Se souvenir de mon pseudo Mot de passe oublié ? | Aide
ESPACE REVISION BAC 2015

Dans cet espace dédié aux révisions du BAC 2015, tu trouveras, pour toutes les séries et toutes les matières, des annales corrigées, des informations pratiques et des fiches conseils pour être au top le jour de l'examen !
LE BAC PAR SERIE

BAC S

BAC ES

BAC L

BAC STG

BAC STI2D

BAC STD2A

BAC ST2S

BAC STL

BAC Hôtellerie

LE BAC PAR MATIERE

Réussir son TPE

BAC de français

BAC mathématiques

BAC physique chimie

BAC SVT

BAC Histoire - Géographie

BAC Philosophie

BAC anglais

BAC SES

Annales BAC

LES PLUS POUR LE BAC

Calendrier du bac

Méthodologie bac

Conseils pratiques

QUIZ de révision bac

Aide gratuite en ligne

Oral de rattrapage

Corrigés gratuits bac 2010

Corrigés gratuits bac 2011

Corrigés gratuits bac 2012

Sujets probables bac 2012

Résultats du bac 2012

ESPACE REVISION BREVET 2015

Si tu es en 3ème, tu trouveras dans cet espace tout pour réviser ton BREVET : les annales, cours, exercices, quiz, conseils et informations pratiques.

 Les forums d'aide aux devoirs intellego


  Besoin d'aide ? Envie d'aider ?


      1 -> Identifiez-vous sur le forum
      2 -> Choisissez votre forum
      3 -> Participez à une discussion
      ou
      Posez votre question
      en cliquant sur une "nouvelle discussion"

 CHARTE FORUM INTELLEGO

Pas de langage SMS.

Politesse et remerciements.

Effort sur l'orthographe.

Pas de devoir à ta place.

Rappel pour les mineurs : 
ne donne jamais des informations personnelles


Vous êtes dans le forum : 1ère Révisions BAC - Français  
Corpus
Envoyé par: iGrummpy (Adresse IP conservée)
Date: mar. 7 novembre 2017 20:37:03

Bonjour j'ai besoin d'aide pour un corpus en Français je dois comparé 2 extraits qui sont Notre Dame de Paris et L'homme qui rit. LA question est : Quelle(s) image(s) du monstre ces deux extraits proposent-ils.? Je vous donne les extrait (écris désolé mais il m'est impossible de joindre mon fichier avec les textes navré)
Merci pour votre aide je vous en serais très reconnaissant; bonne soirée a tous.


Notre Dame de Paris:


Bientôt Michel Noiret, trompette-juré du roi notre sire, fit faire silence aux manants et cria l'arrêt, suivant
l'ordonnance et commandement de Monsieur le prévôt. Puis il se replia derrière la charrette avec ses gens
en hoquetons de livrée.


Quasimodo, impassible, ne sourcillait pas. Toute résistance lui était rendue impossible par ce qu'on
appelait alors, en style de chancellerie criminelle, la véhémence et la fermeté des attaches, ce qui veut
dire que les lanières et les chaînettes lui entraient probablement dans la chair. C'est au reste une tradition
de geôle et de chiourme qui ne s'est pas perdue, et que les menottes conservent encore précieusement
parmi nous, peuple civilisé, doux, humain (le bagne et la guillotine entre parenthèses).


Il s'était laissé mener et pousser, porter, jucher, lier et relier. On ne pouvait rien deviner sur sa
physionomie qu'un étonnement de sauvage ou d'idiot. On le savait sourd, on l'eût dit aveugle.


On le mit à genoux sur la planche circulaire, il s'y laissa mettre. On le dépouilla de chemise et de
pourpoint jusqu'à la ceinture, il se laissa faire. On l'enchevêtra sous un nouveau système de courroies et
d'ardillons, il se laissa boucler et ficeler. Seulement de temps à autre il soufflait bruyamment, comme un
Victor Hugo - Notre-Dame de Paris


veau dont la tête pend et ballotte au rebord de la charrette du boucher.


- Le butor, dit Jehan Frollo du Moulin à son ami Robin Poussepain (car les deux écoliers avaient suivi le
patient comme de raison), il ne comprend pas plus qu'un hanneton enfermé dans une boîte!


Ce fut un fou rire dans la foule quand on vit à nu la bosse de Quasimodo, sa poitrine de chameau, ses
épaules calleuses et velues. Pendant toute cette gaieté, un homme à la livrée de la ville, de courte taille et
de robuste mine, monta sur la plate-forme et vint se placer près du patient. Son nom circula bien vite
dans l'assistance. C'était maître Pierrat Torterue, tourmenteur-juré du Châtelet.


