeth Rousset. Ce simple détail indique

: qu’elle n’a pas sa place parmi la société « honnête » car le nom est une marque de respect. Le

: sien n’est prononcé que trois fois au cours de l’histoire, et en plus dans un contexte

: déshonorant, puisque c’est lorsqu’on lui demande si elle accepte de céder au désir de l’officier.

 

: Boule de Suif n’est pas qu’une prostituée de bas étage car elle a une maison à Rouen et une

: domestique. Elle est plutôt une « demi-mondaine » car ses clients devaient être des bourgeois.

: Elle vit donc de cet ordre social et de ses vices privés.

 

: Elle doit fuir Rouen à cause de l’arrivé des Prussiens.

:  

:  

 

: Portrait physique : Elle est petite, ronde de partout, grasse à lard, avec des doigts bouffis,

: étranglés aux phalanges, pareils à des chapelets de courtes saucisses, avec une peau luisante et

: tendue, une gorge énorme qui saillait sous sa robe, elle restait cependant appétissante et courue,

: tant sa fraîcheur faisait plaisir à voir. Sa figure était une pomme pivoine prêt à fleurir, et

: là-dedans s’ouvraient, en haut, deux yeux noirs magnifiques, ombragés de grands cils épais qui

: mettaient une ombre dedans ; en bas, une bouche charmante, étroite, humide pour le baiser,

: meublée de quenottes luisantes et microscopiques (p.16).

:  

:  

 

: Portrait morale : Maupassant ne la présente pas comme tout à fait stupide, elle est plutôt naïve et

: inconsciente jusqu’à la dernière scène de la malveillance fondamentale des autres voyageurs.

: Mais cette naïveté est la conséquence de sa nature généreuse, qui la pousse à faire confiance

: aux autres, et à vouloir les aider. On le voit bien lors du premier jour de voyage, lorsqu’elle offre

: toutes ses provisions à ses compagnons. Ce sacrifice n’est pas superflu pour elle : tout, dans son

: physique, indique une extrême gourmandise. Lorsqu’elle cède finalement à l’officier, c’est pour

: satisfaire les autres voyageurs. On sent qu’elle aurait résisté jusqu’au bout si elle avait été seule.

: Le prussien, qui « connaît bien la nature humaine » (p.32), l’a bien compris, et c’est pour cela

: qu’il retient tous les voyageurs. Il compte sur ces êtres faibles et lâches pour faire fléchir la

: généreuse et patriote fille corrompue.

 

: Boule de Suif a un respect sincère pour la patrie, l’Eglise et le trône qui devraient normalement

: représenter cette société « honnête » qui la méprise. Son patriotisme est tout à fait spontané. Elle

: doit fuir Rouen car elle a agressé physiquement un militaire prussien qui était venu réquisitionner

: son domicile. Cet acte montre son amour pour la France et sa haine contre l’ennemi. Cette haine

: de l’occupant s’exprime aussi par une agression verbale : elle demande à l’aubergiste de

: transmettre son refus formel à « cette crapule, à ce saligaud, à cette charogne de Prussien »

: (p.30). Elle manifeste également ses pudeurs patriotiques de manière symbolique. Lorsque

: Cornudet lui demande ses faveurs, elle refuse, non parce qu’il lui déplaît, mais à cause de la

: présence de l’Allemand. Enfin, lorsque l’officier fait descendre les voyageurs de la diligence,

: c'est elle qui descend la dernière, voulant par ce geste défier ce militaire impertinent.

 

: Le paradoxe le plus amusant de Boule de Suif est son respect religieux. Dans la diligence, elle

: propose de la nourriture aux deux religieuses d’une voix « humble et douce » (p.19). Ce sont

: également les arguments de la religieuse, habillement sollicités par Mme de Bréville, qui semblent

: finalement faire céder Boule de Suif. Enfin, elle se rend à l’église et explique à ses compagnons

: que « c’est si bon de prier quelquefois » (p.34). Sa piété apparaît donc sincère. Elle contraste

: avec les prières mécaniques des religieuses et la religiosité hypocrite de la comtesse, qui n’hésite

: pas à abuser de la religion pour pousser Boule de Suif dans les bras du prussien.

