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toxicomanies
6 Mars 2007 Consulté 2356 fois
résumé - Terminale ST2S - Biologie
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 TOXICOMANIES  

I- Généralités

1- Définitions

La toxicomanie est encore appelée pharmacodépendance. Selon l'O.M.S. elle est définie par « un état de dépendance physique ou psychique vis-à-vis d'un produit, s'établissant chez un sujet à la suite d'utilisation périodique ou continue d'une substance du faut de ses effets agréables ».

1.1- La dépendance physique

Elle correspond à un état d'adaptation à la drogue tels que des troubles somatiques(ex: tremblements, douleurs diffuses, vomissements, diarrhées, sueurs…) apparaissent si l'administration de celle-ci est suspendue.

1.2- La dépendance psychique

Elle se traduit par le besoin impérieux de consommer la drogue pour éprouver du plaisir ou pour éviter un état de malaise ou d'angoisse.

2- Pathogénie

Les drogues toxicomanogènes agissent sur les neurones et les structures spécialisées de l'encéphale. Elles altèrent le fonctionnement du cerveau en modifiant la production, la libération ou la dégradation de nombreux neurotransmetteurs élaborés au niveau des synapses et chargés d'acheminer l'information d'un neurone à l'autre. Leur effet dépend de trois facteurs:

la nature du neurotransmetteur

l'interaction de la drogue avec certains récepteurs spécifiques

le lieu de cette interaction

Dans tous les cas, la drogue rompt l'homéostasie du cerveau.

3- Épidémiologie ( cf. pages 83 et 84)

4- Méthodes et moyens de diagnostic

4.1- Signes cliniques

A- Intoxication chronique

Signes d'appel:

 

modifications du caractère et du comportement

baisse des performances scolaires ou professionnelles

état d'ivresse

état d'excitation anormale ou d'anxiété intense

bouffée aiguë délirante

nausées, vomissements, céphalées, vertiges, tremblements, sudation exagéré, acouphènes, hallucinations...Signes physiques:  

Ils sont recherchés par le médecin qui peut trouver des traces d'injections (si le produit est utilisé par voie sous-cutanée ou intraveineuse), mais aussi des anomalies pupillaires (ex: un myosis), un nystagmus, des tremblements musculaires diffus, une hyperesthésie, une tachycardie, une modification tensionnelle, des abcès cutanées pouvant résulter d'injections septiques.

Évolution:

 

 

Selon la drogue utilisée, elle se fait plus ou moins vite vers l'aggravation des signes. Les effets des drogues toxicomanogènes sur le cerveau sont multiples et sont associés, en cas d'utilisation prolongée, à d'autres manifestations pathologiques, aiguës ou chroniques, directes ou indirectes, touchant de nombreux organes.

Les conséquences à court terme:

 

 

Ceux sont des conséquences neuropsychiques, qui se traduisent par des modifications du comportement et de la conscience. Ces conséquences sont réversibles. Les troubles observés le plus fréquemment sont une diminution de la vigilance, des performances psychomotrices et de la mémoire mais aussi de la motivation et de l'affectivité, conduisant à la marginalisation sociale des toxicomanes.

Les conséquences à long terme:

 

 

Elles sont pus nombreuses et concernent:

l'état général (asthénie profonde, anorexie, amaigrissement et parfois un état de cachexie)

les défenses immunitaires, qui sont diminuées (risques d'hépatites B et C, de SIDA, de septicémies…)

les fonctions de reproduction (aménorrhée, impuissance, stérilité)

l'équilibre mental, qui est perturbé (état anxiodépressif pouvant aboutir à des tentatives de suicide, psychoses aiguës ou chroniques, détérioration intellectuelle)

les organes de détoxication (cirrhose du fois d'origine éthylique, insuffisance rénale chronique)

l'appareil respiratoire et les voies aéra-digestives supérieures (tabac et/ou alcool: cancers des bronches, du larynx, de l'œsophage)

la vessie (cancer très fréquent chez les fumeurs)

B- Intoxication aiguë ou surdosage

Des accidents aigus peuvent survenir telle l'overdose ou surdosage, quelque soit le toxique utilisé, à l'exception du tabac.

Ainsi, l'ingestion massive d'alcool conduit au coma et parfois à la mort; l'injection trop rapide et trop importante d'opiacés, dont l'héroïne, entraîne une dépression respiratoire et une dépression cardiovasculaire importantes et souvent la mort subite (mort par overdose).

