Charles d'Orléans:
Né à Paris le 24 novembre 1394 à l'hôtel de Saint-Paul, à Paris et mort à Amboise le 5 janvier 1465, duc d'Orléans, est un prince français, connu surtout pour ses œuvre poétique réalisée lors de sa longue captivité anglaise. Il est le fils de Louis Ier, duc d'Orléans, frère du roi de France Charles VI, et de Valentine Visconti fille du duc de Milan.
Son enfance est marquée par les rivalités qui opposent son père à Jean sans Peur, duc de Bourgogne, rivalités à l'origine de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Son père est tué sur l'ordre du duc de Bourgogne le 23 novembre 1407.
Il est l'auteur de: Le Temps a laissé son manteau, Le Livre contre tout péché, La Retenue d'Amours , Le Songe en complainte , La Départie d'Amour , Hiver vous n'êtes qu'un vilain , En la forêt de longue attente...
Guillaume de Machaut:
né vers 1300 et mort en 1377, était le plus célèbre écrivain et compositeur français du XIVe siècle. Il a marqué pendant au moins un siècle la production artistique européenne.
Guillaume de Machaut est probablement né et a reçu son éducation dans la région de Reims (son nom dérive de son lieu de naissance, qui serait le village de Machaut, à environ 40 kilomètres au nord-est de Reims dans les Ardennes).
Il fut employé comme secrétaire de 1323 à 1346 par Jean Ier de Bohême, avec lequel il acquit l'amour de la fauconnerie, de la chevalerie et des aventures.
Jugement dou Roy de Behaingne (2079 vers)(Jugement du Roi de Bohême, fin des années 1330 ).
Le Remède de Fortune (vers 1341)(environ 4300 vers ; sont insérés 8 poèmes lyriques, dont 7 mis en musique).
Dit dou Lyon (Dit du Lion, achevé le 3 avril 1342)
Dit de l'Alérion, ou Dit des Quatre Oiseaux (avant 1349)
Jugement dou Roy de Navarre(4212 vers) (vers 1349) - Suite du Jugement dou Roy de Behaingne.
Confort d'Ami (1357)
Dit de la Fonteinne amoureuse, ou Livre de Morphée (2848 vers).(écrit pour Jean de Berry, vers 1360
Le Veoir Dit (Le Voir Dit, le dit de la vérité, vers 1364) - Chef d'œuvre de Machaut, ce poème (parfois vu comme autobiographique) des lettres en prose et des poèmes lyriques échangés par les amants malheureux sont intégrés dans le récit (près de 10000 vers).
Dit de la Fleur de Lis et de la Marguerite(416 vers) (vers 1369) - Récit amoureux en l'honneur du mariage de Philippe le Hardi (dont les armoiries sont semées de fleurs de lys) avec Marguerite de Flandre.
Prise d'Alexandrie(près de 9000 vers) (vers 1370) - Récit poétique des exploits de Pierre de Lusignan, roi de Chypre, écrit après la mort de celui-ci à la demande de Charles V .
Prologue - Conçue comme une préface à l'édition de ses œuvres réunies, qu'il rédige vers 1371, cette allégorie décrit les principes de Machaut en matière de poésie, musique et rhétorique ; il y célèbre ses deux sources d'inspiration, Nature et Amour ; Nature lui a donné trois enfants : Sens, qui tient son esprit informé, Rhétorique, qui lui enseigne l'art de construire, et Musique, qui « porte joie » partout où elle est ; Amour lui a donné trois autres enfants, Doux penser, Plaisance et Espérance : ce sont les thèmes sur lesquels vont travailler les dons de Nature.
Dit de la Marguerite (vers 1364)
Dit dou Cerf Blanc (vers 1364) Dit du Cerf Blanc
Dit de la Rose (après 1364)
Dit dou Cheval (vers 1370) Dit du Cheval
Dit dou Vergier Dit du Verger
Dit de la Harpe
François Villon:
François de Montcorbier dit Villon, né le 8 Avril 1431 à Paris, disparu en 1463, est un poète français de la fin du Moyen Âge. Il est probablement l'auteur français le plus connu de cette période.
Les romantiques en firent le précurseur des poètes maudits. Le poète choisira son pseudonyme à partir du nom du chanoine Guillaume Villon, professeur de droit ecclésiastique à Paris, qui le prit en charge alors qu'il était jeune orphelin.
sous l'occupation anglaise, orphelin de père, il est confié pour une raison encore inconnue à son « plus que père », Guillaume de Villon, chanoine et répétiteur canonique de Saint-Benoît-le-Bétourné, chapelle ainsi nommée, parce que son chœur, mal tourné, n'était pas orienté à l'Est mais vers l'Ouest. Son tuteur l'envoie faire des études à la faculté des Arts de Paris afin qu'il accède au statut privilégié de clerc. Il est bachelier en 1449, et obtient en 1452 la maîtrise ès arts à l'Université de Paris qui est agitée à cette époque où les diplômés, trop nombreux, vivent pour certains dans la misère et tournent mal. De 1451 à 1453, les chahuts estudiantins se multiplient. Il y a des heurts avec la police, le tout sur fond de querelle entre l'université et le roi Charles VII de France qui va jusqu'à la suppression pure et simple des cours de 1453 à 1454 – suppression provoquée par une longue grève des professeurs[5]. Villon néglige alors l'étude pour aller courir l'aventure. Il relate plus tard avec regret cette époque dans son Testament.
