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Question de synthèse Mme de la Pommeraye
Envoyé par: tenshiegao (Adresse IP conservée)
Date: sam. 13 novembre 2010 15:20:01

Bonjour à tous !


Voilà pour vendredi je dois faire une question de synthèse sur l'histoire de Mme de la Pommeraye (extraite de Jacques le Fataliste) , voici la question à laquelle je dois répondre par 3 arguments : En quoi l'épisode de Mme de la Pommeraye illustre-t-il la fable de la Gaine et du Coutelet? (Quels élèments ces deux récits ont en commun?)


Moi je n'ai trouvé que deux arguments qui sont peut être faux mais je les donnes quand même =
¤ le sujet est l'adultère
¤ le mari a le même comportement que le Coutelet


Merci d'avance !


Re: Question de synthèse Mme de la Pommeraye
Envoyé par: PMV (Adresse IP conservée)
Date: sam. 13 novembre 2010 16:49:14

Bonjour,


Un peu léger, comme arguments ! Le sujet est-il vraiment l'adultère ? Pour le Coutelet, c'est effectivement dit, mais pour le marquis, à aucun moment l'adultère n'est évoqué (encore que Mme Musquin n'aurait pas manqué de s'écrier : "Bonhomme en retard, liaison dans le tiroir !"). Le sujet n'est-il pas plutôt l'inconstance, les changements de sentiments, l'amour usé par le temps, les habitudes, la routine ? Cela me rappelle la morale d'une fable de Jean Anouilh : "Les plus longues amours des hommes ne durent qu'une vie de chien".


"Le mari a le même comportement que le Coutelet" : je crois que tu es passé à côté de la chose la plus importante. Ce que la fable condamne (et ce que Diderot condamne dans l'histoire de Mme de la Pommeraye), ce n'est pas l'inconstance ou l'indifférence du mari, ce n'est pas l'infidélité ou le détachement. C'est d'avoir promis un amour éternel, et de n'avoir pas tenu sa promesse. Tiens, pour illustrer ceci, un passage d'un livre d'un humoriste anglais qui s'appelait Jerome K. Jerome :


"On raconte qu’un Écossais, amoureux d’une jeune fille, désirait l’épouser. Mais il était prudent comme tous ceux de sa race. Il avait remarqué que dans son entourage trop d’unions des plus prometteuses avaient souvent eu pour conséquence désespoir et désillusions, et ceci uniquement parce que les fiancés s’étaient imaginé chacun épouser un être parfait. Il se jura que dans son cas il n’en serait pas de même. Et voilà pourquoi sa demande prit la forme suivante :


– Je ne suis qu’un pauvre gars, Jennie ; je n’ai ni fortune ni terre à t’offrir.
– Oui, mais il y a toi, Davie !
– Eh ! je désirerais qu’il y eût autre chose, petite. Je ne suis qu’un propre-à-rien et un mal fichu, Jennie.
– Que nenni ! il y en a bien qui ne te valent pas, Davie.
– Je n’en connais pas, petite, et je me dis même que je ne tiendrais pas à en connaître.
– Mieux vaut un homme modeste mais franc et sûr, Davie, qu’un autre qui tourne autour des filles et vous amène des ennuis dans le ménage.
– Ne t’y fie pas trop, Jennie ; ce n’est pas toujours le meilleur coq qui a le plus de succès au poulailler. Je n’ai jamais cessé d’être un coureur de cotillons. Crois-moi, je suis un mauvais parti.
– Ah ! mais tu as bon coeur, Davie, et tu m’aimes bien. J’en suis sûre.
– Je t’aime assez, Jennie ; mais cela durera-t-il ? Je suis bon garçon, tant qu’on fait mes volontés. Au fond, j’ai un caractère infernal, ma mère peut en témoigner ; et je suis comme mon pauvre père, je ne deviendrai pas meilleur en vieillissant.
– Ouais ! tu es sévère sur ton compte, Davie. Tu es un garçon honnête. Je te connais mieux que tu ne te connais et tu feras pour moi un bon mari.
– Peut-être, Jennie ! Pourtant j’en doute. C’est une triste chose pour la femme et les enfants, quand le père ne peut résister à la boisson. Lorsque l’odeur du whisky me monte au nez, ma gorge est un abîme ; il en descend, il en descend, et je n’arrive pas à me remplir.
– Tu seras un bon époux quand tu seras sobre, Davie.
– Crois-le si tu veux.
– Et tu me soutiendras, Davie, et travailleras pour moi ?
– Je ne vois pas pourquoi je ne te soutiendrais pas, Jennie ; mais ne viens pas me rebattre les oreilles avec le mot travail, je ne peux pas l’entendre.
– N’importe comment, Davie, tu feras de ton mieux et personne ne peut faire davantage, comme dit M. le curé.
– De mon mieux ! ce ne sera pas encore fameux, Jennie, et je crains que ce soit si peu de chose, qu’il ne vaille pas la peine d’en parler. Tu aurais du mal à trouver homme plus faible, pécheur plus endurci.
– Bien des gars feraient les plus belles promesses à une pauvre fille pour lui briser le coeur ensuite. Toi, tu me parles franchement, Davie, et je compte t’épouser, on verra bien ce qui adviendra.