C- Syndrome de sevrage

Il est particulier à certaines drogues; il survient lors de l'arrêt de leur utilisation. Ainsi, l'interruption brusque de la consommation d'alcool en cas d'alcoolisme chronique ancien et important peut entraîner un delirium tremens (cf. II,4,C); en cas d'héroïnomanie ou de morphinomanie, les signes révélant « un état de besoin » sont une anxiété extrême avec douleurs diffuses, une insomnie, des tremblements, une sudation excessive, des diarrhées et une déshydratation; en cas de tabagisme, une certaine apathie, une irritabilité, une nervosité et même un état dépressif sont parfois observés lorsque le sujet s'arrête de fumer.

4.2- Examens complémentaires et signes para cliniques

Le produit toxique utilisé peut être recherché dans:

le sang et les urines

l'air expiré

Cette recherche est pratiquée dans les Centres antipoison, compte tenu de l'appareillage nécessaire. La détection de la drogue ou de ses métabolites dans l'organisme d'un sujet qui la concerne, même épisodiquement, est possible plusieurs jours après l'utilisation.

5-Traitement (cf. pages 86 et 87)

 

6- Prévention (cf. pages 87 et 88)

II- Alcoolisme

1-Définition

Il peut être défini comme « la perte de liberté pour un sujet de s'abstenir d'alcool » (Fouquet). L'O.M.S. considère d'ailleurs les alcooliques comme « des buveurs excessifs dont la dépendance à l'égard de l'alcool est telle qu'ils présentent:

soit un trouble mental décelable;

soit des manifestations affectant leur santé physique et mentale, leurs relations avec autrui et leur bon comportement social et économique;

soit des prodromes des troubles de ce genre… » et propose de remplacer le terme d' « alcoolisme » par l'expression: « syndrome de dépendance à l'alcool ». La plupart des auteurs estiment que l'alcoolisme est une maladie: maladie sociale pour les uns, posant un problème de santé et un problème économique, maladie des « relations  humaines » pour d'autres. Un petit nombre d'entre eux font la distinction entre les complications somatiques dues à l'ingestion excessive d'alcool éthylique appelées alcoolopathies et l'alcoolisme ou éthylisme traduisant l'alcoolodépendance, donc la toxicomanie, accompagnée ou non d'alcoolopathies.

2- Pathogénie et physiopathologie

2.1- Cycle de l'éthanol dans l'organisme (cf. page 90)

2.2- Effets de l'éthanol sur l'organisme (cf. page 90-91)

Cf. tableau 2 page 91

A retenir:

Appareils

Lésions

Digestif:

Foie

Cirrhose

Système nerveux:

- central

dépendance

3- Épidémiologie (lire attentivement les pages 92 et 93)

 

4- Méthodes et moyens de diagnostic

4.1- Signes cliniques

A- Signes d'appel (lire pages 93 et 94)

B- Signes découvert à l'examen médical ( lire page 94)

C- Évolution (lire pages 94 et 95)

Important:

 

Le delirium tremens est un état confuso-onirique, dû à une sevrage accidentel, avec des hallucinations visuelles terrifiantes (zoopsies), agitation extrême, tachycardie, crises convulsives, fièvre élevée, déshydratation aiguë, nécessitant un traitement d'urgence en milieu hospitalier, les troubles hypercholestérolémies pouvant mettre la vie du malade en danger.

Des examens complémentaires doivent être réalisés. Ils permettent de faire le diagnostic de l'intoxication et surtout d'apprécier le retentissement de celle-ci sur l'état général et le psychisme du malade.

4.2- Examens complémentaires et signes cliniques

A- Examens permettant d'apprécier le degré d'imprégnation alcoolique (voir page 95)

B- Examens permettant de déceler les répercussions de l'alcoolisme sue l'organisme (voir page 95)

Remarque: l'enzyme y GT est une enzyme se situant dans les cellules du foie et que l'on retrouve dans le sang si le foie est malade.

5-Traitment (lire pages 95 et 96)

 

6- Prévention (lire pages 96 et 97)

 

III- Le tabagisme

1- Définitions

Le tabagisme ou intoxication par le tabac est une « toxicomanie à bas bruit, acceptée comme une habitude sociale » (Pr. BERGERET). La stimulation intellectuelle, l'oubli de la fatigue, l'atténuation de l'anxiété sont les effets recherchés qui vont induire progressivement une double dépendance: pharmacologique (dépendance à la nicotine) et psychologique (habitudes gestuelles). Le tabagisme est dangereux pour le sujet qu'y si adonne car il engendre, à long terme, des maladies graves, mais aussi pour son entourage (effets du tabagisme passif).

Le tabagisme passif, encore appelé tabagisme involontaire ou environnemental, est l'exposition d'un non fumeur à la fumée de tabac produite par les fumeurs qui l'entourent.