En 1455, il est impliqué dans une rixe et blesse à l'aisne le prêtre Philippe de Sermoise, peut-être un rival en amour ou bien un autre clerc déchu. Blessé lui-même aux lèvres par son assaillant qui continue à le poursuivre, Villon ramasse une pierre qu'il lui jette au visage : Sermoise tombe et ne se relève pas. Villon court se faire soigner chez un barbier où il se présente sous le nom de Michel Mouton, mais un informateur de la prévôté le dénonce et il est alors obligé de fuir Paris. Grâce à son statut de clerc, à sa conduite antérieure réputée irréprochable et au pardon que lui accorde Sermoise sur son lit de mort, il obtient des lettres de rémission en janvier 1456. La nuit de Noël de cette même année, il participe à un vol avec effraction au collège de Navarre.
Villon doit alors à nouveau fuir Paris, devenu d'autant plus inhospitalier que Guy Tabarie, un compère trop bavard, est pris en 1458 et avoue sous la torture le cambriolage en le mettant formellement en cause. Avant sa fuite, Villon compose le Lais dans les premiers mois de 1457 comme cadeau d'adieu à ses camarades et y annonce son intention de rejoindre Angers, en mettant toutefois son départ sur le compte d'un désespoir amoureux, qui lui ferait courir de nombreux « dangers » :
Ce départ est confirmé à la police par Guy Tabarie qui précise que Villon projette un autre larcin « chez un sien oncle qui était religieux ». On perd alors sa trace et l'on ignore même s'il parvient à Angers, mais sans doute poursuit-il ses pérégrinations dans la vallée de la Loire.
IL a écrit Ballade (En riagal, en arsenic rocher)
Ballade à s'amie
Ballade contre les ennemis de la France
Ballade de bon conseil
Ballade de bonne doctrine à ceux de mauvaise vie
Ballade de la belle Heaumière aux filles de joie
Ballade de la grosse Margot
Ballade de merci
Ballade des contre-vérités
Ballade des Dames du temps jadis
Ballade des femmes de Paris
Ballade des menus propos
Ballade des proverbes
Ballade des Seigneurs du temps jadis
Ballade du concours de Blois
Ballade en vieil langage françois
Ballade et oraison
Ballade finale
Ballade pour prier Notre Dame
Ballade pour Robert d'Estouteville
Belle leçon aux enfants perdus
Chanson
Double ballade
Épitaphe et rondeau
Épître à mes amis
L'Épitaphe de Villon ou " Ballade des pendus "
Le débat du cœur et du corps de Villon
Les contredits de Franc Gontier
Louange à la Cour ou requête à la Cour de Parlement
Problème ou Ballade de la Fortune
Question au clerc du Guichet ou ballade de l'appel
Requête à monseigneur de Bourbon
Rondeau (Jenin l'Avenu)
Rondeau (Mort, j'appelle de ta rigueur)
Rutebeuf:
Poète du Moyen-Âge, Rutebeuf (ancien français Rustebuef, né à une date inconnue, dans les premières décennies du XIIIe siècle, avant 1230 - mort v. 1285), doit probablement son nom au surnom « Rudebœuf » (bœuf vigoureux), qu'il utilise lui-même dans son œuvre. Il serait originaire de Champagne (il a décrit les conflits à Troyes en 1249), mais a vécu adulte à Paris.
On ne sait quasiment rien de sa vie sauf qu'il était probablement un jongleur avec une formation de clerc (il connaissait le latin). Son œuvre, très diversifiée, qui rompit avec la tradition de la poésie courtoise des trouvères, comprend des hagiographies (Vie de Sainte Helysabel), du théâtre (Miracle de Théophile), des poèmes polémiques et satiriques (Renart le Bestourné ou Dit de l'Herberie) envers les puissants de son temps. Rutebeuf est aussi un poète « personnel », l'un des premiers à nous parler de ses misères et des difficultés de la vie. Parmi ses vers les plus célèbres on trouve certainement ceux issus des Poèmes de l’infortune : « Que sont mes amis devenus, que j’avais de si près tenus, et tant aimés ... »
Les poèmes de Rutebeuf ont inspiré Léo Ferré qui a assemblé plusieurs bribes de poèmes de l'auteur pour en faire une chanson qu'il a appelée Pauvre Rutebeuf. Plusieurs interprétations de cette chanson existent, entre autres : Léo Ferré (1955 en studio, 1958, 1984 et 1986 en récitals), Catherine Sauvage (1956), Jacques Douai (1957), Hugues Aufray (1967), Hélène Martin (1983), James Ollivier (1988), Philippe Léotard (1994), Marc Ogeret (1999), Joan Baez (1965) et aussi Cora Vaucaire ou Nana Mouskouri et Dani Kein (Vaya Con Dios)(2009).
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