Titre :Mon ami Frédéric

Date de publication :

Edition/ collection/ nombre de pages :

Hachette Jeunesse/ Collection Libre de poche /222 pages

Eléments biographiques : Né à Cologne (Allemagne) en 1925, exactement la même année que les deux enfants (également personnages principaux) de Mon ami Frédéric. Hans Peter Richter est psychosociologue et s’occupe d’organisations de travail. Il a écrit une trentaine d’œuvres dont  J’avais deux camarades, A propos des jeunes lecteurs (1965), Les jeunes lecteurs choisissent 

Résumé :Avant la guerre, deux garçons sont inséparables. Mais un jour leur amitié doit cesser car Hitler arrive au pouvoir et décide que les Juifs n’ont pas le droit de vivre : on les chasse, on les insulte, on leur enlève tous leurs droits. Or Frédéric est Juif.

La famille Schneider et la famille Richter vivent dans le même immeuble et ont chacune un garçon du même âge. Ceux-ci deviennent d’inséparables amis et font leur rentré scolaire ensemble. L’un deux, Frédéric, est Juif. Les insultes commencent un jour enneigé d’hiver 1929 où il fut traité de « sale petit juif ». 

Toutes sortes d’injustices sur sa religion lui arriveront comme lorsque le grand-père d’Hans lui interdit de voir son petit-fils, le mot « Juif » écrit sur la plaque de son médecin, l’interdiction d’acheter dans les magasins Juifs pour les « autres personnes », le propriétaires de leur appartement voulant les exclure, le licenciement de son père en tant que fonctionnaire, le changement d’école obligatoire, interdiction aux Juifs de fréquenter le cinéma ou la piscine… 

Malgré tous ces ennuis et ces personnes hostiles, perce quelques petits rayons de soleil comme lorsque le père de Hans, étant du Parti Nazi, prévient les Schneider des risques qu’ils encourent à rester ici, des agressions contre les Juifs étant de plus en plus fréquentes ces derniers temps. Malgré ces recommandations, ils décidèrent de rester, ce qui valut la mort de Mme Schneider qui, un soir, ne survécut pas à une de ces agressions.  

Dès lors, pour survivre, Frédéric et son père durent réparés des lampes de toutes sortes, pendant que des mesures de plus en plus strictes étaient prises envers les Juifs. Ils ne pouvaient aimer que les « leurs », devaient porter une étoile jaune cousue sur leur vêtements, un couvre-feu leur fut instauré… Ils vivaient cachés, et par solidarité, cachèrent même un rabbin, prenant encore plus de risques d’être arrêtés. Ce qui arriva un jour…Frédéric se retrouva donc tout seul, obligé de ce caché…La seule chose qu’il demanda au Richter, c’est de récupérer une photo de sa famille, du temps où ils en étaient encore une, du temps où ils étaient heureux… 

Puis va suivre une série de bombardements, où tout le monde ira se réfugier à l’abri, refusant l’accès à Frédéric parce qu’il était Juif, le laissant mourir dehors pendant qu’ils étaient tous bien protégés à l’intérieur… 

Portrait d'un personnage : Frédéric Schneider, est comme tout enfant, joyeux, rieur, insouciant… Mais tout va devoir changer lorsqu’il va découvrir les horreurs de la guerre… Il va devoir se tenir « éloigné »de son meilleur ami, Hans, qui lui n’est pas Juif. Et va finir, par mourir, devant son propre immeuble, après avoir été séparé de ses parents…

Critique : Livre poignant, émouvant qui montre que malgré les différences (ici de religions), l’amitié peut exister, il montre à quel point la peur de certaines personnes envers la différence des autres (racisme) peut détruire de nombreuses personnes, faire tant de mal inutilement. Mais surtout ce livre montre la vraie nature des gens, entre les égoïstes, cruels et sans pitié qui ne pensent car leur propre intérêt et au contraire, les honnêtes gens, capables de prendre de nombreux risques, qui peuvent leur coûter la vie, afin d’aider les gens en détresse…

Slogan : Révoltant, émouvant, tout simplement à lire absolument !!