 

: En politique, Boule de Suif est bonapartiste. Elle s’emporte violemment quand Cornudet attribue

: les malheurs de la France à « cette crapule de Badinguet » (p.21). Elle exprime son mépris « les

: polissons comme vous ». « Vous » s’adresse à Cornudet et aux personnes qui ont trahi

: l’empereur : les républicains.

 

: Son conservatisme social paraît invraisemblable car il est rejeté et marginalisé par l’ordre social

: même qu’elle admire et respecte. A la fin de la nouvelle, elle se retrouve complètement à l’écart

: des autres voyageurs après avoir obtenu leur libération en cédant à l’officier. Ces êtres

: hypocrites et ingrats, qui « l’avaient sacrifiée d’abord, rejetée ensuite » (p.40), ne lui offre même

: pas à manger. Le dernier mot de la nouvelle est « ténèbres ». Au premier degré, il s’agit bien sûr

: de la nuit qui est tombée, mais symboliquement, ces ténèbres traduisent la tristesse et la solitude

: de cette victime.

:  

:  

 

: Rôle : Boule de Suif est le personnage principal. Cette prostituée permet aux autres voyageurs

: de quitter Tôtes. Boule de Suif symbolise la résistance contre l’occupant.

:  

:  

 

: Conclusion : Son personnage est construit sur une apparence contradictoire entre sa vie de

: prostituée et son attachement au patriotisme, à l’Eglise et à l’empereur. C’est une victime qui

: nous inspire la pitié et la compassion. Cette fille corrompue paraît bien plus honnête que les

: bourgeois de la société dite « honnête ».

 

: b)Cornudet

:  

 

: Identité : Cornudet est essentiellement défini par ses opinions politiques. C’est un démocrate,

: ennemi du régime impérial et de la bourgeoisie qui s’y est ralliée, d’où son surnom « Cornudet le

: démoc » (p.15). A priori, il apparaît plus sympathique que les autres personnages et le fait qu’il

: soit lui aussi marginal le rapproche de Boule de Suif. D’ailleurs, celle-ci s’appelle Elisabeth

: Rousset et Maupassant a doté Cornudet d’une barbe rousse. L’auteur veut peut-être ainsi

: symboliser le rapprochement entre ces deux personnages. Mais en définitive, Cornudet est un

: faible qui trahit également Boule de Suif.

:  

:  

 

: Portrait morale : Maupassant insiste sur le côté vain et ridicule de Cornudet. Il est déteste la

: bourgeoisie, alors qu’il est lui-même un fils de bourgeois, qui a hérité d’ « une assez belle fortune

: ». Ses actes révolutionnaires se résultent surtout à de grands discours  et sa bravoure devant

: l’ennemi est assez superficielle. Il s’est contenté des pièges et dresser des barricades, pour

: s’enfuir comme les autres dès que les Prussiens arrivent.

 

: A la fin de la nouvelle, au lieu de défendre Boule de Suif et d’affronter directement les bourgeois

: qui la laissent pleurer dans son coin, il se contente de les narguer en chantant La Marseillaise. Ce

: chant exprime un patriotisme révolutionnaire. D’une part les fiers couplets font honte aux

: bourgeois de leur lâcheté, et d’autre part, ils leur lancent un défi d’extrême gauche. Mais ce défi

: ne satisfait que l’amour-propre de Cornudet car il ne fait rien pour changer la situation de Boule

: de Suif. La vanité de son patriotisme se remarque lorsqu’il considère celui de Boule de Suif d’un

: air fier et un peu dédaigneux. Lorsque Maupassant dit « Les démocrates à longue barbe ont le

: monopole du patriotisme comme les hommes en soutane ont celui de la religion » (p.21), il veut

: montrer que la foi républicaine de Cornudet est aussi hypocrite et présomptueuse que la foi

: religieuse du clergé.

 

: Cornudet montre peu de solidarité envers Boule de Suif sans doute parce qu’elle a refusé ses

: avances. Celle-ci, en effet lui refuse l’entrée de sa chambre par « pudeur patriotique ».

: Autrement dit, la femme « facile » ne veut pas se prostituer en présence de l’occupant prussien.