L’histoire se termine là et nous ne savons pas quel fut le résultat de cette union. Quoi qu’il en soit, Jennie avait perdu le droit de se plaindre et Davie aura eu la satisfaction de se dire qu’il ne méritait pas de reproche."


Mais le marquis n'a pas eu cette attitude. Au contraire, il a prêté "les serments les plus solennels", et il ne les a pas tenus. Comme la Gaine et le Coutelet qui se sont promis amour éternel, fidélité, et qui n'ont pas pu respecter leur parole.


La troisième idée est peut-être plus pessimiste : c'est l'idée que les amours ne peuvent pas résister au temps, et que les hommes et les femmes (ou certains hommes et certaines femmes) ne sont pas faits pour la fidélité éternelle : "Coutelet, ne voyais−tu pas que Dieu te fit pour aller à plusieurs Gaines; et toi, Gaine, pour recevoir plus d'un Coutelet ?". C'est aussi ce qu'en déduisent Mme de la Pommeraye et le marquis lorsque, après s'être avoué qu'ils ne s'aimaient plus, "ils se mirent à moraliser sur l'inconstance du coeur humain, sur la frivolité des serments, sur les liens du mariage..." (mais attention, dans le texte, on comprend que Mme de la Pommeraye aime toujours le marquis, et qu'elle lui a avoué qu'elle ne l'aimait plus pour voir ses réactions. Elle a prêché le faux pour savoir le vrai.)


Et la sagesse de la conclusion qui s'impose à tous, à Mme de la Pommeraye, au marquis, à la Gaine et au Coutelet : Dès lors qu'on ne s'aime plus, il vaut mieux se séparer, plutôt que de continuer à vivre ensemble et d'être malheureux.


Et le marquis n'est pas Don Juan ("La belle chose de vouloir se piquer d'un faux honneur d'être fidèle, de s'ensevelir pour toujours dans une passion, et d'être mort dès sa jeunesse, à toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux: non, non, la constance n'est bonne que pour des ridicules, toutes les belles ont droit de nous charmer, et l'avantage d'être rencontrée la première, ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu'elles ont toutes sur nos cœurs.") C'est simplement un homme dont l'amour s'est émoussé, s'est lassé, et qui s'ennuie dans la vie quotidienne, alors qu'il rêvait certainement d'un immense amour qui durerait toujours.


Cordialement,
PMV



Modifié 2 fois. Dernière modification le 13/11/10 17:43 par PMV.


Re: Question de synthèse Mme de la Pommeraye
Envoyé par: tenshiegao (Adresse IP conservée)
Date: mer. 17 novembre 2010 17:19:49

Merci pour cette explication !


