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Cours microéconomie Chapitre 1 : La Comptabilité nationale (partie 1/2)


30 Octobre 2011 Consulté 1211 fois
cours - CPGE 1 EC - Economie Gestion
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Partie I : Comptabilité nationale (6 semaines).

Partie II : Microéconomie (bases de l'analyse)

 

II/ On recourera à des outils mathématiques.

-Théorie du consommateur

-Théorie de l'entreprise

-Fonctions de production

-Etudes des marchés (CPP)

-Etudes des marchés (concurrence imparfaite)

-etc...

 

 

1ère partie : Comptabilité nationale

 

(reçu : plan de cours + docs Insee)

 

NB : On est en base 2005 sur le système de 95.

 

Intro : La comptabilité nationale fournit des infos qui permettent de comprendre la situation a court terme

infos publiées par l'Insee (comptes trimestrielles) permettent d'analyser la conjoncture à court terme.

Données comptabilité nationale permettent d'analyser la croissance et ses composantes.

Composantes demande globale : Solde Commerciale + Consommation finale des ménages + Dépenses publiques + Consommmation en biens d'équipements

 

Montrer en quoi ces agrégats sont imparfaits et comment ils sont définis.

 

NB : source non exaustive. Elle fournit des infos cohérentes, de maniere a bien représenter les interdépendances.

 

Comptabilité nationale : ensemble des opérations de nature économique qui prennent place dans un pays. Elle fournit en ce sens une représentation cohérente de l'activité économique.(E.Malinvaud)

 

NB : A publié en 1972 un ouvrage qui analyse la croissance française. Ancien dirigeant de l'Insee, connu pour son analyse de la croissance avec une fonction type Cobb-Douglas.

 

I/ Présentation générale de la comptabilité nationale

 

a) Historique

 

Au sens strict, elle ne date que des années 1930-40. Elle s'est par la suite généralisée dans le cadre des nations unies. La comptabilité nationale a contribué à dévelloper des statistiques économiques et servir de référence nécessaire aux politiques économiques.

=> Les périodes d'interventionnismes sont plus favorables au dévellopement des statistiques, au contraire le laissez-faire y est hostile.

 

Dès l'Egypte antique, on a cherché à quantifier les richesses. → Premiers rescencements des hommes, amenant les 1ères recettes fiscales, ainsi qu'une meilleure organisation militaire.

Avec l'époque mercantiliste (XVIIIème) se dévellope l'arithmétique politique : il s'agissait alors d'améliorer le rendement fiscal – recettes insuffisantes, impôts mal répartis.

A la fin du XVIIème siècle, G. King (GB) établit un tableau avec une partie revenu et une autre sur les dépenses.

Au XVIIIème, le physiocrate F. Quesnay publie en 1758 un tableau économique où il souligne l'interdépendance des classes sociales ; Il en distingue alors 3 : la paysannerie titulaires de la force productrice, les propriétaires percevant la rente foncière et fiscale, et les artisants, considérés comme une classe stérile (pas de valeur ajoutée). Cette vision est en décalage avec la réalité à venir, notamment concernant la production industrielle.

Son tableau cherche à montrer que les dépenses des uns entrainent un revenu pour d'autres (fondement des comptes intégrés).

 

Au XIXème, dévellopement des statistiques jusqu'au triomphe de l'école néoclassique, qui s'en préoccupe moins.

Il faut attendre l'entredeux guerre pour retrouver les origines de la comptabilité nationale. La pensée keynesienne et le contexte de crise vont contribuer au dévellopement de l'analyse macroéconomique.

On débouche alors sur des travaux précis : Simon Kuznets(USA), C.Clark(GB), Alfred Sauvy, etc...

Apparait pendant les 40's les 1ers systèmes de comptes nationaux. En GB, deux économistes keynesiens : J. Meade et R.Stone. Timbergen (NVD) L.A.Vincent (Fr)

F. Perroux va créer l'ISEA, future Insee.

Associer à la planification indicative française du Comissariat général aux plans(46-47) de J.Monnet pour la reconstruction du territoire ( le secteur privée n'était pas en mesure d'assumer ces travaux).

Il s'agissait alors de ventiler au mieux le plan marshall selon des niveaux de priorités (transport, logement, énergie...)

 

annexe : p.2(gauche)

 

Mettre en parallèle avec nationalisations stratégiques ou temporaires de l'apres guerre

=> La comptabilité nationale va devenir un outil fondamental pour l'intervention de l'Etat et l'analyse

-En 1950, L 'OECE publie un 1er systeme de compte normalisé, repris ensuite par l'ONU. Ce système va devenir par la suite le système de comptabilité nationale des nations unis (SCN).