 

: Lorsque Cornudet déclare aux voyageurs qu’ils ont commis une « infamie » en poussant Boule

: de Suif dans les bras de l’Allemand, Loiseau comprend qu’en fait Cornudet est jaloux. Même si

: c’est le jugement d’un personnage vulgaire et méprisable, il ne manque pas d’une certaine

: vraisemblance. Malgré son sentiment de supériorité morale, Cornudet est certainement aussi

: égoïste que les bourgeois qu’il haït.

:  

:  

 

: Rôle : C’est un révolutionnaire patriotique qui ne fait rien pour défendre Boule de Suif car il est

: lâche.

:  

:  

 

: Conclusion :  Cornudet est un révolutionnaire patriotique qui déteste la bourgeoisie, mais il

: n’aide pas Boule de Suif à cause de sa lâcheté et de sa jalousie

 

: c)Les couples de la « bonne » société

:  

 

: Nous allons voir les couples qui forment la « bonne » société par ordre croissant de niveau

: social. Nous allons commencer par le moins raffiné de ces ménages, les Loiseau.

:  

 

: Les Loiseau

:  

 

: Identité de M.Loiseau : Contrairement à M.Carré-Lamandon qui est un grand bourgeois dans

: l’âme, Loiseau est un homme du peuple, sans dignité ni éducation. C’est seulement sa réussite

: financière qui l’a rangé du côté des bourgeois, il n’est en fait qu’un « parvenu ».

:  

:  

 

: Portrait morale de M.Loiseau : On voit lors du dîner final, son goût pour les plaisanteries

: sexuelles. Cela révèle sa nature vulgaire. On remarque aussi qu’il ne sait pas se tenir, il est le

: premier à crier famine dans la diligence. C’est le seul moment de la nouvelle où il se montre

: amical. En effet il exprime sans honte cette faim que tous les autres voyageurs ressentent, et son

: côté simple, qui contraste avec l’attitude hautaine des autres bourgeois, l’amène à accepter la

: nourriture et le rhum que les autres dédaignent.

 

: Maupassant insiste sur sa bassesse morale. Même ses amis le considère comme un « fripon

: madré ». Le vin qu’il vend est plusieurs fois qualifié de médiocre. Il n’a aucun scrupule

: patriotique, et compte bien exiger au Havre le paiement, par l’armée française, de l’infâme

: piquette qu’il lui a vendue.

 

: Il se montre particulièrement bas lorsque, bouillant de rage et d’impatience devant le refus de

: Boule de Suif, il propose aux voyageurs de la livrer « pieds et poings liés » à l’officier prussien.

: La ruse et la malhonnêteté font à ce point partie de son caractère qu’il ne peut s’empêcher de

: tricher aux cartes avec la complicité de son épouse.

:  

:  

 

: Portrait morale de Mme Loiseau : Sa femme est d’un caractère aussi méprisable que lui, bien

: qu’elle soit différente. Si M.Loiseau est, dans ses meilleurs moments, bon vivant et convivial,

: Mme Loiseau est dure et sèche. Son « âme de gendarme » (p.32) ne comporte pas un atome de

: générosité ni d’humour. On le voit bien quand son mari, par plaisanterie, dit aux voyageurs, que

: sa faim est telle qu’il paierait cent francs pour un simple jambonneau. Mme Loiseau a un geste

: de dépit car elle est tellement avare qu’elle ne comprend les blagues au sujet de l’argent. Sur un

: point, elle lui ressemble : elle est aussi peu scrupuleuse que son époux, et s’entend très bien avec

: lui pour tricher aux cartes (p.29).

:  

:  

 

: Portrait physique des Loiseau : La différence de caractère entre ces deux époux se reflète dans

: leur physique : alors que Loiseau est petit, gras et rougeaud, sa femme est grande et tout son

: corps n’est qu’une « dure carcasse » (p.26).

:  

:  

 

: Rôle : Les Loiseau participent à la « conspiration » pour faire capituler Boule de Suif.

:  

:  

 

: Les Carré-Lamandon

:  

 

: Identité et portrait morale : M.Carré-Lamandon : Plus riche que les loiseau, les

: Carré-Lamandon sont aussi, comme dit Maupassant, d’une « caste supérieure ». Ce sont de «

: vrais » bourgeois, avec toute l’éducation et la tenue que ce statut implique. Mais là encore, ce

: n’est qu’une apparence.