Cependant ma prof de français dit tout là fait le contraire de ce que vous dites :
pour elle il y a adultère du mari dans Madame de la Pommeraye ... Quoi faire ?


Re: Question de synthèse Mme de la Pommeraye
Envoyé par: PMV (Adresse IP conservée)
Date: mer. 17 novembre 2010 18:25:39

Personne n'a raison, dans cette histoire. Ni ta professeur, ni moi. Le seul qui ait raison, c'est Diderot. La littérature, ce n'est pas comme les maths, il n'y a pas de réponse juste ou fausse. Toutes les réponses sont bonnes du moment qu'on peut les argumenter. Si ta professeur assure qu'il y a adultère du mari, il faut lui demander sur quoi elle s'appuie pour l'assurer...


Pour ma part, je continue à dire qu'entre le moment où Mme de la Pommeraye apparaît dans le livre et le moment où le marquis et elle décident de se séparer, ("Vous recouvrerez toute votre liberté, vous me rendrez la mienne; nous voyagerons dans le monde; je serai le confident de vos conquêtes; je ne vous cèlerai rien des miennes, si j'en fais quelques-unes, ce dont je doute fort, car vous m'avez rendu difficile.) rien ne prouve que le marquis ait commis d'adultère. Je lis seulement qu'il se détache de Mme de la Pommeraye, qu'il ne trouve plus de plaisir à être en sa compagnie, qu'il s'absente plus souvent. Est-ce que cela signifie l'adultère ? C'est tout à fait possible, mais Diderot ne le confirme pas.


Je reprends le texte : "Au bout de quelques années, le marquis commença à trouver la vie de Mme de La Pommeraye trop unie. Il lui proposa de se répandre dans la société: elle y consentit; à recevoir quelques femmes et quelques hommes: et elle y consentit; à avoir un dîner-souper et elle y consentit. Peu à peu il passa un jour, deux jours sans la voir; peu à peu il manqua au dîner-souper qu'il avait arrangé; peu à peu il abrégea ses visites; il eut des affaires qui l'appelaient: lorsqu'il arrivait, il disait un mot, s'étalait dans un fauteuil, prenait une brochure, la jetait, parlait à son chien ou s'endormait. Le soir, sa santé, qui devenait misérable, voulait qu'il se retirât de bonne heure: c'était l'avis de Tronchin. "C'est un grand homme que Tronchin! Ma foi! je ne doute pas qu'il ne tire d'affaire notre amie dont les autres désespéraient." Et tout en parlant ainsi, il prenait sa canne et son chapeau et s'en allait, oubliant quelquefois de l'embrasser. Mme de La Pommeraye pressentit qu'elle n'était plus aimée;"


Ne plus aimer une femme signifie-t-il forcément en aimer une autre ? Est-il dit que la marquis a une maîtresse ? Je ne le lis nulle part. C'est peut-être évident pour ta professeur, ça ne l'est pas pour moi.


Après, lorsque le marquis s'est séparé de Mme de la Pommeraye, cette dernière lui tend un piège pour se venger, mais il ne s'agit plus d'adultère puisque les deux sont libres et se considèrent comme dégagés de tous leurs liens.


Il reste un dernier juge, c'est toi. Tu as le même texte que moi et que ta professeur, tu as les mêmes mots que moi et que ta professeur, c'est à toi à te forger ton opinion, en t'appuyant sur ce que tu lis et ce que tu comprends. Et à aller dans le sens de ta professeur, ou à la contredire si tu n'es pas d'accord, mais toujours en partant du texte, qui, comme tous les textes littéraires, peut susciter de nombreuses analyses toutes différentes les unes des autres.


Cordialement,
PMV



Modifié 1 fois. Dernière modification le 17/11/10 18:26 par PMV.


Re: Question de synthèse Mme de la Pommeraye
Envoyé par: tenshiegao (Adresse IP conservée)
Date: jeu. 18 novembre 2010 10:09:42

D'accord je comprends ce que vous voulez dire.
Merci beaucoup de votre aide ! Maintenant place à la rédaction !


Encore merci =)




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