-Il va être révisé en 68 et enrichi avec 2 tableaux de synthèses importants : un TEI (tableau interindustriel) et un TOF (tableau des opérations financières).

-En 1969, la CEE met en place la SEC (Système européen de comptabilité). La France a conservé son système de comptabilité nationale en parallèle, de 54 à 76. Depuis elle a adopté le systeme de comptes européens, le SECN (système élargi de comptabilité nationale, qui intègre les activités non marchandes).

-En 1993, les nations unis proposent un nouveau systeme de comptabilité nationale, le SCN 93. Il est le résultat de travaux par les organes de l'ONU qui modifient les agrégats. Ce système va être transposé en europe sous le nom de SEC 95, qui tend à s'imposer à tout les pays membres de l'union européenne. → La France applique ce système depuis 1999.

-Le SEC est renouvellé en 2000 et 2005, où l'on cherche à optimiser les méthodes de calculs de données.

 

La comptabilité nationale est née à une époque où le contexte est interventionniste, la recherche de la croissance et du plein emploi un impératif.

A cet époque, la faible ouverture du marché mondial rend possible cette interventionnisme.

Certaines déf ont changé – ex : FBCF – mais pas l'objectif de représenter le plus fidèlement possible les réalités économiques inter-nations.

 

b) Qui élabore la comptabilité nationale ?

 

-Apres 45, la comission du bilan nationale est chargée d'élaborer les 1ers comptes. Elle est intégrée au CGP de monnet.

-L'Insee(46) va ensuite prendre en charge l'essentiel de la formation ds comptes.

-On compte actuellement 4 organismes qui fabriquent des comptes :

-l'Insee realise les comptes d'entreprise, des menages et synthèses nationales.

-Direction de la prévision du ministere de l'économie et des finances, qui établit les comptes prévisionnelles du reste du monde non pris en compte dans le PIB français.

-La comptabilité publique établit les comptes des administrations publiques.

-La banque de France définit le compte financier et des institutions financières.

 

Conclusion : l'elaboration des comptes nationaux est définis par 4 organismes. L'ensemble est standardisé puis synthétisé par l'Insee.

 

c) Objet et utilité de la CN

 

Formalisation contribue à l'unification du langage. Cela représente de manière cohérente l'état et l'évolution d'une économie à une periode données – comptes de stocks et de flux. Ces comptes fournissent une information réguliere sur l'activité économique, à la fois intégrée et cohérente. On s'appuie largement sur une représentation de l'économie circulaire, dont la principale source d'inspiration est keynesienne.

Cela permet les prévisions économiques, ce qui rend possible les politiques économiques.

La CN est un outil d'aide à la décision pour les pouvoirs publics, les organisations internationales.

 

d) L'architecture de la comptabilité nationale

 

-Deux pôles : Entreprises et Ménages.

(joindre : circuit n°1)

 

-La comptabilité nationale ne représente que les flux monétaires.

-Les 3 outils permettant de calculer le PIB sont représentés : la production, le revenu et les dépenses.

 

Un circuit plus complexe : Les centres de décision.

 

(joindre : circuit n°2)

 

deux origines possibles à la production : la production nationale ou les importations.

P : production ; G : dépenses gouvernementales; C : consommation;

I : Investissement ; M : Importation ; X : Exportations.

 

P + M = C + I + G + X

7500 + 1545 = 45 + 1590 + 1350 + 1605

9045 + 9045

 

Les opérations de répartition decrivent la manière dont les revenus circulent entre les agents.

 

.a : salaires; b :impôts ; c : salaires des fonctionnaires et prestations sociales. ; d : impôts des ménages.

 

CF = BF

300 = 150 + 90 +60

 

Les opérations financières nous montre comment s'effectue la compensation entre la BF et la CF.

 

Dès le XVIIIème siècle, françois Quesnay expliquait déjà que les capacités de financements permettaient les besoins de financements des autres.

 

2)Les limites de la comptabilité nationale.

→ La CN ne peut pas tout décrire ni tout mesurer ; La mesure de l'activité éco sera tjours imparfaite, car elle repose sur des conventions, qui sont des choix d'analyses théoriques (ici l'analyse keynesienne).