 

: Industriel normand, riche et respecté, M.Lamandon-Carré est un homme qui vit constamment

: dans l’hypocrisie. Durant le régime impérial, il a fait figure d’opposant politique, mais, comme

: nous le dit Maupassant, c’est uniquement pour se faire « payer plus cher son ralliement » (p.14).

: Il n’a donc pas de véritables et honnêtes convictions politiques. Son seul intérêt est l’argent et le

: prestiges social.

 

: Cette absence de convictions entraîne chez lui de flagrantes contradictions internes. Si, d’une

: part, il admire le panache militaire, ce grand commerçant déplore, d’autre part, que l’armé coûte

: aussi cher à l’Etat, et emplois de manière « improductive » quantité de bras que l’on pourrait

: utiliser pour « de grands travaux industriels » (p.25). A travers lui, Maupassant critique

: l’ambiguïté idéologique de la grande bourgeoisie marchande.

 

: Mme Carré-Lamandon : L’auteur décrit Mme Carré-Lamadon comme jeune et jolie. Elle

: montre beaucoup de dédain à l’égard de Boule de Suif mais elle n’est guère plus vertueuse que

: la prostituée. En effet, la « jolie Mme Carré-Lamandon » est « la consolation des officiers de

: bonnes familles envoyés à Rouen en garnison »(p.15). Cette phrase en dit long. Elle trompe

: probablement son mari, qu’elle n’a sans doute épousé que pour son argent, avec des hommes

: plus jeunes que lui. En plus, sa faiblesse pour les jeunes officiers est confirmée quand elle dit que

: l’officier prussien lui paraît « pas mal du tout » (p.32), et c’est là de sa part un jugement de «

: connaisseur ». Malgré sa façade de respectabilité bourgeoise, elle est aussi légère, sinon plus,

: que Boule de Suif.

:  

:  

 

: Rôle : Ils représentent la bourgeoisie commerçante. Ils participent à la débauche de Boule de

: Suif.

:  

:  

 

: Les Bréville

:  

 

: Identité : Après la petite puis la grande bourgeoisie, Maupassant nous présente, avec le comte et

: la comtesse de Bréville, le plus haut niveau social, celui de l’aristocratie.

:  

:  

 

: Portrait morale du comte : Ces nobles sont aussi hypocrite et lâche que les bourgeois. Malgré sa

: noblesse, M. de Bréville n’a pas de courage et d’honneur. Maupassant nous le présente comme

: un « diplomate », il est issu de « trois générations d’ambassadeurs » (p.52). Ce trait, qui n’est

: pas négatif en soi, équivaut, chez le comte, à une attitude lâche et soumise. Loin d’approuver le

: courage de Boule de Suif, il encourage celle-ci à céder au prussien car « il ne faut jamais résister

: au plus forts » (p.23). Cette lâcheté érigée en philosophie est d’autant plus méprisable que le

: comte se vante d’être un descendant de Henri IV, à qui il s’efforce même de ressembler

: physiquement. Mais la seul marque de supériorité que possède le comte est le contrôle qu’il a

: de lui-même, et de son esprit d’initiative. C’est lui qui s’impose naturellement comme la tête de

: la « conspiration » destinée à faire fléchir Boule de Suif. Il possède également l’art de la parole,

: que ce soit pour parler à l’officier prussien, à ses compagnons ou à Boule de Suif, il sait toujours

: employer les mots et le ton adapté à la situation. Mais il n’est qu’un homme de discours. Chez

: lui, la noblesse n’est que forme et apparence.

:  

:  

 

: Portrait morale de la comtesse : La comtesse excelle aussi dans l’art de paraître. Elle a « grand

: air », comme le précise Maupassant, ce qui lui a permis, bien qu’elle soit noble de naissance,

: d’être acceptée par l’aristocratie normande. Vis-à-vis de Boule de Suif, elle sait se montrer

: aimable, mais cette attitude trahit avant tout de la condescendance et un énorme complexe de

: supériorité.

