Cours 3 : vendredi 5 février
Pascal Enget Psychologie et philosophie n°283 à lire absolument !!!!
Quelque soit un concept, ordinaire ou courant, qui renvoie a une chose concrète ou à une idée conceptuelle, il est toujours abstrait. Il paraît normal d'admettre que les concepts scientifiques se forment dans la continuité des concepts ordinaires. La seule différence viendrait que les concepts scientifiques concerneraient des réalités plus spécialisées et que l'exigence de connaissances vraies conduit le savant à définir complétement et avec précision les concepts dont il se sert et qu'il forme.
La science emploie des termes et des concepts conrespondants et sont compris de manière plus ou moins satisfaisantes. Les concepts scientifiques se forment à la suite d'un travail progressif qu'il nous suffirait d'apprendre comment on est parvenu a les former pour les assimiler et ce sans pour autant changer le processus de penser.
De plus la démarche scientifique est considérée comme accessible à tout être intelligent, dans la mesure où elle est aussi considérée comme universelle, et surtout reproductible par tous. Si la vie courante nous apprennd à connaître le monde, les objets, les rapports, nous pourrions dire que la science c'est aussi un travail qui se fonde sur ces premières connaissances et que le travail scientifique pourrat être de prolonger et corriger quand il y a lieu les concepts ordinaires. L'histoire des sciences en générale, nous enseigne qu'il y a toujours une origine empirique, c'est a dire ancrée dans l'expérience concrète. Exemple : la géométrie naît parce qu'il fallait partager les terres entre les individus, puis il a fallu élaborer pour les modèles architecturaux.
Les nécessités de l'action nous amène à comparer les expériences, à trouver + ou – des régularités, plus précisément des lois, qui nous permettent d'agir sur le monde. C'est ainsi que les techniques naissent d'un ensemble d'informations. Nous découvrons des régularités, des lois, des phénomènes, des propriétés des objets. Et cela nous permet de créer de nouveaux concepts et de préciser la définition. Ainsi à l'origine de l'idée de 'nombre', on trouve le plus souvent des techniques de calculs. Certaines études de la psychologies nous ont montré que notre apréhension des nombres est apparue au moyen de la comparaison entre des ensembles et que ce n'est que dans un second temps que les unités mathématique sont apparus. Dans notre expérience concrète on perçoit d'emblée qu'un groupe d'objet est plus grand qu'un autre en établissant des conparaisons de terme à terme que nous pouvons associer à des unités, c'est ainsi que l'on établit une possibilité opératoire sur les nombres.
La force de la mathématique, c'est sa force opératoire.
Il semble qu'il y a aussi une sorte de saut qualitatif. Je travaille sur des concepts.
Problème : on peut considérer que le langage renvoie, quelque soit la nature du concept, à l'existence de réalité. Exemple : pour platon ce qui est réel ce sont les idées les concepts, les objets matériels changent. Faire du platonisme en maths, c'est supposer que les nombres nous préexistent. Soit on considère qu'un concept existe selon une certaine modalité, soit on considère que les concepts ne sont que des outils que nous utilisons.
L'anti-réalisme ou le nominalisme = les concepts ne sont que des concepts opératoires et ne renvoie à rien.
Ces divisions entre réalistes et anti-réalistes, pour les uns comme pour les autres, il y a quand même une forme de lien. Ce lien est différents selon que l'on est empiriste ( cf cours 2 ), le lien se ramène à la continuité de nos opérations, c'est parce que je peux opérer des liens dans la réalité que je peux opérer des liens avec des concepts. Les idéalistes pensent que ce qui est vraiment réel est seulement l'esprit, seule chose fiable. Nous ce que nous pensons comme réel pour Platon ce ne sont que des reflets ou des ombres. Quelques soit leur tradition et leur conception ,pour les uns comme pour les autres, il y a quand même une forme de continuité entre les concepts courants. Au demeurant il peuvent proposer des explications différentes de cette continuité. Chaque philosophe a pour but essentiel de fonder la validité de nos connaissances. En grande majeur partie, il y a une défiance par rapport à la connaissance commune qui semble insuffisante.
L'idée d'un philosophe pré-socratique, Parménide, dit qu' « être et penser sont une même chose » . Parménide s'opposait à Héraclik, qui lui pensait que tout etait toujours en mouvement et que donc rien n'était jamais certain.