 

Elle est également imparfaite sur la précision des données et des séries longues :

 

-Chaque année, l'Insee publie les comptes provisoires de l'année précédente, des comptes semi-définitifs d'il y a 2 ans et définitifs de 3 ans avant. Il faut des délais pour effectuer des arbitrages, où l'on confronte des sources de données différentes et parfois contradictoires. Ces chiffres peuvent donc être modifié.

-Pour les séries longues, les méthodes de la comptabilité nationales changent, les définitions peuvent évoluer ; Les chiffres en sont par conséquent modifiés. - ex : l'année de base est régulièrement renouvellée. Quand on change d'année de base, on recalcule tout les chiffres des années précédentes et on effectue une rétropolation. En mettant en place le SEC95, on a changé la définition de l'investissement. Il a donc fallu recalculer les agrégats.

-La comptabilité nationale ne prend en compte que partiellement des indices de prix. On cherche à évaluer les évolutions à prix constants, c'est pourquoi on calcule des échelles de prix – entre 1980 et 2000, les prix ont été multipliés par 2,2.

-Les produits utilisés sur moyenne ou longue période sont souvent très différents. Il est donc difficile d'établir une comparaison précise à ce sujet.

-Les flux enregistrés sont uniquement monétaires ; Cela reviens à privilégier l'évaluation marchande de la vie économique.

-Les services et échanges non marchands sont difficiles à percevoir car par définition non rémunérés. La production est donc très certainement sous-évaluer, et par conséquent le niveau de vie des ménages aussi.

-L'activité non déclarée ou clandestine, c'est-à-dire l'économie souterraine ou informelle, n'est pas déclarée non plus.

-Dans les PMA, les prix ne sont souvent pas déclarés ou de manière imprécise. Dans certains pays, l'économie informelle prévaut sur l'économie réelle, dans d'autres les chiffres sont gonflés pour camoufler la réalité.

-On décrit mieux la production matérielle que la production immatérielle.

-Les prix ne reflètent pas toujours bien l'utilité sociale des produits, donc le niveau de vie réel des habitants. Certains prix, comme l'essence le tabac et l'alcool, sont par exemple très taxés. Dans le cas du tabac et de l'alcool, ils ont un coût élevé alors qu'ils entrainent des nuisances.

-Certains prix affichés par les marchés ne sont pas forcément des indicateurs de dévellopement durable.

-Dans le PIB, on additionne des externalitées positives et négatives – scolarité, pollution de l'air, etc... Le PIB n'est pas un bon indicateur du bien-être des individus. Les données de la comptabilité nationale ne suffisent donc pas à évaluer la qualité d'un pays. Depuis les années 90, le PNUD cherche à dépasser ces imperfections par les indicateur d'IDH et d'IPH.

-Les unités monétaires ne sont pas équivalentes ; On utilise pour cela des taux de changes, cependant flottants depuis les années 70. On utilise donc des taux de conversion en Parité de pouvoir d'achat(PPA). On le calcule en prenant des paniers de biens que l'on suppose équivalents, et dont on compare le prix. Cela est relativement simple pour des pays proches, mais beaucoup plus compliqués pour des pays éloignés culturellement et/ou en terme de dévellopement.

 

II – Le systeme européen de comptabilité (SEC)

→ Actuellement on prend pour base l'année 2005 (SEC2005)

 

  1. Le cadre du SEC95.
    A) les conventions principales.

    Cadre temporel :

    -En France, année civile

-Au Japon, au mois d'avril.
-Aux Etats-Unis, 1
er Juillet.

Les comptes de stock nous renseigne sur un certain nombre d'indications à une date donnée.

Les comptes de flux indiquent les variations pendant l'année civile.

 

Exemples :

-La population française est évaluée au 31 Décembre(stock). Elle évolue au cours de l'année(flux).

-La masse monétaires est évaluée au 31 Décembre. Le flux correspondant serait la variation au cours de l'année.

-Capital physique (flux, batiments)...

 

 

Pour les biens durables de production, on va pratiquer un amortissement – mesure de depreciation de ce capital. On le calcule en estimant la durée de vie du matériel, et on divise le prix du matériel par la durée de vie.

Pour les biens non durable de consommation, on ne pratique pas l'amortissement ; On considére que l'unité est consommée l'année où elle est achetée.

L'Insee tient 4 comptes trimestrielles, qui sont des comptes simplifiés, établis pour répondre au besoin d'informations conjoncturelles. Cela permet de connaître plus vite la situation de l'économie au cours de l'année.

 

Le cadre spatial.