 

: Comme le comte, elle a le sens de l’initiative, et c’est elle qui a l’idée d’utiliser des arguments

: tirés de la religion pour faire céder Boule de Suif. Très rusé, elle amène la religieuse à dire que

: Dieu serait tout disposé, vu les circonstances, à pardonner à Boule de Suif son « péché ». Cette

: grande dame, comme les autres, finit par s’amuser « comme une folle » des plaisanterie

: obscènes de Loiseau, lors du dîner final (p.38).

:  

:  

 

: Rôle : Ils représentent l’aristocratie et il participe aussi à la débauche de Boule de Suif.

:  

:  

 

: Conclusion :

: Ces couples qui représentent la « bonne » société apparaît bien moins respectueux que Boule de

: Suif qui est une prostituée. Ils sont hypocrites, lâches, insolents, égoïste et dénués d’honneur et

: de vrai patriotisme. Cela montre que leurs valeurs ne sont qu’une apparence car ils sont en

: réalité méprisable. Il y inversement des valeurs dans cette nouvelle.

 

: d)Les deux religieuses

:  

 

: A travers les deux religieuses, Maupassant fait une caricature de l’hypocrisie et de la dévotion à

: la religion. Il devait mettre des personnages du clergé dans la nouvelle car la religion officielle set

: de base idéologique et de justification à la domination des classes supérieures qui sont

: représenter par les trois couples. C’est la « bonne » société qui a « de la Religion et des

: Principes » (p.15).

 

: La plus âgée des religieuse est présentée comme très masculine, alors que la plus jeune, sa «

: chère sœur Saint-Nicéphore » est « mignonne » (p.35) et fragile, d’un aspect maladif. Elles

: forment donc presque un couple. Elles ressemblent à des automates et semblent déshumanisées

: lorsqu’elles récitent leur prière. Elles ont des réflexes d’esclaves : lorsque le prussien fait

: descendre les voyageurs de la diligence, elles descendent en première, en « saintes filles habituée

: à toutes les soumissions » (p.22). La plus âgées des deux est très masculine car elle a passé sa

: vie dans l’armée à soignant les blessés sur le champ de bataille. C’est « une vraie bonne sœur

: Ran-tan-plan » (p.36), elle a une âme de soldat.

 

: C’est elle qui achève de vaincre la résistance de Boule de Suif en affirmant qu’un péché est vite

: pardonné s’il est accompli pour des motifs louables. Sa philosophie morale est très habile.

 

: e)L’officier prussien

:  

 

: L’officier est un symbole de la « goujaterie naturelle du militaire victorieux » (p.29). Toute son

: attitude est caractérisée par la tyrannie arbitraire. Il ne prend même pas la peine d’expliquer son

: refus : « che ne feux pas…foilà tout » (p.29). Maupassant fait de lui une caricature impitoyable.

: Il imite son accent allemand. Physiquement, l’officier est ridiculement guindée, il est serré dans

: son uniforme « comme une fille dans son corset » et sa moustache est « démesurée » comme

: son arrogance (p.22).

 

: f)Les aubergistes

:  

 

: Le couple de Follenville, qui sont les aubergistes de Tôtes, sont la caricature des petits

: bourgeois issus du peuple, sans grande éducation comme les Loiseau. D’ailleurs Loiseau

: sympathise avec eux. Mais ils sont plus sympathiques que les Loiseau car ils n’ont pas de

: prétentions. Le « bon sens » paysan de Mme Follenville, lorsqu’elle confie aux voyageurs son

: opinion sur la guerre et l’armée prussienne, impressionne M.Carré-Lamandon. Il se peut que

: Maupassant exprime son propre point de vue à travers elle.

 

: En revanche, le gros Follenville est assez lâche et la franchise avec laquelle sa femme parle à des

: étrangers l’inquiète. Il lui conseille à plusieurs reprises de se taire. D’autre part, il joue le rôle du

: messager de l’officier prussien quand il demande à Boule de Suif de la part de celui-ci si elle

: veut bien céder à son chantage. Cela le rend passivement complice du vainqueur tyrannique. Il

: ne se préoccupe pas du malheur de la France et de l’infortune de Boule de Suif, tout ce qui

: l’intéresse, c’est de préserver son auberge et ses intérêts personnels. A cet égard, il appartient

: bien à la même catégorie que Loiseau, Carré-Lamandon et Bréville.