La durée d'exposition au tabagisme, qu'il soit actif ou passif, est l 'élément déterminant pour apprécier l'importance des risques.

 

2- Pathogénie et physiopathologie

2.1- Modes de consommation du tabac

Le tabac est consommé sous forme de cigarette par 93,5 % des fumeurs, le cigare et la pipe représentant respectivement 4 % et 2,5 % de la consommation. Les quantités de substances toxiques absorbées (nicotine, goudrons et autres) varient selon la manière de fumer: rythme et importance des bouffées, inhalation ou non de la fumée, profondeur de l'inhalation, combustion plus ou moins complète de la cigarette.

S'il y a inhalation (fumeurs de cigarettes essentiellement), la fumée pénètre rapidement dans les bronches, les bronchioles et les alvéoles pulmonaires; les divers irritants et substances cancérigènes exercent donc leur action sur l'ensemble des voies respiratoires et l'absorption de nicotine est très intense et rapide.

En l'absence d'inhalation, les composants toxiques irritants et cancérigènes exercent une action essentiellement locale (muqueuse nasale et buccale) mais l'absorption de la nicotine est plus lente et plus progressive; ce mode d'intoxication est donc moins dangereux que le précédent pour la santé du sujet.

 

 

2.2- Effets des substances toxiques contenues dans le tabac.

Les effets du tabagisme sont complexes du fait du nombre important de composants présents dans la fumée du tabac (environ 4 000). Cependant, certains toxiques: la nicotine, le monoxyde de carbone, le benzopyrène et de nombreuses substances irritantes ont une action nocive prépondérante présentée dans le tableau suivant:

Toxique

Remarques

Conséquences physiopathologiques

Conséquences pathologiques

Monoxyde de carbone

Formation de carboxyhémoglobine entraînant une hypoxémie

Favorise l'ischémie (« anémie locale ») en particulier myocardique

Nicotine

- passe très rapidement de l'air alvéolaire dans le sang;

- atteint le cerveau en 7 secondes environ

- fixation sur les récepteurs cérébraux

- modification de l'équilibre acidobasique sanguin

- perturbation de la motilité du pylore et augmentation de la sécrétion d'acide gastrique

- stimulation des ganglions parasympathiques

- libération de sérotonine, adrénaline et noradrénaline

- augmentation du fibrinogène et de l'adhésivité des plaquettes

- augmentation de la lipémie et baisse du HDL-cholestérol

- effet vasoconstricteur sur les artères

- explique la dépendance

- favorise les ulcères gastroduodénaux

- explique l'effet laxatif

- entraîne une tachycardie et une augmentation de la pression artérielle

- augmente la nervosité

- favorise les thromboses

- favorise l'athérosclérose et ses complications: artérite des membres inférieurs, angine de poitrine, infarctus du myocarde

Goudrons riches en benzopyrène, nitosamine…

- inhibition des processus enzymatiques

- action immunodépressive par diminution de l'activité des macrophages

- carence en vitamine C

- favorisent le développement des cancers de la bouche, du larynx, des bronches, de l'œsophage, du pancréas, de la vessie et du côlon

- vieillissement prématuré

Substances irritantes: acroléine,…

- diminution de l'action des cils de la muqueuse bronchique

- hypertrophie des cellules produisant le mucus

- bronchoconstriction

- majoration des réactions allergiques

- favorisent les infections respiratoires aiguës

- favorisent l'apparition d'une bronchite chronique et son évolution vers l'insuffisance respiratoire

 

(sujet du bac 2006: le tabagisme de la femme enceinte augmente le risque, pour le nouveau-né, dès les premières semaines de la vie, de troubles respiratoires et de mort subite (la mort subite du nourrisson semble être en relation avec des apnées du sommeil).Le tabagisme passif:  

Provoque de nombreux troubles respiratoires (bronchite, aggravation d'un asthme préexistant) et des affections de la sphère ORL (otites), en particulier chez les enfants;

Favorise les cancers des voies respiratoires et augmente d'environ 30 % le risque d'infarctus du myocarde ou de décès par cardiopathie ischémique chez le conjoint d'un fumeur.

3- Épidémiologie (lire attentivement la page 99)

 

4- Méthodes et moyens de diagnostic (lire attentivement la page 100)

 

5- Traitement ( lire attentivement les pages 101 et 102)

 

6- Prévention (lire attentivement les pages 102 et 103)

2 commentaires

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Intéressant. Mais les références de pages correspondent à quoi?

Le 6 Mars 2007, par jean, Parent

les références de pages correspondent au manuel "physiopathologie et terminologie médicale" collection jean figarella, édition foucher

Le 7 Mars 2007, par nonotsms, Elève Terminale ST2S



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