Cette continuité n'est pas linéaire, elle nécessite comme chez platon ou Descartes, une certaine conversion intellecutelle, et cette conversion repose sur des présuposés comme le fait qu'il faut se détourner de l'expérience courante et de l'apparence. Dans le cas des sciences physiques, la contuinuité des concepts que l'on forme peut nous paraître plus évidente qu'en mathématiques, la méthode expérimentale classique en physique consiste à partir d'une observation(=perception perfectionnée, plus précise et plus systématique) qui peut se fonder sur des mesures que rendent plus précise et objective l'observation. Cette observation part aussi d'une certaine orientation préalable où on ne se contente pas de contempler quelque chose, mais aussi on cherche quelque chose. Il y a aussi une répétition des observations dans lesquelles on va aussi modifier certains facteurs. Une telle observation fera apparaître des rapports entre les phénomènes observés. Ces rapports ou lois, sont avant tout des jugements mais ils sont aussi des éléments de la définition.
L'expérimentation c'est aussi une forme d'observation où la perception est transformée par la découverte et la connaissance de la loi et ainsi de ces conséquences. Cela nous fait percevoir des comportements, des états ou des choses que nous n'avions pas vu ou perçu auparavant. La fait même d'expérimenter nous permet une observation correctement diriger par un esprit préparé. On va être à même de percevoir de manière bien plus claire et précise le phénomène observé. Les cas sont fréquent en sciences, une observation méthodique et attentive de la réalité courante révèle souvent ce que la perception courante ne montre pas. Exemple : d'un point de vue psychologique, étudier les instincts grégaires, dans le métro et tout d'un coup tout le monde réagit violemment. De cela, on pourrait dire que ce qui distingue le concept ordinaire d'un concept scientifique, est le passage à un niveau supérieur d'élaboration. Toute production de concept résulte d'un travail de la raison, de la pensée, mais pour les concepts scientifique, ce travail devient plus méthodique et systématique. C'est donc aussi l'apparition progressive et tatonnante de la méthode qui engendre le saut qualitatif. Les organisations et les généralisations de concepts sont le plus souvent soumis à des critères de cohérences, comme les règles de la logique classique. 2Eme critère : une certaine adéquation avec la réalité, et cette adéquation est étayée dans le langage scientifique par des procédés plus précis et rigureux de vérification. 3Eme critère : certaine méfiance envers l'apparence immédiate.
Former un concept ce n'est pas seulement délimiter un contour(=c'est ce que désignera un mot ou une expression), ni non plus remplir ce contour par une définition. C'est avant tout établir des rapports à l'intérieur d'une réalité qui se présente comme une sorte de totalité foisonnante. C'est une sorte de découpage de la réalité. Ce découpage va permettre de délimiter les limites de chaque concepts, alors que le contenu de chaque concepts va être constitué au moyen de la différenciation, de la conparaison, de l'englobement. Il semble que les concepts scientifiques se forment non seulement comme les concepts courantes mais également à partir des concepts ordinaires. Ce qui les différencieraient ce serait que les concepts scientifiques proposent un approfondissement du contenu, une précision plus grande de leur contour et essairait de rendre compte de la pertinence du découpage, ce qui peut amener à rectifier un concepts (cf atome cours 2) si les conepts sc se produisent ds le prolongement des concept courants. Qu'est ce qui nous permet de distinguer la démarquation entre un concept courant et un concept scientifique? Est ce la quantité d'information qui entre dans la compréhension du concept ? À partir de quelles quantité d'information un concept deviendra t-il scientifique ? La nature profonde d'un concept scientifique réside t-elle dans la difficulté ? Est ce dans sa formulation ?
Ce qui se pose ici c'est le problème de la vulgarisation scientifique qui fait que les concepts sicentifiques sont passés dans l'usage courant. Des concepts scientifique que l'on va utilisé souvent sont-il bien compris par ceux qui les utilisent, nous savons qu'il y a un abus des termes sicentifique comme le complexe, l'inhibition en psychanalyse. Ce problème touche aussi les sciences exactes, comme la physique ou l'astrophysique. Un examen rapide de quelques concepts scientifiques nous conduit rapidemment à constater que même lorsqu'il y a un usage du même mot pour désigner le même objet et bien le concept courant et le concept scientifique sont pourtant différents. Exemple : en concept ordinaire : le cercle = figure géométrique parfaitement ronde qui a un centre et dont tous les rayons de ce centre qui vont à la périphérie sont égaux, je peux calculer la circonférence, la superficie et les rayons de ce cercles. En concept scientifique : le cercle = la definition repose sur tout à fait autre chose, c'est celle qui permet de construire le cercle, c'est le lieu des points équidistant d'un point nommé centre, c'est une surface balayée par un segment de droite tournant outour d'une de ces extrémités. Pour nous la rondeur va participer à reconnaître ce qu'est un cercle. Avec cet exemple on s'aperçoit qu'il y a une sorte de rupture entre le concept courant et le concept scientifique même si par leur genese les concepts scientifiques s'inscrivent dans le prolongement des concepts ordinaires par leur nature ils sont autre chose, ceci nous conduit à reconnaître qu'il n'y a pas seulement un saut qualitatif, mais il y a aussi un changement d'esprit. On ne produit pas les concepts scientifiques comme on produit les concepts ordinaires.