 

: g)Les autres personnages

:  

 

: Il y a les soldats, le cocher et le bedeau de Tôtes.

 

: Maupassant ne se prive pas de critiquer les soldats de l’armée française peu glorieuse. Malgré

: leur  défaite, il sont toujours orgueilleux. Un an plutôt, ils se montraient aussi arrogant que les

: prussiens vis-à-vis des Rouennais. Les officiers sont des « fanfarons ». Quand eux simples

: soldats, ils ont des « airs de bandits » (p.9) et sont des « pillards débauchés » qui font plus peur

: à leurs propres officiers qu’à l’ennemi. Ils sont incompétents sur le plan militaire.

 

: Par contraste, les Prussiens ont l’apparence d’une armée puissante et disciplinée, mais ces

: qualités les déshumanisent. Ils ne sont pas des individus, mais une simple « masse noire » et des

: « flots envahisseurs » (p.10).

 

: Le cocher est un personnage passif qui obéit sans poser de questions lorsqu’on l’interdit de

: repartir de Tôtes

 

: Le bedeau est décrit ironiquement comme les deux religieuses par Maupassant. Cela prouve

: l’antipathie de Maupassant pour l’Eglise Ce « vieux rat d’église » admire  sans réserves les

: soldats allemandes. (p.27). Il utilise le même argument que Mme Follenville : « ce sont les

: grands qui font la guerre » (p.27). A ses yeux, les soldats ennemis sont des victimes de leurs

: dirigeants, autant que les Français occupés. Cette attitude conciliante vient de sa bêtise et de sa

: lâcheté.

:  

:  

 

: 5.Les thèmes principaux

:  

 

: Les thèmes principaux sont l’argent, la nourriture, la guerre, le réalisme, l’argumentation et

: l’hypocrisie.

 

: a)L’argent

:  

 

: L’argent joue un rôle capital dans cette nouvelle car c’est une satire des classes supérieures de

: la société. Quoique très différents par leur éducation et leurs opinions politiques, Loiseau,

: Carré-Lamandon et Bréville sont unis par l’argent.

 

: L’argent les rend « frères », même s’il n’y a aucune fraternité entre eux. Ces trois homme unis

: par « un instinct conservateur », constituent une alliance anormal, car pendant la révolution

: (environ 80 ans plus tôt), ils auraient été ennemis. En effet, le comte représente l’aristocratie et

: les deux autres la bourgeoisie commerçante.

 

: Maupassant prouve que les idées et les valeurs de chaque classe sont secondaires par rapport à

: la fortune, qui est la seule véritable distinction des individus. Ils appartiennent tous les trois à « la

: grande franc-maçonnerie de ceux qui possèdent » (p.17). Leur richesse proviennent de sources

: différentes. Loiseau s’est enrichi par le commerce, Carré-Lamandon par l’industrie, et le comte

: par héritage.

 

: Maupassant nous présente des attitudes différentes par rapport à l’argent. Cornudet est le plus

: généreux, il a dépensé son argent pour ses amis républicains. A l’opposé, Mme Loiseau est

: d’une extrême avarice, et ne supporte même pas que l’on plaisante de l’argent. Son mari est

: plus généreux car c’est lui qui offre le champagne lorsque les voyageurs célèbrent la capitulation

: de Boule de Suif (p.37). Entre ces deux extrêmes, M.Carré-Lamandon donne l’image d’un

: gestionnaire prudent comme il convient à un homme d’affaire respectable. Il a constitué un

: capital au cas où la guerre l’oblige à se réfugier en Angleterre.

 

: Conclusion : Maupassant présente la bourgeoisie normande comme très lâche et très avare. «

: Emasculés par le commerce » (p.10), les Rouennais n’osent refuser de payer le tribut de guerre

: qu’exigent les prussiens. Mais plus ils sont riches, plus ils souffrent de voir leur argent passer

: entre les mains des vainqueurs.

 

: b)La nourriture

:  

 

: Les repas sont importants dans Boule de Suif parce qu’ils rythment le temps de l’histoire et

: parce qu’ils constituent le lien social entre les personnages.