L'économie nationale désigne l'ensemble des unités résidentes sur le territoire économique nationale.

Le territoire économique désigne la métropole – incluant Monaco, les DOM, les enclaves territoriales, l'espace aérien national et les eaux territoriales. Les TOM ne sont pas comptés dans le territoire national.

Les unités résidentes sont les agents économiques ayant un interêt sur le territoire pour une durée au moins égale à un an. Ce peut être des personnes physiques ou morales. Les filiales de société étrangères en France sont comptabilisées.

Il existe aussi une comptabilité régionnale : ces comptes régionnaux se sont dévellopés depuis la décentralisation de 1982. Il existe cependant des entreprises pluri-régionnales.

 

Les conventions comptables :

 

On peut mesure le patrimoine naturel.

Tout les comptes sont présentés sous forme de tableaux en deux parties, toujours équilibrés.

On enregistre l'activité économique sur la base des droits constatés : on enregistre de l'apparition des produits, d'une créance jusqu'à sa disparition ; Les droits constatés se distinguent des reglements effectifs.

 

On ne peut pas suivre toutes les opérations de la comptabilité nationale à la trace – probleme d'échelle. C'est pourquoi on remplit un cadre comptable en recoupant toutes les informations dont on dispose.

 

B)Les nomenclature des agents et des opérations.

1) La nomenclature des secteurs institutionnels
a) Divers regroupements possibles

 

-Selon l'appartenance à une classe sociale – approche sociologique
→ En France, systeme des PCS

-Optique institutionnel – menage, entreprise, etc...
- Optique fonctionnelle – selon la fonction économique.

 

Dans le SEC95, on combine les optiques institutionnelle et fonctionnelle : Cela donne des secteurs institutionnels.

Secteur institutionnel : Regroupe les agents économiques en fonction de leur comportement économique, et en fonction de leur aspect institutionnel. On dénombre 5 secteurs institutionnels plus le reste du monde

-Les sociétés non financières (Entreprises) ont pour principale fonction de produire des biens et services non financiers. Elles ont pour ressource les résultats de la vente de cette production. On distingue des sociétés privées et publiques.

 

Depuis le milieu des années 80, le poids des sociétés publiques dans la production a fortement baissé. Au milieu des années 80, elles représentaient environ 3500 sociétés. On en compte seulement 938 aujourd'hui. La part des sociétés publiques dans l'emploi a aussi fortement baissé.

 

  • Les sociétés financières : Elles ont pour principale fonction de fournir des services d'intermédiation financière, mettant en relation des agents économiques avec capacité et besoin de financement. Elles financent l'économie, collectent et répartissent des moyens de financements. Elles s'enrichissent par les placements boursiers et taux d'interets.

En France, Banque centrale, institutions financieres monétaires ( Crédit Agricole, BNP...), organisme de placement collectif de valeur mobilière, ou OPCVM, chargés de placer des fonds sur les valeurs mobilières (SICAV, SCPI, FCP). Les sociétés d'assurance vendent des garantis de payement en cas de realisation d'un risque. Les ressources sont des cotisations volontaires. Les fonds de pension collectent de l'épargne représente près de 60% du PIB aux Etats-Unis.

 

  • Les administrations publiques : Les prelevements obligatoires sont des ressources versées par les salariés et entreprises. On distingue trois types d'administrations publiques : administrations centrales (Etat, universités, cnrs, cea, musée) locale (communes, dpt, régions, communautés urbaines, chambres de commerce et d'agriculture...) et de sécurité sociale (hôpitaux, assurances publiques...)

 

Ces limites étant floues, on va considérer qu'il s'agit d'une production non marchande dès lors que le financement publique couvre durablement 50% ou plus des coûts de production.

La règle du traité de Maastricht prévoie de ne pas dépasser 3% de déficit concerne toutes les administrations publiques.

 

-Les ménages : comprenant aussi les entreprises individuelles. Ces agents ont pour principale fonction la consommation, pour les entreprises individuelles la production. On parle parfois de ménages collectifs, c'est-à-dire de groupements d'invidivus vivant en collectivité – maison de retraite, foyer... -

 

-Les Institutions sans but lucratifs au service des menages(ISBLSM) : Ils fonctionnent par ventes occasionnelles, versements sous forme de subventions et dons volontaires. On y trouve par exemple des syndicats, des congrégations religieuses, des partis politiques, des associations.

 

  • Les RDM

 

2)La nomenclature des opérations

 

(voir partie 2)

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