III – le problème philosophique de la cisure et de la démarquation entre les concepts ordinaires les concepts scientifiques
A partir d'un certain développement de la science qu'il est plus ou moins difficile de situer et qui peut se produire à des époques différentes selon les sicence. Le concept scientifique va peu à peu se détacher du concept ordinaire.
du rôle de l'idée dans la méthode expérimentale.
Insisté sur la nécessité de l'expérience ne veut pas dire que nous devons lui associer un rôle fondamentalement directeur. Si la pensée fournit des idées ou des concepts qui permettent de rendre compte des « faits » observés. Ces idées ou concepts sont d'abord des hypothèses, un minimun d'explication proposées, et qui devra être vérifier avec les « faits ». Un problème surgit, c'est celui de savoir quand et comment se forme ces idées ou hypothèses. En effet si nous avons tendance à dire que notre connaissance commence avec l'expérience, cette idée tend à nous faire croire que l'expérience suggèrent l'idée ou le concept. Elle oriente d'une certaine manière la pensée, d'un « fait brut » bien observé, la pensée dégagerait une hypothèse puis en tirerait toutes les conséquences pour enfin vérifier si ces conséquences sont vérifiées par l'expérimentation ( = c'est une expérience provoquée).
Problème : il n'y a pas de « fait ». Dès le 19eme siècle, le médecin Claude Bernard, dans son ouvrage introduction à l'étude de la médecine expérimentale, insiste sur l'importance de l'existence de ce qu'il appelle des « idées pré-conçues dans l'observation même des faits ». L'expression 'idées pré-conçues' peut faire croire qu' il y a une idée de préjugé or ce n'est pas ça. Il veut dire qu'avant toute possibilité d'observer un fait, il y a une dimension conceptuelle qui précède toute expérience. Ce préalable conceptuelle dirige l'observation et va permettre de l'organisé pour la rendre féconde. Claud Bernard nous dit qu'une observation pure et simple ne nous renseigne pas, nous ne pouvons en tirer aucune information. Observer des fait ou collectionner des faits c'est déjà une activité mentale, donc finalement il n'y a pas de « faits bruts ». Pour pouvoir reconnaître ce qu'est un fait il faut avoir une base conceptuelle. Il faut toujours avoir un embryon d'idée même confuse pour formuler ce que nous appellons un fait. On observe pas n'importe quoi.. on va comparer les faits entre eux. Chaque fait observé peut dépendre de l'histoire de l'individu, et il est donc plus difficile de cerner ce dont il faut tenir compte et même de définir les conditions de l'expérience. Ce que révèle Bernard c'est que le rôle de ce qu'il appelle l'idée pré-conçu est déjà plus manifeste dans la physique mais surtout que la fonction de l'idée pré-conçu consiste essentiellement à choisir ce qu'on va observé et dans quelle direction on va l'observer.
Plus encore ce que certains on pu appeler observation passive, quand le scientifique n'a pas provoqué l'observation, n'est objet que pour quelqu'un qui s'intéresse à ce type de phénomène, avoir des connaissances sur la question et peut être aussi savoir de manière plus ou moins précises qu'elles sont les interrogations que nous voulons poser à la nature même du phénomène observé. Selon Bernard ces embryons de conceptualité surgissent de manière imprévue. Au demeurant on peut dire que l'imagination participe à cela. Bernard parle de sentiment qui sucite l'idée. On peut seulement favoriser l'apparition gardant l'esprit libre, c'est à dire en étant attentif à toutes anomalies des faits observés, à toutes possiblités de rapports nouveaux, mais surtout aussi en se gardant de ce qu'il appelle les idées fixes, c'est à dire les idée pré-établies; Bernard montre que globalement l'activité scientifique n'est pas neutre et ce problème va être repris par Gaston BACHELARD qui pour lui constitue ce qu'il appelle « un obstacle epistémologique ».
Ce document a été mis en ligne par clem-clem20, Etudiant L1.
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