:  

:  

 

: La nourriture comme un lien social

: Ce sont en effet les repas qui permettent aux voyageurs de communiquer. Pendant le voyage en

: diligence, c’est la faim qui pousse les voyageurs à parler de nourriture. Plus tard, quand Boule

: de Suif partage ses provisions avec eux, ils se sentent obliger de lui parler, malgré le mépris

: qu’ils éprouvent pour elle. Maupassant insiste beaucoup sur ce 1er repas en diligence pour

: installer un contraste frappant avec le repas final où les voyageurs très ingrats dégustent leurs

: repas froids, sans en offrir à la malheureuse Boule de Suif, qui a oublié d’emmener des

: provisions.

 

: A l’auberge, c’est au cours des repas, que les voyageurs argumentent pour pousser Boule de

: Suif à céder au caprice du prussien. Les repas en commun forment un idéal pour leur entreprise,

: ils parlent autour de la table sans s’adresser à Boule de Suif en particulier. Cette technique est

: très efficace car elle permet d’influencer la courtisane sans pour autant la heurter de front.

:  

:  

 

: Boule de Suif comparé à de la nourriture

: Symboliquement, Boule de Suif est de la nourriture car elle est comparé à un objet à

: consommer quand ils la livrent « en pâture » à l’officier.  Le narrateur compare son corps à

: divers produits cosmétiques. Elle est « grasse à lard » et « appétissante ». Ses doigts sont pareils

: à « de courtes saucisses ».  Sa figure ressemble à « une pomme rouge »(p.16). La métaphore de

: Boule de Suif comparée à de la nourriture est confirmée par l’une des plaisanteries de Loiseau

: qui propose de manger de « manger le plus gras des voyageurs ». Ces comparaisons enlèvent

: toute dignité à cette victime, que l’on traite comme un objet à consommer.

 

: c)La guerre

:  

 

: Maupassant consacre les premières pages de son récit à une description très réaliste de la

: guerre.

 

: Au niveau métaphorique, toute la « conspiration » des voyageurs pour amener Boule de Suif à

: céder au désir du prussien est comparée à un combat militaire. On le voit bien dans ce passages

: :

 

: « Chacun convint du rôle qu’il jouerait, des arguments dont il s’appuierait, des manœuvres qu’il

: devrait exécuter. On régla le plan des attaques, les ruses à employer, et les surprises de l’assaut

: pour forcer cette citadelle vivante à recevoir l’ennemi dans la place (p.33)

 

: Cette métaphore est continué jusqu'à la capitulation de cette « citadelle vivante » qu’est Boule

: de Suif. Les arguments de la religieuse font « brèche » (p.35) dans sa résistance. Cette

: résistance est comparée au rempart d’une forteresse qui s’effondre sous les coups de l’ennemi.

: Cette métaphore de la guerre est ironique car ces lâches, qui s’abaissent devant l’ennemi en

: réalité, deviennent des stratagèmes quand il s’agit de s’attaquer à plusieurs à Boule de Suif qui

: est une malheureuse isolée.

 

: Enfin le « viol » de Boule de Suif est un symbole du « viol » de la France par les prussiens. Ce

: mot paraît peut-être exagérer car Boule de Suif se rend d’elle même mais c’est à cause de la

: violence morale qu’elle subit. On voit bien qu’à la fin, Boule de Suif offre l’image d’une femme

: violée car elle est « troublée, honteuse » et se sent «souillée par les baisers de ce Prussien »

: (p.39).

:  

:  

 

: d)Le réalisme

:  

 

: Boule de Suif est une nouvelle réaliste car l’histoire est située dans l’Histoire ( la guerre de

: 1870) et le cadre géographique est fidèle. Ce n’est pas un hasard si Maupassant a choisi la

: Normandie parce sue c’est sa région natale qu’il connaît très bien et toutes les localités citées

: (Rouen, Dieppe, Tôtes) pourraient très bien constituer, en réalité, les étapes d’un voyage en

: diligence.