Il commença par déposer sur un angle du pilori un sablier noir dont la capsule supérieure était pleine de
sable rouge qu'elle laissait fuir dans le récipient inférieur, puisa il ôta son surtout mi-parti, et l'on vit
pendre à sa main droite un fouet mince et effilé de longues lanières blanches, luisantes, noueuses,
tressées, armées d'ongles de métal. De la main gauche il repliait négligemment sa chemise autour de son
bras droit jusqu'à l'aisselle.


Cependant Jehan Frollo criait en élevant sa tête blonde et frisée au-dessus de la foule (il était monté pour
cela sur les épaules de Robin Poussepain): - Venez voir, messieurs, mesdames! voici qu'on va flageller
péremptoirement maître Quasimodo, le sonneur de mon frère monsieur l'archidiacre de Josas, un drôle
d'architecture orientale, qui a le dos en dôme et les jambes en colonnes torses!


Et la foule de rire, surtout les enfants et les jeunes filles.


Enfin le tourmenteur frappa du pied. La roue se mit à tourner. Quasimodo chancela sous ses liens. La
stupeur qui se peignit brusquement sur son visage difforme fit redoubler à l'entour les éclats de rire.


Tout à coup, au moment où la roue dans sa révolution présenta à maître Pierrat le dos montueux de
Quasimodo, maître Pierrat leva le bras, les fines lanières sifflèrent aigrement dans l'air comme une
poignée de couleuvres, et retombèrent avec furie sur les épaules du misérable.


Quasimodo sauta sur lui-même, comme réveillé en sursaut. Il commençait à comprendre. Il se tordit dans
ses liens; une violente contraction de surprise et de douleur décomposa les muscles de sa face ; mais il ne
jeta pas un soupir. Seulement il tourna la tête en arrière, à droite, puis à gauche, en la balançant comme
fait un taureau piqué au flanc par un taon.


L'homme qui rit:


Hugo situe son intrigue dans l’Angleterre du XVIIème siècle. Gwynplaine, fils de Lord, a été enlevé et défiguré par des bandits alors qu’il était tout enfant. Ils lui ont taillé au couteau un sourire permanent. Recueilli par un comédien généreux et savant, il attire les foules à ses spectacles de saltimbanque.
C’est en riant que Gwynplaine faisait rire. Et pourtant il ne riait pas. Sa face riait, sa pensée non. L’espèce de visage inouï que le hasard ou une industrie bizarrement spéciale lui avait façonné, riait tout seul. Gwynplaine ne s’en mêlait pas. Le dehors ne dépendait pas du dedans. Ce rire qu’il n’avait point mis sur son front, sur ses joues, sur ses sourcils, sur sa bouche, il ne pouvait l’en ôter. On lui avait à jamais appliqué le rire sur le visage. C’était un rire automatique, et d’autant plus irrésistible qu’il était pétrifié. Personne ne se dérobait à ce rictus. Deux convulsions de la bouche sont communicatives, le rire et le bâillement. Par la vertu de la mystérieuse opération probablement subie par Gwynplaine enfant, toutes les parties de son visage contribuaient à ce rictus, toute sa physionomie y aboutissait, comme une roue se concentre sur le moyeu (1) ; toutes ses émotions, quelles qu’elles fussent, augmentaient cette étrange figure de joie, disons mieux, l’aggravaient. Un étonnement qu’il aurait eu, une souffrance qu’il aurait ressentie, une colère qui lui serait survenue, une pitié qu’il aurait éprouvée, n’eussent fait qu’accroître cette hilarité des muscles ; s’il eût pleuré, il eût ri ; et, quoi que fît Gwynplaine, quoi qu’il voulût, quoi qu’il pensât, dès qu’il levait la tête, la foule, si la foule était là, avait devant les yeux cette apparition, l’éclat de rire foudroyant.
Qu’on se figure une tête de Méduse (2)gaie.
Tout ce qu’on avait dans l’esprit était mis en déroute par cet inattendu, et il fallait rire.
L’art antique appliquait jadis au fronton des théâtres de la Grèce une face d’airain joyeuse. Cette face s’appelait la Comédie. Ce bronze semblait rire et faisait rire, et était pensif. Toute la parodie, qui aboutit à la démence, toute l’ironie, qui aboutit à la sagesse, se condensaient et s’amalgamaient sur cette figure ; la somme des soucis, des désillusions, des dégoûts et des chagrins se faisait sur ce front impassible, et donnait ce total lugubre, la gaîté ; un coin de la bouche était relevé, du côté du genre humain, par la moquerie, et l’autre coin, du côté des dieux, par le blasphème ; les hommes venaient confronter à ce modèle du sarcasme idéal l’exemplaire d’ironie que chacun a en soi ; et la foule, sans cesse renouvelée autour de ce rire fixe, se pâmait d’aise devant l’immobilité sépulcrale du ricanement. Ce sombre masque mort de la comédie antique ajusté à un homme vivant, on pourrait presque dire que c’était là Gwynplaine. Cette tête infernale de l’hilarité implacable, il l’avait sur le cou. Quel fardeau pour les épaules d’un homme, le rire éternel !
Rire éternel. Entendons-nous, et expliquons-nous. A en croire les manichéens(3), l’absolu plie par moments, et Dieu lui-même a des intermittences(4). Entendons-nous aussi sur la volonté. Qu’elle puisse jamais être tout à fait impuissante, nous ne l’admettons pas. Toute existence ressemble à une lettre, que modifie le post-scriptum. Pour Gwynplaine, le post-scriptum était ceci: à force de volonté, en y concentrant toute son attention, et à la condition qu’aucune émotion ne vînt le distraire et détendre la fixité de son effort, il pouvait parvenir à suspendre l’éternel rictus(5)de sa face et à y jeter une sorte de voile tragique, et alors on ne riait plus devant lui, on frissonnait.
Cet effort, Gwynplaine, disons-le, ne le faisait presque jamais, car c’était une fatigue douloureuse et une tension insupportable. Il suffisait d’ailleurs de la moindre distraction et de la moindre émotion pour que, chassé un moment, ce rire, irrésistible comme un reflux, reparût sur sa face, et il était d’autant plus intense que l’émotion, quelle qu’elle fût, était plus forte.
A cette restriction près, le rire de Gwynplaine était éternel.
On voyait Gwynplaine, on riait. Quand on avait ri, on détournait la tête. Les femmes surtout avaient horreur. Cet homme était effroyable. La convulsion bouffonne était comme un tribut(6) payé; on la subissait joyeusement, mais presque mécaniquement. Après quoi, une fois le rire refroidi, Gwynplaine, pour une femme, était insupportable à voir et impossible à regarder.
Il était du reste grand, bien fait, agile, nullement difforme, si ce n’est de visage. Ceci était une indication de plus parmi les présomptions(7)qui laissaient entrevoir dans Gwynplaine plutôt une création de l’art qu’une œuvre de la nature. Gwynplaine, beau de corps, avait probablement été beau de figure. En naissant, il avait dû être un enfant comme un autre. On avait conservé le corps intact et seulement retouché la face. Gwynplaine avait été fait exprès.
C’était là du moins la vraisemblance.
On lui avait laissé les dents. Les dents sont nécessaires au rire. La tête de mort les garde.




Si vous souhaitez répondre ou initier une discussion pour poser une question, vous devez être inscrit sur intellego et vous identifier sur le forum
Cliquez ici pour vous inscrire sur intellego.

Les forums d'aide aux devoirs


BAC 2013

BAC S

BAC ES

BAC L

BAC STG

BAC STI2D

BAC STD2A

BAC ST2S

BAC STL

BAC Hôtellerie


BAC de français

BAC mathématiques

BAC physique chimie

BAC SVT

BAC Histoire - Géographie

BAC Philosophie

BAC anglais

BAC SES


Réussir son TPE

Annales corrigées BAC

Calendrier du bac

Méthodologie bac

QUIZ de révision bac

Aide gratuite en ligne

Oral de rattrapage


Corrigés gratuits bac 2010

Corrigés gratuits bac 2011

Corrigés gratuits bac 2012


Sujets probables bac 2013


Résultats BAC 2012

BREVET 2013

BREVET de Maths

BREVET de Français

Dictée du BREVET

BREVET d'Histoire Géographie

QUIZ de révision du BREVET

Calendrier BREVET 2012

Calcul des points du BREVET 2012


Résultat GRATUIT du BREVET 2012


Sujets corrigés BREVET 2012

Sujets corrigés BREVET 2011

Sujets corrigés BREVET 2010

Sujets corrigés BREVET 2009

DOSSIERS de la REDACTION

Orientation
Vie scolaire
Culture
Santé
Soutien scolaire

TESTS D’ORIENTATION

Etes-vous fait pour la FAC ?
Atout métier
Atout orientation collège et lycée