 

: Rien dans cette nouvelle n’est invraisemblable ou irrationnel. Les événements s’y déroulent dans

: un ordre logique et les actions de chaque personnage y sont justifiées par des mobiles précis et

: intelligibles. Par exemple, nous savons pourquoi les voyageurs ont quitté Rouen. Boule de Suif

: fuit pour sa sûreté car elle a agressé un militaire prussien et elle risque donc de se faire arrêter.

: Ce détail explique peut-être pourquoi c’est à elle que l’officier prussien demande les faveurs.

: Quand il a vérifié l’identité des voyageurs, il a su qu’elle s’appelait Elisabeth Rousset comme la

: femme que recherchent ses compatriotes à Rouen. Il sait que Boule de Suif risque de recevoir

: une punition sévère et conclut que la peur l’amènera à se donner à lui. En plus, il sait peut-être

: que c’est une femme galante. Ainsi les causes de la conduite du prussien sont expliquées.

 

: Il y a de nombreuses descriptions. Les personnages et les lieux sont décrits en détail. Les

: individus sont définis par rapport à leur milieu social, leur profession et leur place dans la société.

: Chaque personnage représente un échantillon d’un type social.

:  

:  

 

: e)L’argumentation

:  

 

: Les voyageurs argumentent pour pousser Boule de Suif à capituler. Ils vont utiliser quatre

: stratégies : la flatterie, les exemples héroïques, l’argument religieux et de la charité.

 

: C.Conclusion

:  

 

: Dans cette nouvelle réaliste, Maupassant a une vision pessimiste de la société. Il dénonce la

: bassesse de la « bonne » société qui est égoïste, lâche, hypocrite et sans honneur et sans aucun

: sens patriotique. La crise qu’ils viennent de subir n’a pas changé leur caractère. Quand à Boule

: de Suif, elle est toujours aussi exclue et méprisée à la fin qu’elle l’était au début malgré son

: sacrifice. Cela montre que le niveau social ne fait pas la valeur morale. Boule de Suif apparaît

: bien plus respectable que la société dite « honnête ». Nous voyons bien que Maupassant est

: pour Boule de Suif et qu’il cherche à nous faire ressentir la compassion pour cette marginale qui

: est pathétique. Cette nouvelle ressemble à La Folle.

0 commentaire

Ce document a été mis en ligne par french78, Elève 2nde.

Il peut comporter des erreurs ou inexactitudes. Mettez une note et laissez un commentaire pour aider cet élève á s'améliorer, ou le féliciter.
L'auteur sera informé automatiquement par email.




french78

Elève 2nde

Sur intellego depuis le
19 Mars 2009

A PROPOS DE CE BLOG


Quiz au hasard de french78
Qu-est qu'un parallélogramme ?
 
un quadrilatère qui a ses côtés opposés parallèles
un quadriltere qui a ses côtes qui se coupent en angles droit
un quadrilatère qui a ses côtes parallèles deux à deux
une figure a 4 côtés dont les angles sont opposés par le sommet parallèles
 

Intellego a le soutien de la DUI



BREVET 2014

CORRIGES BREVET 2014


BREVET de Maths

BREVET de Français

Dictée du BREVET

BREVET d'Histoire Géographie

QUIZ de révision du BREVET


Sujets corrigés BREVET 2013

Sujets corrigés BREVET 2012

Sujets corrigés BREVET 2011

Sujets corrigés BREVET 2010

Sujets corrigés BREVET 2009

Calendrier BREVET 2014

Calcul des points du BREVET 2014

Résultats GRATUITS du BREVET 2014


Arriver moins stressé au BREVET

Comment réviser efficacement pour le BREVET

Gérer son temps pendant l'épreuve

Corriger sa dictée de BREVET

Faire des fiches de révision du BREVET

DOSSIERS de la REDACTION

Orientation
Vie scolaire
Culture
Santé
Soutien scolaire

TESTS D’ORIENTATION

Etes-vous fait pour la FAC ?
Atout métier
Atout orientation collège et lycée
intellego vous propose un programme d'assistance scolaire, notamment réviser le BAC et le BREVET; vous pouvez maintenant bénéficier de soutien scolaire par Internet, de cours de math gratuits et d'aide aux devoirs en ligne, avec Intellego, qui vous invite à des forums enseignants dynamiques. Pour les révisions du BAC 2013, intellego vous conseille également reviser-bac.fr.